XXXII. — LA SAINTK ÉGLISE CATHOLIQLI
(fues s'appliquent et appartiennent, à l'exclusion de toutes les autres, je vous le prédis, nous aurons encore bien plus ampli; matière à actions de erâces . . ,
riiEXTE TJIOJSIÈME PJlUXE
L'Église romaine.
Credu. . . simctaiK Ecdc.sunn ((ilholirnin.
.le ci'ois. . . la saillie Église catholique.
l'naiii ii;!lur Erclesiain sanclam, ralliolicam, «L aposlolicain esse, iiccessario creilendiim est.
Calech. Rom. ca)!. i(i.
Vous ne l'avez pas oulûlié : la dernière Instruction nous a fourni le signalement de la véritable Eglise de Jésus Christ.
Ea véritable Église de Jé.sus Christ doit être une.
Ea véritaiile Église de .lésus Christ doit être sainte.
Ea véritable Église de Jésus Christ doit être catholique.
Ea véritable Église de Jésus Christ doit être apostolique.
Que conclure? Simplement ceci:!" que, de même qu'une pièce de monnaie doit avoir le poids, la sonorité, l'efligie, sinon elle est réputée fausse et n'est bonne qu'à faire des dupes; de même toute Église, soi-disant Église de Jésus Christ, (pii ne répond pas à tout le signalement, doit être écartée, counnc contrefaçon et ceuvrc de faussaire; 2" que l'Église qui restei'a, après cette élimination faite, et répondra à tout le signalement, devra être rcH-onnue comme étant la seule vraie Église de Jésus Christ.
Faisons cette seconde moitié de l'enquête, connue nous avons fait la première, avec l'aide d(î Dieu. — Et remarquiv. l)ien, je vous prie, l'importance de ces sujets. (Juoiqu'ils \ous paraissent un peu ariiii's, ils .sont cependant d'un intérêt réel. Enfants. comme nous le sommes de la sainte Eglise Romaine, ce n'est pas assez, que nous soyons dans la vérité, il faut encore (juc
nous sachions que nous y sommes, comment nous y sommes, pourquoi nous y sommes. Cette remarque faite, je commence mon Instruction . . .
11 est plus clair que le jour, qu'il ne saurait être question ici de ces centaines de sectes, qui déshonorèrent le Christianisme pendant les trois ou quatre premiers siècles de son existence : elles sont défuntes depuis longtemps, sinon comme erreurs, du moins en tant qu'Églises : mort, l'Arianisme. . . mort, le Nestorianisme . . . mort, l'Eutychianisme . . . mort, le Pélagianisme... mortes, toutes ces sociétés soi-disant chrétiennes, desquelles d'ailleurs, aucune, de son vivant, ne fut ni une, ni sainte, ni catliolique, ni apostolique.
Il ne s'agit donc, et il ne peut s'agir en effet, que des Églises, actuellement existantes, qui se partagent le monde, à la vérité, en parts fort inégales, c'est-à-dire, de l'Église grecque, de l'Église protestante, de l'Église romaine. De ces trois Églises, laquelle est la véritable Église de Jésus Christ ?
Serait-ce l'Église grecque ? On appelle ainsi, non pas certes l'Église orientale qui brilla d'un si vif éclat, aux origines du Christianisme, et qu'on ne i^eut nommer, sans se rappeler aussitôt les Athanase, les Basile, les Grégoire de N?zianze, les deux Cyrilles, les Jean Chrysostome, et une foule d autres . . . mais cette même Église dégénérée, qui au huitième siècle incline déjà au schisme, le consomme vers la fin du onzième, et depuis cette époque y persévère avec une opiniâtreté qu'aucun effort n'a pu vaincre. Qu'elle produise ses titres.
Est-elle une, cette Église coupée en autant de tronçons qu'elle compte de patriarcats, depuis que le lien commun qui les rattachait au centre de l'unité, a été brisé !
Est-elle sainte, cette Église que l'on a comparée, tantôt à un cadavre gelé dont le froid a conservé les formes (1), et tantôt à une branche séparée du tronc, par cela même incapable de porter aucun fruit!
Est-elle catholique, c'est-à-dire universelle, cette Église immobilisée et comme cantonnée dans les régions qu'elle occupe.
(1) De Maistre. Le pape. Liv. i, chaii. "1.
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siins faire jamais le moindre effort dv prosélytisme pour en sortir et s'étendre au dehors !
Est-elle apostolique, cette Église qui n'a plus rien qui la fasse remonter jusqu'à la source d'où tout découle, ni dans la succession de ses pasteurs, ni dans la transmission des pouvoirs de juridiction? Cette Église réduite au dernier des servilismes, recevant l'investiture des fonctions qu'elle exerce, l'histoire est là pour le dire, en Grèce, du roi des Hellènes, à Mos- <'.ou du czar de Russie, à Gonstantinople, ce qui est plus humiliant encore, de l'empereur lui-même des Turcs (Ir.'
N'insistons pas davantage. L'Église grecque ne répond à aucun des traits du signalement ; elle n'est ni une, ni sainte, ni • •atholique, ni apostolique. L'Église grecque n'est pas la véritable Eglise de Jésus Christ.
Serait-ce l'Église protestante 7 Nous avilis la même marche à suivre, le même nombre de questions à faire.
Est-elle une? Mais quoi! N'est-il pas logiquement prouvé qu'elle ne peut l'être, en vertu même de son principe, c'est-àvlire, de l'interprétation individuelle des saintes Écritures — ce qui équivaut au rejet de toute autorité —et historiquement démontré qu'en effet elle ne l'est pas, mais que les sectes qui ])ullulent dans son sein, sont à ce jwint discordantes, qu'un ministre protestant disait naguère : qu'il se faisait fort d'é- <'rire sur l'ongle de son pouce, tout ce qui fait encore l'objet «l'une croyance commune parmi ses frères en ivligion !
Est-elle sainte? Mais oublie-t-on que dans le protestantisme les sacrements sont réduits de plus des deux tiers ; que le .■^aint sacrifice de la messe y a été aboli ; que l'Eucharistie n'y est restée qu'à l'état de simulacre; que l'invocation des Saints et de Marie, Heine des Saints, y est réputée idolàtrique; que les bonnes (iHivres y sont jugées inutiles au salut ; <]ue dans sa symbolique, la foi justifiant par elle-même et par elle seule, on peut pcclier autant qu'on veut, si on croit encore plus fortement qu'on ne pèche tout à son aise : l'ccca fortitc)\ ri crt-dr /orltifs (2).
(I) Di; Maistkk.Lp /)(7/;(', liv. i. iiassiiu. — Cosciii.KU. Illdionii. île TItr., 7. Art. Éy;lisc Ni-o-Crccquc, p. -2W.
{'!} Pai'file satiuiiqiie de Luther. — Kst-co cettr lilirr c;iiri(M-c oiiverlc ;'i la
l'I.AT. — I.K ^VMI;. IlKS AI'. — \\) .
Est-elle catholique, c'est-à-dire universelle ? Non, certes, ni en droit, ni en fait. L'universalité dérive de l'unité, là où l'unité n'est pas, l'universalité fait forcément défaut. On peut dire des protestants ce que de son temps saint Augustin disait de certains hérétiques ou schismatiques: qu'ayant pris en main le couteau de division pour se séparer de la vraie Église de Jésus Cln'ist, le couteau de division est resté parmi eux, et quf: par l'usage qu'ils ont continué d'en faire, ils se sont découpés eux-mêmes en un nomhre presque infini de morceaux : Qui se ah iiiiitate prsecidcrtail, iti quoi frunta divisi siait il).
Est-elle apostolique ? Encore moins peut-être qu'elle n'est une, qu'elle n'est sainte, qu'elle n'est universelle. Qui ne sait que le protestantisme ne date que du seizième siècle, qu'il a eu pour auteurs : Luther en Allemagne, Calvin en France, Henri YIII en Aiigleterre. . . A qui succédaient-ils ? à personne. De qui tenaient-ils leur mission '.' de personne. Par quel lien se rattachaient-ils aux Apôtres, et par les Apôtres, à Jésus Cln'ist? par aucun. Vous n'êtes que d'hier, leur aurait dit Tertullien, comme il le disait aux hérétiques de son temps : Hesteriii eslis (2).
La conclusion est mûre; elle ne difîëre en rien de la précédente : Gomme l'Église grecque, l'Église protestante ne répond à aucun trait du signalement; elle n'est ni une, ni sainte, ni catholique, ni apostolique. L'Église protestante n'est pas la véritable Egli.se de Jésus Christ.
Et maintenant que toutes les éliminations sont faites: qu'ellt; apparaisse, la sainte Église Romaine, notre mère ; qu'elle vienne, ses lettres de créance à la main :
Elle est une... à quelque siècle qu'ils appartiennent, quelque i-égion qu'ils haijitent, les catholiques l'omains professent la
licence, qui a lait dire ce mot eiuoie jiliis vrai qu'il n'est spirituel : que la religion protestante est très conimode pour vivre, niais bien peu sûre jiour mourir.
(1) D'après BosscET : Instruction pastorale sur les promesses de l'Eijlise.
(2) Advers. Praxe. — Le père de St François de Sales, M. de Boisy, disait avec le grand bon sens qui le distinguait : qu'il tenait la religion protestante pour fausse, par ce fait seul, que, sortie naguère du cerveau de quelques hommes sans mœurs, elle était plus jeune que lui de douze ans. Hamon. t.I, p. 3.
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même foi, rendent ù Dieu le même culte, participent iiux mêmes sacrements, obéissent au même chef. C'est, au sens des Écritures, cette maison bien ordonnée (1), ce troupeau unique sous une houlette unique (2), ce corps mystique du Sauveur dont toutes les parties reliées entr'elles forment un tout plein de force et de beauté (3).
Elle est sainte . . . dans ses dogmes, dans sa morale, dans ses rites cérémoniels, et, ne craignons pas de le dire, dans un grand nombre de ses membres. Qui le prouve? l'intervention de Dieu lui-même. Depuis le jour où, Jésus Christ étant retourné au ciel, les Apôtres, partis sur son ordre prêchèrent la divine doctrine, le Seiifnenr collaborant avec eux et confirmant leur parole parles prodiges qu'ils faisaient (4) , jusqu'à l'iieure présente : il ne s'est pas écoulé un siècle, ni un quart de siècle, ni une fraction de temps moindre encore, sans que Dieu se soit déclaré par le miracle, en faveur de l'Église Romaine, des vérités qu'elle prêche, des sacrements qu'elle confère, du sacrifice qu'elle offre, et de ceux de ses enfants qui, fidèles à ses enseignements, observateurs de ses préceptes et de ses conseils, tendent de toutes leurs forces et sans relâche, à la perfection surnaturelle de leur être. Qui ne sait qu'aucun personnage, si éminente que paraisse sa vertu, n'est inscrit au catalogue des Saints, sans qu'au préalable, ne soit instruit un procès de constatation de sainteté, le plus sévère, le plus rigoureux, qui souvent ne durera pas moins d'un siècle; c'est-à-dire, sans qu'il conste de la sainteté de ce personnage par des miracles avérés, tellement prouvés par des témoignages publics et par l'enchaînement des faits, que, s'il était permis de les nier, il n'y aurait plus ni livres, ni histoires, ni écrivains, dont l'autorité eût désormais le moindre poids.
Elle est catholique, c'est-à-dire universelle . . . Elle l'était dès le premier siècle ; c'est de l'Égli-se Romaine que saint Paul écrivait : que sa foi était connue du monde entier (5). Elle l'était aux siècles suivants ; d'après le témoignage de saint iVugustin :
(1) l TiMOTii. c. m, V. 15. (1) Mar<,. o. xvi, v. '20.
Ci) JoANN. C. X. (5) Rom. c. i, v. 8.
(;t) Eph. c. IV, V. 16.
'2H2 I>: SYMMOLK DES Al'OTRES
Jcs Hérétiques eux-mêmes la qualifiaient ainsi, sachant bien que, s'ils l'eussent appelée d'un autre nom, ils n'auraient été compris de personne (1). Elle ne cessa de l'être, ni au onzième siècle par la défection des Grecs, ni au seizième par la révolte protestante, les pt^rtes qu'elle subit alors n'ayant pas tardé «^ être compensées par de nouvelles conquêtes. Aujourd'liui enfin, elle l'est plus que jamais ; le jour où il plut au i^rand Pape J*ie IX de rassembler un Concile général, il appela pour y assister : cinquante cinq cardinaux, onze patriarches, dix primats, cent soixante six archevêques, sept cent quarante neuf ('-vêques, six abbés exempts, vingt trois abbés généraux, un adniinistratviiv apostolique, vingt neuf généraux d'ordres, en tout, mille cinquante membres, pris dans les cinq parties du monde. (Tétait la preuve la plus autiientique de la catholicité de l'Église Romaine.
Et son Apostolicité ne brilh? pas d'un moindre éclat que les trois autres marques. Tout ce qu'elle enseigne sur les vérités qu'il faut croire, sur les vertus qu'il faut pratiquer, .sur les sacrements qu'il faut recevoir, elle le tient des Apôtres, qui le tenaient de Jésus Christ. Aucune intermittence ne s'est produite. Tout le dépôt de la foi a passé de main en main sans subir d'altération. Non moins continue est la succession de .SCS Pontifes. Le jour où l'hérétique s'avise de remonter le cours des âges, force lui est de s'arrêter à Luther, s'il est luthérien, à Calvin, s'il est calviniste, à Henri Vlll, s'il est anglican; au delà tous les fils sont coupés. Bien meilleure mille fois la condition du catholique romain qui, par une chaîne ascendante non inten-ompue, va du i)osse.sseur actuel du Siège Apostolique, en passant par tous .ses prédécesseurs, jusqu'au Bienheureux Pierre qui l'occupa le premier ! Si, au cinquième siècle, sous le Pape .\nastase qui n'était que le cincjuantième pape, saint Augustin l)()i!vait dire : Parmi les motifs qui me retiennent dans l'Égli.se romaine, un des plus puissants, c'est la succession de ses Pontifes ^!2i. . . . que n'eùt-il pas dit, au dix neuvième, alors que,
(1) De vera reUijione. cap. 7.
(2) In Ecclesia catholica me tenet, ab ipsa scdc Pétri aposfoli, usque ad pre- ■iitpin cpiscopatiiTii, successio saccrdotiini. Cont. Epiai. Futuldiiirnli, c. 4.
XNXm. LA SAINII') Kcir.lSK CATI K tijuri-; 203
depuis saint JMerre jusqii'i'i T.f'îori XI[I actuel Ifnieiit régnant, il y a eu deux cent soixante papes !
L'eiujuète est terminée. Dès à i)i'ésent, le résultat est connu De toutes les sociétés chrétiennes prétendant à l'iionncur d'èlr»! i'Kglise chi Jésus Christ, l'Église romaine est la seule qui réponde au signalement. Seule, elle est Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Seule, elle est la véritable Église de Jésus Christ, bénissons Dieu de nous l'avoir donnée pour Mère. Nous aurions pu naître, comme tant d'autres, au sein de l'infidélité, du sclii.snie ou de l'hérésie. C'est le mot de saint Augustin : qu'une dus plus grandes joies qu'il soit donné à l'àme de goûter, c'est tie se savoir en pleine possession de la vérité : Gaudium de verilate.
Mais restons attachés à cette mère par le fond de nos entrailles ; montrons à son égard dans nos paroles et dans nos actes une soumission, un respect, un amour, vraiment filiaux.
O sainte Église romaine, mère des Églises, et mère de tous les fidèles. Église choisie de Dieu pour unir ses enfants dans la même foi et dans la même charité, si je t'oublie, puissé-je in'oublier moi-même ! que ma langue se .sèche et demeure immobile dans ma bouche, si tu n'es pas toujours dans mon souvenir, si je ne te mets pas au commencement de tous mes cantiques de réjouissance: Adhœreal Iukjku mca faucihus meis, >^i non memincro tin, si non proposuero Jryiisalcm i)i prlncipio lœtitlie mcfe {l}..
(l)PsAr,. 130. — HossiiKT. Sur l'unité de l'Église.
TRENTE QUATRIÈME PRONE L'infaillibilité doctrinale de l'Église.
Credo . . . siturfaiu Ecdesiam catlwlicam.
Je crois ... la sainte Église catholique.
Hacc iina Ecclosia crrare non potest in ficloi ac moriim iliscijjlina trarlenda, cum a Spiritii Sanclo giiherncUir.
Catech. Hoin. cai). 10.
Nous l'avons vu dans les deux précédentes Instructions: La véritable Église dclésus Clirist doit être une, sainte, catholique, apostolique. Or, l'Église romaine seule répond à tout ce signalement : Elle est une, sainte, catholique, apostolique. Donc l'Église romaine seule, à. l'exclusion de toute autre société chrétienne, est la véritable Église de Jésus Christ.
Ce n'est pas tout cependant. La vérité engendre la vérité. Si, comme nous en avons maintenant l'inébranlable conviction, l'Église romaine est la véritable Eglise de Jésus Christ, assistée et régie qu'elle est par l'Esprit Saint: qui doute qu'elle soit infaillible, c'est-à-dire établie dans l'heurL'Use impossibilité de se tromper ou de nous tromper chaque fois qu'elle enseigne en matière de foi et de mœurs ? Vne Eglise qui est la vraie aujourd'hui, le serait-elle encore demain, si elle pouvait être sujette à erreur? ... Mais ce point de doctrine est trop considérable pour ne llgurer ici qu'en qualité desimpie corollaire, il a droit à une plus large place dans notre Enseignement. C'est pourquoi, si clair qu'il nous apparaisse déjà, nous voulons consacrer l'Instruction de cii jour à le mettre en plus grande lumière encore. Dieu nous aitle di; sa grâce ! ...
296 LK SYMHOLI-: DKS APOTRES
Personne ne l'ignore: Il n'y a (|ue Dieu seul qui, par rinfinie perfection de sa nature, soit infaillible; et si, en dehors de lui, il se trouve quelqu'un, être individuel ou collectif, qui le soit, ce ne peut être qu'en vertu du don qui lui en aura éW' fait. Toute la question est donc de savoir si l'Église a reçu ce (Ion.
L'Evangile va la résoudre. Ouvrons-le donc, et parcourons-le d'un esprit attentif; qu'y lisons-nous?
Au ciiapitre seizième de saint Matthieu: que, selon la parole de Notre Seigneur, l'Église est bâtie sur un roc inébranlable, et que jamais les portes de l'enfer, c'est-à-dire les forces dont U> démon dispose, ne ^prévaudront contre elle (1).
Au ciiapitre vingt huitième du même Évangéliste : que Jésus Christ donne ordre à ses Apôtres, et à leurs légitimes successeurs, d'aller dans le monde entier, d'enseigner toutes les nations, de leur apprendre à observer toutes les choses qu'il a prescrites; et qu'en même temps qu'il leur confie cette mi.ssion, il les assure qu'il sera avec eux tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles (2j.
Au chapitre quatorzième de saint Jean: qu'en retour de la fidélité de ses Apôtres à garder ses commandements, Jésus Christ priera son Père, et que sur sa prière, qui ne peut manquer d'être efficace, il leur sera envoyé un autre Paraclet, ou consolateur, c'est-à-dire, comme il l'explique lui-même, l'Esprit de vérité, lequel demeurera avec eux et en eux, leur enseignera tout ce qu'ils doivent savoir, et les fera se ressouvenir de chacune des choses qu'il leur aura dites (3).
Au chapitre seizième du môme P^vangéliste : qu'à la vérité, Jésus Christ n'ignore pas la faiblesse de ses Apôtres et leur impuissance à porter le fardeau des hauts enseignements dont il les fait dépositaires ; mais que, quand l'Esprit de vérité sera venu — il vint en effet le jour de la Pentecôte, et nous savons avec quelle magnificence — cet Esprit de vérité leur enseignera
(1) Matth. c. XVI, V. 18.
(2) Ihid. c.xxvii[,v. 20.
ÇS) JOANN, C. XIV, V. 26.