‹ Une deuxième année de prédicationChapitre 74 sur 172 · ACT. C. XVI. V · texte numérisé non relu

ACT. C. XVI. V

("1) JOANN. C. XX, V. i'i. — ynia ilii liiU^s inajiis lialicl, iiiciittiiii, iihi Imiuaiia ratio non pivTbct ex|)criineiUiiiii. S. Crk^. (f//. Coniel. a Lap. in ii. 1.

'•IM LE SY.MIÎOLK DKS APOTRES

au ciel, vous ne frustrez notre vue que i^our accroitre notre fispérance (1).

Pour le démontrer, rappelons-nous d'abord, afin qu'il serve de base à notre enseignement, le lait de l'Ascension, tel qu'il i.'St rapporté par les bistoriens sacrés : Et Bomiims quidcm .Icsus, postqiiam locutHs est cin, assumptus est hi cœlion et sedct (t (le.rtris Del (2). Hàtons-nous de traduire : Or, l'œuvre pour la- (|uelle il était venu en ce inonde étant achev(''e, après avoir une dernière fois parlé à ses disciples, Jésus s'éleva dans le ciel, et il y est assis à la droite de Dieu. Ainsi s'exprime saint .Marc. L'évangéliste saint Luc ajoute une paiticularité trop significative pour être omise : Et henedixit eis, cl dion lienedireret, fcrehatur in cœlitm i3) : Et il les bénissait, et il montait au ciel en les l)énissant.

Jésus allant au ciel, et, à l'beure du départ, bénissant le monde en la personne de ses di.sciples : qu'est-ce à dire ? Jésus |)renant possession du ciel, non certes, comme Dieu — nous l'avons dit la dernière fois : en tant qu'il est Dieu, Jésus Cbrist n'a jamais quitté le ciel, parce que, en tant qu'il est Dieu, il est partout, et ne saurait passer d'un lieu dans, un autre — mais comme bomme (4) ; et en cette qualité y entrant, moins comme dans un bien qui lui est propre, qu'en vertu de ses mérites, autrement dit, par droit de conquête : qui nous expliquera ce mystère '? Qui nous ibra surtout les droits résiil-

(1) Sennoii sur le iinisl. de l'Asceii.

ri) Marc. c. xm, v. 19.

(;J) Luc. c. XXIV, V. T)! .

(4-) .Vscendil ad Patreni per i(l quod hoino eial, nianserat lu Patrc pci' id i|uod Deus erat. S. Aur.usï. — Moins concis que S. Augustin, S. riRÉGoiRK, pape, est tout aussi admirable sur ce point, dans l'interprétation qu'il fait île la parabole des Talents : L'homme voyageur qui y ligure, c'est J. C. montant au ciel ; et parce que, en sa personne, la chair qu'il a prise de nous, s'est é- Icvée i)ar son moyen, de la terre, qui est son lieu propre, jusqu'au ciel, qui est le monde des esprits, c'est à juste titre, ajoute-t-il, que cet homme est dit : partant i)our un pays étranger : peretjre proftciscens. (liions tout w texte : Quis itaque iste homo est, qui peregre prolisciscitur, nisi Redenq)toinost(!r, (|ui in ea carne quam assumpserat, abiit in cœlum ? Garnis enim locus proprius terra est ; qua^ quasi ad pcregrina ducitur, dum pcr Redemptoreni uostrum in cœlo coUocatur. }>.R. Com. l'uni. L. 8.

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