‹ Une deuxième campagne laïque, vers la séparationChapitre 29 sur 71 · L'AFFAIRE DITE « DES FICHES · texte numérisé non relu

L'AFFAIRE DITE « DES FICHES

Dans la séance du 28 octobre 190'*, un député nationaliste, M. Guyot (de Villeneuve), avait porté à la tribune de la Chambre un dossier contenant des pièces dérobées au secrétariat général de l'organisation maçonnique du Grand-Orient de France.

11 paraissait en résulter que le cabinet du ministre de la guerre avait entretenu une correspondance régulière et suivieavec cette association, en vue d'en obtenir des renseignements sur certains officiers La Chambre avait adopté, sur la proposition de M. Maujnn, un ordre du jour u 1 làmant, s'ils sont reconnus exacts, les procédés inadmissibles signalés à la tribune, et convaincue que M. le ministre de la guerre donnera dans ce cas les sanctions nécessaires».

Les nationalistes n'entendaient pas se contenter de celte solution. Bien plus que la réprobation d'un système évidemment critiquable, ils cherchaient une revanche contre le* parti républicain. Us crurent avoir trouvé dans ces fiches les armes nécessaires pour vaincre.

Dès le 4 novembre 1904, M. Guyot (de Villeneuve), interpellait le Gouvernement «sur les suites que M. le ministre de la guerre a données à l'ordre du jour du '28 octobre ». De leur côté, MM. Berteaux et Jaurès intervenaient au nom des républicains. Après la réponse de M. le général André, M. Ribot porta la question sur le terrain de la politique générale, ce qui amena M. Combes à la tribune (1).

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