Carilacu/.ène, I, p
4. Ainsi, clans l'ouvrage du professeur Krones, une douzaine de fois: Voir Iung. Ramer und Romanen in den Donaulaendern, Innsbruck, 1877, p. 245.
les Orthodoxes '. Hahn observe avec raison que les Albanais ont eu le même sort que les Roumains d'être oubliés par l'histoire, parce qu'ils vivaient retirés dans leurs montagnes ~.
En un mot, l'argument exsilentio, ne prouve absolument rien. Aussitôt qu'il commence à exister des documents ou des relations sur la Dacie trajane, on y voit apparaître les Roumains. Si donc ils semblent être ignorés par les historiens du moyen âge, c'est que ces derniers n'en avait pas entendu parler. Pourrait-on en conclure qu'ils n'ont pas existé?
Mais est-il encore vrai qu aucune source du moyen âge ne lasse mention des Roumains au nord du Danube ? Celles qui en parlent sont déclarées apocryphes, ou sont interprétées de manière à fausser le véritable sens de leurs paroles. Après avoir si radicalement dénaturé les écrits des historiens du moyen âge, on se plaît h ne pas trouver les Roumains dans les sources d'où on les expulse. Tant que l'interprétation suffit, on l'applique, et largement, ainsi que nous l'avons vu plus haut; quand on trouve des textes conformes à la théorie favorite, on les admet sans aucun contrôle; enfin lorsqu'une preuve devient par trop gênante, et qu'on ne peut faire semblant de l'ignorer, on sacrifie l'ouvrage entier qui la contient. Avec un pareil système, on peut tout prouver. Mais est-ce faire de la science ou de la politique?
Il existe un chroniqueur hongrois, Y Anonymus Belae régis notarius, qui mentionne d'une manière positive l'existence des Roumains en Transylvanie. Il en parle comme d'un peuple qui habitait ces pays et qui aurait pour chef un certain Gelou ; d'après lui, ce peuple, le plus lâche de la terre, portait le nom de Valaques. Il place la conquête du pays par les Hongrois peu de temps après leur établissement en Pannonie et montre ainsi les Valaques établis dans cette contrée avant l'arrivée des Magyars 3. Pour que la théorie de Rœsler pût se soutenir, il fallait à tout prix se défaire de ce témoignage qui
1. Iung, Die Anfaenge der Romaencn dans la Zeitscluift fur OE. G. 1876, p. 323.