LA CIRCULAIRE AUX PRÉFETS
leurs. De tout temps. en effet, ces! aux peisdiinalités politiques — exclusiveiueut républicaines, bien entendu — telles que conseillers généraux, cous(Mllers darroutlissenient, maires, conseillers nmnicipaux, que mes prédécesseurs et moi nous sonunes loujouis adressés de prciférence. soit pour n(»us renseigner personnellement, soit pour vous fournira vous-même ou aux différents ministres les icnseignements qui nous étaient demandes sur les fonctionnaires de tous ordres et les candidats aux fonctions publiques.
« A défaut, et en seconde ligne, comme partout d'ailleurs, il est fait appel à des personnes choisies en raison de leur autorité morale et de leur attacliement notoire à la République et au Gouvernement, je veux dire les administrateurs des hospices, bureaux de bienfaisance et d'assistance, les délégués cantonaux, les délégués pour la révision des listes électorales, qui sont les correspondants indi(iués de l'administration préfectorale et qui, dans le département que j'administre, ont l'habitude de s'intituler eux-mêmes : le délégué de la préfecture. » (Mouvements divers.)
Messieurs, le signataire de ce rapport, qui constate que mes instructions ne font que fortifier et consacrer ce qui s'est fait de tout temps dans le département qu'il administre, c'est le préfet de M. Leygues. {Bruit.)
Messieurs, vous vous lassez peut-être de m'eutendre lire, moi je ne me lasserai pas de parler. (Très bien ! très bien ! à (/oucfie et à l'extrême gauclie.)
Voici un autre rapport de préfet :
« Par votre circulaire en date du 18 courant, vous avez bien voulu m 'adresser des instructions au sujet de la direction
SUR LES RENSEIGNEMENTS POUTlyUES 451
politique que je devais imprimer aux fouctioniiaires ou ageuts du Gouveruement daus uioii départemeut.
« Soyez assuré que je considère comme un des devoirs essentiels de ma charge, devoir auquel je u'al pas failli depuis vingt-cinq ans que j'appartiens à l'administration, de renseigner fidèlement le Gouveruement sur les fonctionnaires de tous ordres et les candidats aux fonctions publiques, non seulement au point de vue de leur houorabilitè et de leur compétence, mais encore au point de vue de la fidélité et du dévouement aux institutions républicaines. J'aurai soin de m'enlourer de toutes les gai-anties désirables pour (pie les renseignements que j'aurai l'iiouneur de fournir soient empreints d'une absolue impartialité et contrôlés avec un soin minutieux.
« Je me permets à ce sujet de vous faire part. . . » M. Gauthier (de Clagny). - Comme par hasard ! {Rires au centre et à droite.)
M. LE PRÉSIDENT DU CONSEIL. — Vous paraissiez tout à l'heure attacher à ce débat la plus grande importance et un caractère des plus .<érieu\ : il n'y paraît guère maintenant ! \Très bien ! très bien! û tjdnche et à Ve.vl renie ganclw . — Parlez ! parlez !)
«... Je me permets, à ce sujet, de vous faire part ilf l'étounemeut que m'ont causé les protestations et les polémiques auxquelles ont donné lieu dans le Parlement et dans la presse [Exclamations et applaudissements ironiques an centre et a droite. — Mouvements divers) vos déclarations relatives aux délégués de l'administration dans les communes. Uu a affecté de voir dans ces délégués des mandataires