‹ Une deuxième campagne laïque, vers la séparationChapitre 23 sur 71 · JUILLET · texte numérisé non relu

JUILLET

Le président du conseil et le ministre de la guerre avaient été invités, par la municipalité de Caicassonne et par la Fédéralion des comités radicaux et radicaux-socialistes de l'Aude, à assister à une grande manifestation démocratique le 24 juillet 1904. Un banquet de plus de trois mille cinq cents couverts eut lieu au manège de cavalerie. Des discours très applaudis furent successivement prononcés par le préfet de l'Aude et par MM. Dujardin-Beaumetz, député; Albert Sarraut, député; Maurice Sarraut, qui termina en buvant « au chef le plus hardi que le parti républicain ait eu depuis longtemps à sa tête, au citoyen Emile Combes, président du conseil, et à son fils Edgard Combes»; Sauzède, député, maire de Carcassonne; Gauthier sénateur, et Ferroul, ancien député. Enfin une véritable ovation fut faite à M. Combes, lorsqu'il prit à son tour la parole (1).

Messieurs,

C'est pour uu chef de Gouverueineul mie satisfactiou saus mélange, après les luttes parlementaires si rudes, si émou-

1. Journal 0/,'ficiel. Partie non ofïicielle. N" du 29 juillet 1904- — Page 4742.

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^au(es des cleniiers mois, de se lelrouver face à face avec le pays, et celte satisfaclion es! au coiublr. (|uand il se voit ciittiure. comme aujourd'hui, de ses conipagnous d'armes les plus dévoués et les plus lidéles. {ÀpplauflUsemeiits.)

Oui, électeurs de l'Aude et des déparlemeuls voisins, je dois à vos députés républicains ce témoijj;nafie public qu'ils out compté parmi les plus vaillants et les plus tenaces dans la guerre sans merci, comme sans nom. ^erital)le guerre au couteau, renouvelée des Peaux-Rouges d'Amérique, qui s'est terminée par la déroute de rennemi. 11 a fallu au Gouvernement, il a fallu à la majorité républicaine une force de résistance inébranlable, une prévoyance cl un sang-froid de toutes les heures, pour sui)porter sans faiblesse, sinon sans écœuremenl. les assauts quotidiennement réitérés d'une meute hurlante d'adversaires passionnés, à qui tout seml)lait bon pour déshonorer le pouvoir — et surtout pour le conquérir. (Vifs applaudissements.)

Heureusement, messieurs, le pays était là qui nous regardait et nous jugeait. Je suis resté, pour ma |)art, impassible devant h's attaques les plus violentes, les insinuations les plus venimeus(*s, les accusations les plus perfides, parce que je savais que j'avais derrière moi, et avec moi, tout le pays républicain. Je sentais battre en moi ses aspirations et ses émotions. J'avais la conscience très ferme et très nette que, si j'étais (Ml butte à une avalanche de haines, de colères et de calomnies, ce n'était pas tant à ma personne qu'on en voulait, mais au président dn conseil assez osé, assez entreprenant et as.sez énergique pour expurger du sol français et repousser au delà des frontières celle invasion monacale ([ui menaçait

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de subint'-r^icr. smis st\'< ll(i(s j;r;iiidiss;iiils, les idées, les iiKciirs elles instilutions de noire suciélé déniocralique. (Bravoa.)

Oui, messieurs, je nie sentais fort, parce que je m'étais placé en pleiu cœur de la démocratie et que je ne pouvais me méprendre stii' ses véiitai)les sentiments. Les élections nuuiicipales m'en étaient un sûr garant. Je ne m\ trompais pas, et mes advei'saires ne s'y trompaient pas davantage. {Braros.)

Aussi, messieurs, quand un député nationaliste d(> Paris, pendant les vacances parlementaires d'avril et de mai. lit cojuiaitre sou intention de m'interpeller, dès la reprist; de la session, sui- la politique générale du Gouvernement, il n'y eut qu'un cri dans la presse de l'opposition contre i"opi)orluidté de cet acte. C'était, disait-on. un coup de fortune pour le président du conseil, qui allait retrouver dans cette rencontre iidempesli\e ses quatre-vingts voix de majorité. Peu s'en fallut qu'on ne me tînt pour moralement oi)ligéde t(MUoigner à mon interpellateur une vive reconnaissance. Qui sait même si les malins ne Je soupçonnaient pas vaguement d'uiie entente pn'alable a\ec le (iouvernement:' (HilarUf.)

Je ne suppose pas (|iie je députt;' ail pu ivdouler de paraître donner un fondemenl à ce soupçon. Toujoui-s esl-il, cependant, qu'il se hâta, la session reprise, de retirer son interpellation. Je lai regretté, je ne m'en cache pas, dans lintéièt de la \erité politi(|ue. Car personne, si Ton excepte les gens de parti pris, ne jx'mI sclouuer qu'au lendemain (l'une consnllalion généi'ale du suffrage universel, les hommes politiques recliercbeul avec une curiosil»! légitime la siguilication précise du verdict qui a été rendu. Le suffrage nuiversel eianl noire mailre incontesté, il esl logii|iie que

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tous ceux (|ui recoimaisseiil .sa souveraineté, et le Gouveruemeut tout le premier, s'inspirent de ses décisions et se guident d'après ses volonh's.

Peut-être, messieurs, (juelques-uns peaseront que les élections numicipales .se prêtent moins que les autres à la manifestation des sentiments communs et des vues générales du pays, parce ({ue les questions de personnes y jouent un uraud rôle et relèguent la politique à l'arrière-plan. Il en était ainsi autrefois. Mais les choses ont bien changé, depuis que la loi constitutionnelle a fait des conseillers de la commune autant d'électeurs sénatoriaux. Depuis cette date, la politique a pénétré de plus en plus les élections municipales. Aujourd'hui elle les domine. Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Toute discussion à cet égard serait oiseuse. C'est un fait ; il n'y a qu'à le reconnaître et à l'accepter. [Approbation.)

C'est même une particularité à remarquer que les divers partis qui se disputent les suffrages de ce pays ont voulu, par une sorte d'accord prémédité, donner à la dernière consultation un caractère de décision politique. Tous se sont entendus pour déclarer d'avance que les élections nmnicipales auraient la valeur et la portée d'un acte politique et qu'à ce titre elles seraient acceptées comme justifiant ou condamnant lapolitique générale du Gouvernement. J'ai même le droit d'avancer que les partis d'opposition se sont montrés les plus résolus à aiguillerdans celte direction les élections municipales. (C'est vrai ! )

11 est vrai, messieurs, que, par une subtilité de raisonnement dont nous ne sommes pas dupes, l'opposition s'est ménagé la ressource d'une échappatoire, en mêlant à ses excitations liabituelles contre le Gouvernement quelques

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l'cflexious accossoires, quehincs conseils inUirossf's sur l.i convenance de choisir, avant loiil, pour représentauls di^ la commune, les hommes les mieux placés, les plus considérés par leur situation sociale. De pareilles réserves peuvent bien l(Miiiiir matière à polémi(|u<'. Elles ii'altèrent |)as le caractère dominant de l'élection. En lin di' compte, l'opposition entendait bien que le Choix de l'électeur fût circonscrit aux candidats antiministériels. Sa maxime do piédilection litait qu'il fallait absolunnujl votei' contre le Gouvernement, {(l'est vrai!)

C'était même i)onr donner an pays a\ant les élections un mot d'ordre général que le disputé nationaliste de Paris aiujonçait, par la voie de la presse, son intention bien arrèt(;e de m'iuterpellcr. Dans ses prévisions, les élections devaient être antigouvernementales. Car je n'imagine pas qu'il voulût, de propos délibéré, quoi qu'en aient dit les journaux progressistes, préparer au cabinet un succès parlementaire.

Aujouririini l'opposition ergote, parce (jue S(!s recommandations n'ont pas (Ué écoutées. Que nous importent ses subtilités et sa mauvaise humeur? Le pays a prononcé. Sa sentencfs se traduit dans le langage le plus expressif et le plus clair, dans le langage de l'arithmétique. Pour le compiendre, il ne faut ancnn effort d'esprit. Il suflit de (îonnailnsla valeur des chiffres.

C-onunent se r(!i)artissent au i»oint de vue polili(pie les (élections municipales? Voici quelle était à ce point de vue la composition des conseils municipaux avant les élections :

Nombre de conseils à majorité ministérielle . . 16.078

Nombre de conseils ;i majorité antimiuistérielle. 18.441

Xombre de conseils douteux t . Tl'i

Ensemble :w.24.'J

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Après les élections, ces chiffres ont été niodiliés fie la façon suivante :

Nombre de conseils ;i in;ij(iritt' ministérielle . . 18.101 Nombre de conseils à majorité antiministérielle. 13. 833 Nombre d(^ con.seils douteux 2.283

Ensemi)le 36.239

Des ;iiiiic\i()iis de (•(Hiiiiiiiul's aiib'iiciufs ;i la dernière (■'lection ont n'diiit df (|iit'l(|iies luiib's le rliillrc d'ensemble.

C'est dune un cliiniv lotal de l.'.ws cmiscils nuniicipaux qui ont été gagnés à la politiiiuc uVwnMi'vh'Ur. iApplaudisseiiients.)

Quelque coMsideraliie (jne puisse paraître l"i'cart eiilreles chiffres comparés, ou a|)précierait mal la portée réelle du scrutin, si l'on ne lenail compte de la silnalion présente des partis. Les victoiies antérieures de la Republique sur la réaction onl el(' parf(»is plus brillantes, parce qu'elles étaient plus faciles. Mainlenanl la République tulle à la fois pour conquérir des postes plus solidement forlides el pour conservei' les postes di'jà conquis, et. de plus, elle lutte en même temps contre ses adversainïs des anciens temps et contre (hss adversaires nouveaux, ([ui, tout en protestant de leur attachement à la foi'nie et mémo aux institutions républicaines, se joignent à ses constants ennemis pour entraver .sa marche en avant. {Hrarosi proloiu/rxj

Dans de pareilles condilions, le gain de 1.1188 conseils municipaux doil passer pour une victoire des plus éclalanles.

L'op|)osilion a triomphe bruyamment du résultat des f'Ieclions dans quebpies grandes villes. Klle nous a montré

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Bniileaiix. I.illc. I,c ll;i\iv. perdus lumr la iJolili(iiic fZnincriiomeiilîilc. .!<■ iiH' pcniicls de (It-iiiaïKltM- ;t (iiicllc i)()lili(iue ou doit les adjuiid-, C.r iiVsl assiiicim'iil pas a une i)olili(|U(' exclusiveuieni i'('pnlili(aiu(',puis([ue les sullVages des réactionnaires oui fil leur pari, une part considéra l)le dans l'élection. C'est donc à une polili(|ue de concessions déplorables, d'engagements iua\ouables el inavoués, de compromissions humiliantes. {Applfiuflmements.)

Le déshonneur iiVsl jias iiccessairciiicnl dans la défaite. Il est dans la \icl(iire, quand elle a (Mé ac(piise i)ar des moyens ill(''gitiiii('s. .Mieux vaut alors être a\ec les vaincus qu'avecles xicloricnv. La conscience du génie Ininiaiii venge les premiers el ['('prouve les seconds. {Nokvi'uk.i- n/iplaudissements.)

Mais, tiiessieiirs. si la coalition des partis hostiles au (iouvernemenl nous a dépossédés de quelques grandes umni(i|talités, elle a éh! manifestement battue dans l'ensemble du pays. Il n'est guère de département où la balance entre les gains et les pertes ne tourne à notre a\antage. Même dans les plus arriérés, dans les plus rebelles à la propagande républicaine, nous avons noté un réveil évident de l'opinion, (jui est plein de promesses pour l'avenir. De ce nombre sont le Finistère, rille-et-Yilaine, la Loire-lnféiieure, le Maine-et-Loire, la Vendée. Même dans ces départements nos progrès ne sont pas douteux.

Un fait caractéristiqne, ipTil importe de niellre en l'elief. c'est, que dans l'immense majorité des communes où les lois votées par le l'ailemenl el les décisions prises jiar le président (lu conseil mil alleinl des coiigregalioiis on des elablisseiiieiils

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congiégaiiisles, les élections ne se sont guère ressenties de la disparition des frères et des sœurs. Les organes de l'opposition nous avaient menacés d'un soulèvement de la conscience publique. Les députés du centre et de la droite s'étaient autorisés des sentiments présumés des populations pour blâmer et combattre les mesures adoptées. La majorité républicaine ne s'est laissée arrêter ni par les menaces des Journaux ni par les affirmations aventureuses de l'opposition. Et l'événement a confirmé ses prévisions, en infligeant à ses adversaires un éclatant désaveu. On a bien essayé de faire illusion à l'opinion publique, en organisant des manifestations sympathiques au départ de la congrégation. Mais à peine le bruit des adieux avail-il cessé que le souvenir s'en perdait dans une indifférence générale. J'ai fait relever très exactement les changements municipaux survenus dans les communes dont il s'agit. Ce recensement a donné les résultats que voici :

Nombre de comnumes touchées par la loi sur la suppression de l'enseignenienl congréganiste : 9.107.

Nombre de conseils municipaux de ces communes gagnés à la politique ministérielle : 608.

Nombre de conseils perdus pour cette politique : 216.

Ainsi, alors que nous gagnons 608 conseils, nous n'en perdons que 216. {Bravos.)

Tel a été le maigre bénérice dont se targue l'opposition.

Mais, messieurs, ce bénéficia aurait-il été trois fois, quatre fois, dix fois plus considérable, que l'opposition n'aurait pas encore sujet de s'en glorifier, puisqu'il serait encore singulièrement dispropoilionne à l'effort gigantesque qu'elle a dû accomplir.

280 liA.N'oLKT DKMOCUATluli:

Persoiiiif lit' se dissiimilc la grandeur murale comme aussi les diflicultés sans uomhre de la réforme i)o]iti(iue el sociale (|ue nous sommes en Irain d'elTecliier. 11 est \isihle pour loul le monde ((iie celle reforme loiiclie aH\ iiilérèls les plus élevés, aux condilions les plus vilales. KUe ai;ile la socielf' dans ses profondeurs par rt'branlemenl incsilable quelle imprime à ses habitudes et à ses sentiments. Elle est diript'e coidre une i)uissaiice formidable, celte puissance téni'brense de la congrégation qui a fait trembler les gouvernements monarchiques et (fui, à la faveur de la crainte irraisonnée (iu"elle a su inspirer aux gouvernements lépublLcains, esl parvenue à asservir les intelligences el les c(enrs. Ce ne sont pas seulement des ministères, d'ailleurs épliiMuères de leur nature, (pii ont échoué dans leurs elTorls pour l'enfermer dans certaines limites. Les lois elles-mêmes ont recule devant elle, i A I) 1)1(1 ud'Dsscmenh. ]

(ïii s'e\pli(pie donc aisément (pie celle piiiss.iiice se soit dressée contre nous dans tout l'appareil de sa force, (piand elle s'est .sentie menac('e dans ses conquêtes illégales et .ses pi'iviléges usur|)es. Vous avez j)u mesurei' l'étendue de son action à la ténacité de la résistance (luelle a opposiie à la volonté souveraine du Parlement. Pour nous tenir en échec, elle a fait appel aux concours de toute nature dont elle dispose dans mm société façonnée de longue date à sa domination. Klle a nus en ligne contre nous tous les inleièls sociaux connexes a\ec les siens. {Nouveau.f iij)pliiu(lisHeincnts.)

Ce sont ces concours et ces intérêt."? i)arlout i'é|)aii(lus iiui ont livré à la Répul)I(iue une bataille acharnée. Ouand même nous aurions iieidu du lerrain dans celle lutte colos.sale, nous

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ne (Icviioiis en être ni surpris, ni découragés. Un ne translornie pas en deux ans un esprit puljjic empoisonné pendant un siècle. C'est déjà un résultat splendide que d'avoir préparé à la France ré'puljlicaine, par une législation réformatrice, un avenir affranchi des servitudes du passé. Et c'est un spectacle des plus réconfortants que celui d"une majorité répul)licaine bravant les forces coalisées de la réaction, dédaignant ses menaces et puisant dans la seule conscience de ses devoirs la ferme volonté d'inunoler tous les intérêts privés et, au J)esoin, son propre intérêt à l'intérêt sui)érieur de la Répuhli(iue. {Salves d'appIdKflissements.)

Mais, messieurs, loin de perdre du terrai u. nous en avons gagné. Nous avons planté le drapeau répTiblicain dans des communes (pii avaient été jusqu'ici des citadelles de la réaction. Avec notn^ drapeau, nous y ferons pénétrer nos id('es. Nous arracherons les intelligences au joug .sf'culaire qui les déprime. L'enseignement, émancipé de la tutelle monacale, et rendu à des mains laïques, émancipera à .son tour les générations. Là. comme dans les comnuuies plus avancées, la démocrati(\ devenue maîtresse de ses destinées, marchera d'nu pas rapide et sûr dans les voies larges du progrés et de la liberté. (Noiiveaii.r applaudissements.)

C'est effectivement en appelant la démocratie à la pratique de la liberté cpie n(jus avons triomphé des partis coalisés en faveur de l'esclavage moral et des ténèbres inlellectuelles. Nous avons \aincu par la seule force de la vérité. C'est .se moquer du bon sens populaire que d'attribuer notre victoire à rintimidation et à la pre.ssion. Parler de candidature oflicicllc a pro|)(ts d'cleclioiis niniiicipales. c'est inonircr une

singulière méconnaissance des conditions paiticnlières ;i ce genre d'élections. Laissons ce genre d'argumentation à la polémique des journaux. Jamais élections municipales ne furent plus libres, plus di'gagées de toute intervention administrative. On a cité quehiues faits. Mais leur rareté et leur in<iignilianci' font ressortir l'insigniliance de la critique. Il s'agit, par exemple, d'un sous-préfet qui a assisté en curieux ;\ une réunion pul)li(iue. El Noilà. messieurs, à ((uoi se réduit 'a pressioii administrative. D'ordinaire, ta candidature officielle s'affirmait, sous les régimes qui la praticiuaient, par des actes moins innocents. {Approbation.)

Messieurs, la vérité, telle qu'elle ressort de l'examen impartial des élections dernières, c'est (|ue l;i France a refusé de se laisser prendre aux avances de l'opposition. Klle voit le ministère à l'oeuvre depuis deux ans. Elle a conscience de la grandeur de .sa tâche, et elle le soutient avec une persévérance qui déjoue toutes les intrigues tramées ouvertement ou dans l'ombre, toutes les coalitions nouées pour le renverser.

On a voulu la passionner pour les congrégations, en identiliant leur cau.se avec celle de la justice et de la liberté. Elle ne s'est passionn(:'e que pour son indi'pendance morale, pour la vraie justice et la vraie liberté, telles (Qu'elles rayonnent avec éclat des principes inunortels delà Révolution. (Braro.s.)

L'e.sprit ultrainoutain s'était ingi-nit-. dans tous le cours du siècle, à enserrer noire mallieureuv pays dans les mailles d'un reseau congrc'ganiste savamment tisse. La France républicaine H nimpu les mailles et rejeté loin d'elle le funeste réseau donl le cléricali.sme s'efl'orçait de la garrotter. {Bravos.)

Toute sa polititiue, depuis deux an,s, a eti' une polili(]ue

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