‹ Une dispute grammaticale en 1842Chapitre 13 sur 17 · Dans cette édition on a indiqué tous les points de · texte numérisé non relu

Dans cette édition on a indiqué tous les points de

trouvé au mot éclairer à Monsieur, page 398, une note b conçue en ces termes : “ Cette locution a vieilli; on dit maintenant: éclairez Monsieur, éclairer une personne qui descend un escalier, etc., (Acad. 1835). ” Il n’existe point d’édition de l’Académie de 1832; il est donc inutile de citer cette prétendue édition. Au reste, si l’auteur soutient encore que cette locution, éclairer à quelqu’un, n’a pas vieilli, libre à lui de discuter ce point de grammaire avec l’Académie.

8. L’auteur avance que cette phrase, Pierre, Jean, Paul, etc., enseignent que. . . peut se lire correctement comme suit : Pierre, Jean, Paul, et autres, enseignent que. . . C’est là une vérité que personne ne lui conteste. Mais de bonne foi, pouvait-il, dans son Manuel, conclure de là, contre le sentiment de l’Académie, que, “ quand il est question de choses, on dit, et cœtera, et que quand il s’agit de personnes, il faut dire, et autres, ou et d’autres, ou et les autres ”?

9. L’auteur du Manuel, pour prouver, contre le sentiment de l’Académie (édit, de 1835), que le participe exclus, excluse , n’a pas vieilli, s’appuie sur l’autorité de l’Académie (édit, de

et grammaire d’orthographe sur lesquels l’Académie, dans sou édition de 1835, se prononce dans un sens différent de celui de Duvivier. (N. de Vaut, des Bem.)

1832), de Trévoux, de Rolland, de Noël et Chapsal, de Wailly, de Restant, de Duvivier, de Lévizac, etc.

Je suis porté à croire que l’auteur avouera facilement i°. qu’il n’a jamais existé d’édition de l’Académie de 1832, et que cette prétendue édition n’est que la réimpression de l’édition de 1798; 2°. que Trévoux et Restaut sont trop anciens pour constater de nos jours si le participe exclus, excluse, a vieilli ou non; 3®. que Rolland, Noël et Chapsal, Wailly, Duvivier et Lévizac ont été publiés avant 1835; 40. que lorsque l'on réimprimera ces ouvrages, on ne manquera pas sans doute de les mettre en -rapport avec la nouvelle édition de l’Académie, comme on l’a fait dans une nouvelle édition de la Grammaire de Noël et Chapsal (Bruxelles 1841), dans la neuvième édition de Boiste par C. Nodier et L. Barré, Paris 1839 ; dans une nouvelle édition de Duvivier (Bruxelles 1839), dans laquelle on a ajouté plus de 300 notes pour lui procurer ce haut degré de perfection. Si l’auteur du Manuel avait eu cette édition sous la main, il y aurait trouvé, page 196, une note relative au verbe exclure, qui lui aurait appris que l’Académie, édit, de 1835, dit que exclus, excluse, a vieilli.

10. Dans ma remarque sur l’article P du Manuel je n’ai fait qu’exposer l’opinion de l’Académie sur la prononciation de / final dans certains mots mentionnés dans le Manuel.

L’auteur s’apercevant que cette opinion diffère assez notablement de la sienne, invoque, pour défendre son article, l’autorité de Duvivier, de Noël et Chapsal, de l’Académie, (édit., sans doute, de 1832), de Lévizac, de Gattel et de Wailly. Il me suffira, pour faire tomber cette objection, de référer aux observations que je viens de faire en répondant à l’objection précédente.

J’ai cru devoir ajouter à la fin de ma remarque la note suivante, pour me conformer à la pratique des grammairiens qui écrivent sur la langue française; “Il est juste cependant de faire observer ici, que plusieurs grammairiens célèbres prétendent que / final ne doit point se faire sentir au pluriel dans neuf (fait depuis peu), dans cerf, serf, et nerf. ”

L’auteur, après avoir lu ma remarque, ne pouvait certainement pas ignorer que je suis loin d’approuver l’opinion de ces grammairiens, puisque je m’appuie sur l’autorité de l'Académie pour réfuter cette assertion du Manuel: “ dans le mot neuf Vf se fait sentir au singulier, et elle est muette au pluriel; un habit neuffe, des habits neu. ” Comment donc a-t-il pu ajouter à la fin de son objection le paragraphe suivant : “ Reste 1’/ du mot neuf à expédier. Plusieurs grammairiens célèbres, dit l’auteur des Remarques, veulent que 1’/ du mot neuf (fait depuis peu) soit muette au pluriel. C’est précisément sur l’autorité de ces gram-

mairiens célèbres que j’ai prononcé habits neu; et l’on veut m’en faire conscience! ”

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