‹ Une deuxième année de prédicationChapitre 66 sur 172 · XXV. — EST RESSUCITÉ D'ENTRR LES MOUTS · texte numérisé non relu

XXV. — EST RESSUCITÉ D'ENTRR LES MOUTS

même chose; exprimée dans les mêmes termes : Qu'il soit connu de vous tous et de tout le peuple d'Israël : que c'est au nom lie Notre Seigneur Jésus Christ, hï Nazan'-en, crucifié par vous l't ressuscité par Dieu, que cet homme a été guéri et se tient 'iehout :Tn nominc- Do mi ni Nostri Ja^ii. (Uiristi, Nazaroii, qiwtti. l'ds cnici/i.ristis, qiœm Dcus sifscitavit a inortuis, in hoc it^li' ashd coram vohi'i sanits (1 i.

N'insistons pas davantage: c'est la Ilésurrection de Jésus Christ, et toujours la Résurrection de Jésus Christ, que saint Pierre, en vingt circonstances (UlTérentes; que saint Paul plus tard, dnns son discours devant l'Aréopage d'Athènes (2), dans sa lettri' aux Romains (3), dans sa première aux Corinthiens (4), dans sa seconde à Tiinothée(5i ; et avec saint Pierre et saint Paul tous les autres Apôtres, dont le témoignage collectif figure au quatrième ciiapitre des Actes (G): C'est la Résurrection de Jésus Christ, disons-nous, et toujours la Résurrection de Jésus Christ, qu'ils donnent, ces premiers Prédicateurs de la loi chrétienne, et font valoir comme la pieuve la plus convaincante, la plus irrésistible de la divinité de Jésus Christ. A leurs yeux, la Résurrrection de Jésus Ciu'ist est la base, le point central, le sommet de rÉdifiee, et l'invincii)Ie lien qui en rattache entr'elles toutes les parties.

Et qui ne sent combien ils voient juste ? Est-il rien de plus frappant, je ne dis pas pour l'imagination, elle n'a rien à faire ici, mais pour la froide raison elle-même ?

Pendant trois ans consécutifs, età vingt fois de reprise, Jésus (Christ se donne comme étant le Fils tie Dieu, le consul)stantit>l de Dieu, l'égal de Dieu et Dieu lui-même (7i. En preuve, il fait des miracles par centaines, la plupart de premier ordre (8i. 11 va plus loin ; il prédit sa mort et son genre de mort, sa sépulture, et après trois jours de tombeau, sa résurrection (9). Ce n'est pas encore assez ; cette résurrection qu'il annonce, elle se fera non par une force étrangère à sa personne, mais

(1) Itiid. c. IV, V. 10. («) Ar.T. c. iv.

("2) 11)1(1. c. XVII. (7) 7/1 Kviinij. pa.ssim.

(:!) Il.id. c. viii, v.:M. (S) 11)1(1.

(i) 1 C.OK. c. XV, V. :!. ('J) M.\TTH. c. XX, V. l'J.

(."i) il Cou. r. Il, V. S.

parune vertu qui lui est propre, il l'opérera lui-même, ce qui est le prodige des prodiges (1). Enfin, et comme s'il comptait pour rien ses autres miracles, il veut que celui de sa résurrection soit le seul vi'-aiment décisif, le seul qui soit une preuve authentique de sa divinité : Cette nation perverse, dit-il, me demande des miracles pour s'assurer de ce que je suis ; elle n'aura [)oint d'autre miracle que (^elui dont le prophète Jonas l'ut la figure : donc, comme le prophète Jonas est resté trois jours dans le ventre de la baleine, et en est sorti : ainsi le Fils de l'homme restera enfermé trois jours dans les entrailles de la terre, et le troisième, il ressusciterais). Et, de la manière même dont elle a été prédite, la chose se fait; Jésus Christ ressuscite. Il était mort, il avait été descendu de la croix, enseveli, mis au sépulcre ... et le troisième jour, il ressuscite. Donc, il est Je Fils de Dieu, et Dieu lui-même. Donc, tout ce qu'il a dit et fait est vrai: vrai l'Évangile qu'il a prêché; vrais les mystères qu'il a révélés ; vraie la morale qu'il a promulguée ; vraie l'Église qu'il a fondée ; vrais les sacrements <£U'il a institués. Tout se tient, tout se lie et s'enchaine, tout est vrai. Et c'est ainsi que la seule résurrection de Jésus Chri.st est démonstrative de la Religion tout entière ; et quand le Catéchisme Romain avertit le Pasteur de s'employer du mieux possible à la bien démontrer : In qua expîicanda tnuUum lùborare débet ParocJius . . . le Catéchisme Romain sait ce qu'il dit; il sait et ne veut pas nous laisser ignorer : que la Résurrection de Jésus Christ est comme le tout du Christianisme.

Alais ce n'est pas la foi toute seule qui est irrévocablement aflérmie par la résurrection de Jésus Christ ; l'espérance ellemi'me y trouve un aliment et un appui. C'est la troisième raison pour laquelle il fallait que le Cfii'ist ressuscitât : Ut spes nostni tileeetitr atqiie sHstetitaretur.

L'objet de l'espérance, c'est la vie éternelle bienheureuse. ]\Iais pour qui, cette vie éternelle bienheureuse? Pour l'âme seulement"? Non, certes; pour tout l'homme; pour son corps tA pour son àinc Ils ont été conjoints dans le travail, il faut

(1) JoAxx. c. X, V. 18.

ri) Matth. c. .mi. — l.rc. c. XI.

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