‹ Une élection municipale en 1738Chapitre 5 sur 21 · Id., id., p · texte numérisé non relu

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4. Les édits de juillet 1622, mai 162^ et mai 1634 créèrent en titres d'office des greffiers héréditaires dans les villes et communautés méridionales. Un autre édit de i6js institua, outre ces officiers, des procureurs de ville héréditaires dans le ressort du parlement de Paris.

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Les fonctions municipales furent érigées en titres d'offices ; l'administration dans les villes et communautés fut vendue ce livrée au plus offrant, moyennant finance'.

Le préambule de Pédit de 1692 cherche k justifier cette odieuse mesure. Tous les inconvénients de la liberté y sont, comme on peut le penser, énumérés longuement. — « Le soin que nous avons toujours pris, y est-il dit, de choisir les sujets les plus capables entre ceux qui nous ont été présentés pour remplir la charge de maire dans les principales villes de notre royaume, n'a pas empêché que la cabale et les brigues n'aient eu le plus souvent beaucoup de part à l'élection de ces magistrats : d'où il est presque toujours arrivé que les officiers ainsi élus, pour ménager les particuliers auxquels ils étaient redevables de leur emploi et ceux qu'ils prévoyaient pouvoir leur succéder, ont surchargé les habitants des villes, et surtout ceux qui leur avaient refusé leurs suffrages. C'est pourquoi nous avons jugé à

I. « A l'exception, lisons-nous dans l'édit, de notre bonne ville de Paris et de celle de Lyon, où les prévôts des marchands seront nommés en la manière accoutumée. » — Édit de 1692.

propos de créer des maires en titre dans toutes les villes et lieux de notre royaume, qui, n'étant point redevables de leurs charges aux suffrages des particuliers, et n'ayant plus lieu d'appréhender leurs successeurs, en exerceront les fonctions sans passion, et avec toute la liberté qui leur est nécessaire pour conserver l'égalité dans la distribution des charges publiques. D'ailleurs, étant perpétuels^ ils seront en état d'acquérir une connaissante parfaite des affaires de la communauté, et se rendront capables, par une longue expérience, de satisfaire à tous leurs devoirs et aux obligations qui vSont attachées à leur ministère... »

Cet hypocrite souci du bien public couvre mal le caractère politique de la révolution municipale consommée par l'édit de 1692. L'intérêt général exigeait le maintien de l'ancien état de choses. « La mise en office des fonctions publiques n'a jamais, suivant la remarque judicieuse de M. de Tocqueville\ manqué d'être funeste toutes les fois qu'il s'est agi de l'administration proprement dite, où on a surtout besoin de rencontrer la respon-

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