‹ Une deuxième année de prédicationChapitre 64 sur 172 · VINGT CINQUIÈME PRONE · texte numérisé non relu

VINGT CINQUIÈME PRONE

La résurrection de J. C, au point de vue doctrinal.

Te f lia die resurrexil a mortitis.

Le Iroisiôiiui jour, II est ressuscité d^eiitre les morts.

Necesse luit Josuni r,lirisluiii rcsiir-

gere, ut Dci jiistiti;i ostcnderetur ... ut

lides nostra (■oiifiriiiarefur... ut spes

iiostra aliMf'tur at(jue sustentaretur.

Catecli. Rom. caji. (>.

Nous l'avons démontrô dans la prcjcédente Instruction, avec surabondance de témoignages: Notre Seigneur est ressuscité... Il avait soufleit, passus; il avait été crucifié, cruci/ixtts ; il était mort et avait été enseveli, mortuHs et sepultns; il était descendu aux Enfers, c'est-à-dire da/is les Limbes, descemUt ad Inféras... Mais le troisième jour, son âme se réunissant à son corps, il sort glorieux et immortel du tombeau : Tevtia die resHrrcxit n. nwriiiis... Pourquoi'.' Est-ce qu'il n'avait pas donné assez de preuves de la divinité de sa mission'.' Était-il donc si nécessaire qu'il ressuscitât? Oui, répond le Catéciiisme Pvomaiu, après le Docteur angéliqui;, saint Thomas (1); et cela pour trois raisons capitales :

Afin que la justice de Dieu se manifestât d'une manière plus sensible : Ut jusfUia Del ostoiderelur ; c'est la première.

Afin que noti-efoi fût irrévocablement alTermie : i't /ides nostra eoiifirmareti(r ; c'est la seconde.

Afin que notre espérance elle-même trouvât daus ce fait pro-

(1) S. Thom. 111 p. (1. un, ait. 1. HW

• ligieux un aliment et un appui : Ut spcs nof^tra oJeretur ntqnc sastcntarctur ; c'est la troisième.

Reprenons toutes ces choses dans l'ordre même oii nous venons de les ('Mioncer ; et que Dieu nous aide de sa grâce ! . . .

Kt d'abord, il ('tait nécessaire que Notre Seigneur ressuscitât, pour rendre plus manifeste la justice de Dieu: Ut justitia Dci ostoido'diir.

Si vous voulez bien faire quelque elTort de mémoire et vous ivssouvenir de ce que nous avons dit maintes fois déjà: Que Jésus Christ était aussi véritablement Dieu que véritablement homme ; que, vrai Dieu et vrai homme, il n'y avait cependant en lui qu'une personne unique, la personne elle-même du Fils <le Dieu, et non une autre : vous tirerez facilement cette conséquence: que Jésus Christ, même comme homme, n'était mortel qu'autant qu'il le voulait, et pour le temps où il le voudrait, parce que son corps, vrai corps humain, son âme, vraie âme humaine, conjoints entr'eux, mais encore plus unis à la personnalité divine qui leur servait de suppôt, puisaient la vie à la source même de la vie. Et pourtant, puisque Jésus Christ est mort, mais entendons-le, mort, parce qu'il a voulu mourir: Oblatus /'.si quia ipse volttit (1) ; mort, non par nécessité, mais par charité: Dilexit me et tradidlt se ipsum pro me (2) ; mort par obéissance aux ordres d'En-Haut: Factiis obediens itsque ad mortem. (3): n'était-ce pas pour lui un droit acquis et imprescriptible , de l'éprendre cette vie qu'il n'avait quittée que dans un but déterminé, ce Ijut étant atteint? Allons plus loin ; n'était-il pas de toute justice: que cette résurrection fût, non une résurrection telle quelle ; mais une résurrection, la plus glorieuse possible, pour effacer toutes les hontes d'une mort encore plus ignominieuse que cruelle ; mais une résurrection, lapins parfaite possible, qui exclût désormais toute langueur, toute défaillance, toute mort à venir ? Comprenons bien ces choses. . . Avant la résurrection de Jésus Christ, plusieurs morts avaient été rappe-

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