‹ Une deuxième année de prédicationChapitre 96 sur 172 · XXXVI. r,A sAiNi'i'; iifiusi'. caiifoijoiI'; .)I · texte numérisé non relu

XXXVI. r,A sAiNi'i'; iifiusi'. caiifoijoiI'; .)I

cciitro commun . . . () adinirahlt; vinitô do l'Kglisc : De môme que l'on voit sortir du soleil une foule de rayons, mais qu'il n'y a qu'un foyer de lumière ; que d'un arbi-e partent des rameaux nombreux, mais qu'il n'y a qu'un seul tronc; ainsi en est-il dans ['KLi,llse : Il n'y a qu'un Dieu, un Clu'ist, une foi, plusieurs chefs sous un chef unique, un peuple com])tant l)eaufuup de sujets, mais formant un même corps par le lion indissoluljJo de l'unité . . . Ainsi s'exprimait saint Cyprion dès le troisième siècle (1); son langage a été celui des âges suivants, il sera le langage do tous les siècles . . .

(I) Traite de l'iinih' dr riùjlisc.

trentf: septième puone

Le Pape.

Credo. . . sanctam eœlesiam. catholicam. Je crofs. . . la sainte Église catholique.

Prteter hos oui nés, catlioli(?a Ecclesia Romaniiin Pontificeni, maximum quem in Ephesina synodo Cyrillus Alexandrinus Episcopiis, loliiis orbis terrarnm Patrem et Patriarcham nppcllaf, sem pervoncrata est, etc.

Catecli. liotn. cap. ^(i.

Après avoir énuméré les degrés hiérarchiques dans l'Église, tant ceux qui proviennent de l'Ordination elle-même, que ceux qui règlent la juridiction, le Catéchisme Piomain continue et dit: Mais au dessus de tous, diacres, prêtres, archevêques, métropolitains, primats et patriarches, TP^glise catholique a toujours placé le Pontife Ilomain, que saint Cyrille d'Alexandrie appelle, dans le Concile d'Éphèse, le Père et le Patriarche de tout l'univers. Il est assis sur le siège de saint Pierre, siège sur lequel il est constant que le prince des Apôtres demeura jusqu'à la fin de sa vie. Et c'est pour cette rai.son que l'Église reconnaît en lui la plus haute dignité, et une juridiction universelle qu'il a reçue non des Conciles, ni d'aucune constitution humaine, mais de Dieu lui-même. Il estle Père et le guide de tous les fidèles, de tous les évéques, de tous les prêtres et pasteurs, quelles que soient leurs dignités et fonctions. Et en cette qualité, comme succes.seur de saint Pierre, comme vicaire légitime et véritable de Jésus Christ , il gouverne l'Église tout entière.

Ainsi s'exprime notre Docteur. De ce moment le devoirs et

318 I.E SYMBOLE DES APOTHES

tracé: parler du Pape . . . l'^.st-il rien di^ i)lus doux ? N'est-ce pas le cas, ou jamais, de redire le mot de saint Augustin : là où l'on aime, on n'éprouve pas de fatigue, ou bien si quelque fatigue se fait sentir, cette fatigue elle-même est aimée : Ubi amatur, non laboratiiv, aut si laboratnr, labor amatnr. Trois Instructions seront consacrées à ce beau sujet. Dans la premièiv nous dirons : ce qu'est le Pape. Dieu nous aide de sa grâce ! . .

Pour qui veut réfléchir, si d'ailleurs les origines de l'Église lui sont sulfisamnicnt connues, il est plus clair que le jour : que parmi les hommes qu'il s'associe en qualité d'Apotres, c'est-àdire comme ses coopérateurs et les continuateurs de son Œuvre, Jésus Christ en distingue un plus particulièrement, et le tire de la masse, pour lui conférer sur tous les autres, et en leurs personnes, sur l'Église entière, non une primauté d'honneur seulement, mais une suprématie réelle, comprenant tous les droits exprimés par ce mot, chaque fois qu'il e.st pris dans son sens absolu. Suivons l'Évangile pas à pas. Le jour même oii cet homme, sur qui reposeront de si sublimes destinées, aborde le Sauveur pour marcher à sa suite désormais, Jésus le pénètre de son regard, et lui dit : Je te connais, tu es Simon, fils de Jean, bientôt tu changeras de nom, on t'appellera Céphas, c'est-à-dire Pierre (I) . . . Quel nom plein de mystère! Mais ce n'est encore qu'un début, et comme la première ébauche d'un ouvrage qui ne s'achèvera que plus tard. De ce chapitre premier de saint Jean qui nous fait connaître déjà le personnage, et par le nom qu'il porte en ce moment, et par celui qu'il portera, quand il en sera temps, passons au cliapitre seizième de saint Matthieu. La scène qu'il décrit est saisissante. Je ne m'étonne point qu'elle ait inspiré les peintres chrétiens. Nous y voyons Jésus faisant une halte sur les confins d'une ville appelée Gésarée de Philippe, tous les Apôtres sont rangés autour de lui; écoutons-le: il les interroge, il leur demande ce que les hommes pensent de sa personne ... et ce qu'ils en pensent eux-mêmes.

Sur la première question, les Apôtres répètent ce qu'ils ont

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