‹ Une discrétion; comédie en un acteChapitre 6 sur 8 · MADAME DE FAB\S · texte numérisé non relu

MADAME DE FAB\S

Tant pis pour lui, cela me divertira. Ce sera

l'occupation de tout mon hiver, de voir défiler ici mes connaissances, et d'examiner curieusement leurs min^s devant ce meuble que j'aurai soin de leur montrer, en faisant remarquer qu'il est authentique et de la façon du grand Boule luimême.

M. DE REUILLY

Franchement, je ne vous croyais pas si méchante.

MADAME DE FABAS.

Où donc est la méchanceté? Appelez-vous ainsj une innocente vengeance à tirer des soupirants de ces demoisdles, à qui va le meilleur du cœur et de l'esprit de beaucoup d'hommes de votre connaissance et de la mienne, sans compter ce qu'ils laissent encore à ces broussailles, à notre détriment ?

M. DE nEUU-LY.

Je vois que je n'aurai pas le dernier mot. Cela vous regarde maintenant, mais. . .

MADAME DE FABAS.

Il y a encore quelque chose?

M. DE REUILLV.

Mademoiselle Pliina a mis une condition à la confidence qu'elle m'a faite.

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