‹ Une énigme historiqueChapitre 52 sur 100 · Fejer, Codex diplomaticus, IV, 3, p · texte numérisé non relu

Fejer, Codex diplomaticus, IV, 3, p

2. Anspriïche, p. 85 : « Wie einzelne kleine Ploskeln am blauen Himmel. so er?cheinen die geringen Spnren der Vlachen in Transilvanien und zwar nur in Siiden desselben. »

très peu cultivée; mais aussitôt que les Huns se retirèrent et que les Avares se furent établis en Pannonie, les Roumains commencèrent à descendre dans les vallées, où ils purent donner plus d'extension à leurs travaux agricoles. Ils se mêlèrent aux Slaves qui s'étaient établis dans le pays à la suite des Avares et augmentèrent ainsi l'élément slavon de leur langue, qu'ils avaient déjà acquis dans les montagnes, à côté des Sarmates.

La preuve la plus évidente du fait que nous avançons se trouve dans la langue même des Roumains qui contient beaucoup de termes d'origine latine relatifs à l'agriculture, comme : ara (arare) = labourer, arie (area) = aire, falce (faix) = mesure de superficie employée dans l'agriculture = 2 hectares, ogor (agrum) = champ labourable, secere (sicilis) = faucille, grau (granum) = blé, orz (hordeum) = orge, meiu (milium) = millet, rapitza (râpa) = colza, sacara (secale) = seigle, moara (mola) = moulin, jug (jugum) = joug, etc. Pour la culture de la vigne, nous rappelons : vie (vinea), vitza (vitis) = vigne, cep, vin (vinum) =vin, poama (poma) = raisin, must (mustum) = moût, aua ' (uva) = grappe, strugur (tryga) 2 = grappe. Pour celle des abeilles, citons : albina (alveus) = abeille, ceara (cera) = cire, miere (mellis) = miel.

La présence de pareils termes dans la langue roumaine prouve que les Roumains s'adonnèrent sans interruption à l'agriculture à partir de la colonisation, car sans cela ils eussent infailliblement laissé tomber en désuétude les termes latins relatifs à la terre, comme ils l'ont fait, par exemple, pour les termes qui ont trait à la vie de l'état romain, qu'ils ont tous oubliés. Si les Roumains étaient arrivés en Dacie à l'état de peuple nomade, de bergers, ils devraient posséder aujourd'hui dans leur langue une terminologie agricole empruntée aux peuples qui leur auraient enseigné le travail de la terre, en particulier des termes d'origine hongroise, chose dont nous ne rencontrons pas la moindre trace, car il n'existe, dans la langue roumaine, pas un seul mot relatif à l'agriculture qui ait été emprunté aux Magyares. Au contraire, le Hongrois a pris au Roumain quelques-uns de ses termes agricoles. Ainsi aratni, aratos, qui signifie en hongrois moisson et qui n'est autre que le roumain ara = labourer ; alakor, hongrois = épeautre, du roumain alac , latin alica, esp. alaga = idem.

La seule influence que les Roumains aient subie dans leur termi-

1. Mol inusité aujourd'hui. Il se trouve dans le psautier de Coressi, 1577.

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