‹ Une deuxième année de prédicationChapitre 73 sur 172 · XXVII. — KST Aï^SIS A LA DHOITK f)l-: DIKT' ETC · texte numérisé non relu

XXVII. — KST Aï^SIS A LA DHOITK f)l-: DIKT' ETC

son empire, lui aurait crié : Passez vers nous, passez vers iious(l).-. Et nous ne faisons pas attention qu'en raisonnant ainsi, nous obéissons à un sentiment trop naturel, trop liumaln, ot au point do vue de la foi, le seul ici qui doive nous occuper réellement, de moins de mérite. Sans aucun doute, parmi les contemporains de Jésus, beaucoup crurent aux vérités qu'il leur proposait, tous pouvaient, tous même devaient y croire : mais pour eux, que la foi était facile ! Comme nous venons de le dire à l'instant, ils le voyaient ; ils voyaient sa personne, .sa vie, ses miracles, autant de motifs de crédibilité .s'imposanl, pour ainsi dire, à l'esprit par les yeux. Mieux vaut, pour plus t;rand mérite de la foi, croire sans voir, que voir et croire. Mieux vaut croire à l'Évangile, que voir Celui qui le prêchait par les villes et les bourgades. IMieux vaut croire aux enseignements de l'Église, que voir Celui de qui elle les tient. Rappelez-vous, par un facile effort de mémoire, celle d'entre les appai'itions on Jésus Christ s'adressa à saint Thomas lui-même personnellement. Les exigences de l'Apôtre, incrédule jusque-là, vous sontconnues, vous savez à quel prix il mettait sa foi : Il veut voir pour croire; ce n'est pas encore assez, il veut palper, il veut mettre ses doigts dans les trous des pieds et des mains du Crucifié, il veut plonger sa main dans la plaie large et profonde que la lance du soldat a creusée. Autrement il ne croira pas. Jésus se prête donc à ses désirs; mais il fallait une leçon, l'Apôtre en avait besoin, nous en avons besoin nous-mêmes : Thomas, lui dit Jésus, tu as cru parce que tu as vu. . . comme s'il lui eût dit : vraiment ta foi est peu généreuse, et je ne puis guère t'en féliciter ; bienheureux ceux qui n'ont point vu, et qui ont cru, tout de même que s'ils avaient vu : Quia vùlisli itic, Tho)iu(, crcditlixti : bcdti ([ni non rldci'iint et crcdidcrmU {2).

Mais ce n'est pas seulement la foi qui tire avantage de Fabsence de Jésus Christ ; elle aussi, la seconde vertu théologale a sa part, et comme le ditBossuet, en .s'adi'essant à Notre Seigneur lui-même : Le jour uù vous nous quittez pour monter

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