‹ Une énigme historiqueChapitre 30 sur 100 · Periz, Monumsnla Germaniae, 1, p · texte numérisé non relu

Periz, Monumsnla Germaniae, 1, p

cite lui-même un autre de l'année 892 contenu dans ces mêmes annales, c'est ce que nous ne saurions expliquer.

Ce dernier passage, rapporté parRœsler, conQrme d'une manière positive la domination des Bulgares sur la Transylvanie, malgré tous les efforts de cet auteur pour établir le contraire. Arnulfe, roi des Germains, envoie une ambassade à Vladimir, roi des Bulgares, le priant de ne plus vendre de sel aux Moraves avec lesquels le premier était en guerre '. Plusieurs historiens, et en dernier lieu M. Pic, soutiennent que ce sel ne pouvait provenir que des mines de la Transylvanie « attendu que dans la péninsule balkanique il n'existe pas de mines de sel, si ce n'est les mines très peu importantes de la Bosnie2. >> M. Hunfalvy pense qu'il s'agit dans ce passage du sel marin que les Bulgares exportaient en Moravie des bords de la mer Noire, interprétation tout à t'ait impossible, vu l'énorme distance à laquelle il aurait fallu transporter une denrée aussi pesante. S'il s'agissait de sel marin, les Moraves l'auraient plus facilement tiré des bords de la mer Baltique. D'ailleurs, il est avéré que les salines de la Transylvanie étaient déjà exploitées du temps des Romains, qui transportaient les produits de leurs mines par le Maros, et les faisaient de là passer en Pannonie. La même chose existait au xe siècle, car la légende de saint Gérard rapporte qu'en 1007 Achtum, prince de Transylvanie, empêchait le sel royal de descendre le Maros \ 11 est donc très probable que dans l'intervalle compris entre la domination romaine et celle des Hongrois, le commerce du sel ne fut jamais interrompu , et comme nous voyons le roi de Germanie prier celui des Bulgares de ne plus vendre de sel aux Moraves, il est évident qu'il ne saurait être question d'un autre sel que de celui des mines de la Transylvanie.

On trouve encore les Bulgares signalés comme établis à l'est des Hongrois, dans un passage de Constantin Porphyrogénète; il dit, en

1. Pertz, Monumenta, I, p. 408 : « (Arnulfus) missos etiam suos inde ad Bulgarios et regem eorum Laodamur ad renovandam pristinam paeem et ne coemptio salis inde Maravanis daretur exposcit. »

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