Ansprùche, p
2. Outre les textes rapportés dans les notes précédentes, voir encore Kemeny, l. c, II, p. 310 : « Unde nos prefatos Kenezios nostros in antiques eorum libertatibus tenere volentes ».
M. Ilunf'alvy lui-môme a senti la faiblesse d'une pareille explication, surtout pour les voévodes, et il ajoute à propos de ceux-ci : « Les voévodcs valaques doivent être considérés, dès leur première apparition, comme des nobles hongrois, de sorte que le nom de voévode ne serait quun vain titre, sans aucune importance politique. Le roi Louis donne, en I3G5, à Balk, à Drag et à ses frères Dragomir et Stéphan la terre de Hunya, en récompense des services rendus sur le champ de bataille. Balk et Drag sont nommés fiobiles et strenui viri comités, et Balk est, en outre, nommé voévode des Valaques. On ne sait pour quelle cause Balk porte ce titre; serait-ce parce qu'il était le plus âgé de la famille ou pour une autre raison » '? Mais, s'il en était ainsi, quel sens pouvait avoir le titre de « vaivodae comités Marmarus et Ugocha » donné à ces mêmes personnages « magnifias Balk et Drag », ainsi que tous les autres portés par les voévodes valaques? Si le nom de voévode apparaissait seul, sans la désignation du pays ou du peuple sur lequel il exerçait son autorité, on pourrait encore accepter l'interprétation de M. Hunfalvy; mais admettre que le titre de voévode des Valaques, tel que nous le trouvons pour Séneslas, Lythen ou Bogdan, ou bien celui de voévode et comte de Maramurèche, comme nous le rencontrons pour d'autres, ne serait qu'un vain titre, une pareille interprétation « grenzt an Taschenspiclerei », pour rappeler une expression de Pvœsler.
Parallèlement h cette organisation des Valaques sous leurs voévodes et leurs knèzes, nous les trouvons obéissant à un droit national, valaque. Ces coutumes réglaient la manière dont le peuple valaque devait payer les redevances 2, ainsi que les relations de droit privé des Valaques entre eux '. C'est ce même droit coutumier valaque qui