Arcliiv, l. c. p. 42 et suiv
4. « Die unmiitelbare Veranlassung dazu, gab der Aufsland der unlertlnenigen Bauern. » Teutscli dans YArchiv, p. 45.
belles couleurs cette alliance infâme, qui avait pour but de dépouiller une classe entière de tous ses droits, ose, dans son aveuglement, la comparer àTunion des cantons suisses contre la tyrannie allemande ' !
L'acte d'union de 1438 est pourtant très explicite; il pose nettement les obligations respectives des deux partis : de la part des nobles, obligation de prêter main forte- aux Saxons contre les invasions ottomanes, auxquelles leur situation géographique sur les confins de la Transylvanie les exposait continuellement; de la part des Saxons, obligation de secourir les nobles contre les entreprises des paysans. Ceux-ci habitaient principalement les terres des nobles; c'est par eux qu'ils étaient opprimés : c'était contre eux que s'exerçait surtout leur féroce vengeance.
Mais quels étaient donc ces nobles dont parlent à chaque instant tous les documents de la Transylvanie? On se pla.it à voir en eux la nation hongroise qui aurait été ainsi appelée, on ne sait trop pourquoi.Voilà d'où proviendrait aussi le titre d' « union des trois nations » dont on a baptisé l'acte de 1-438.
Dans notre opinion, si les documents avaient voulu entendre sous ce nom la nation hongroise, ils l'auraient tout simplement appelée Hungari, comme ils disent des Saxons Saxones et des Szèkles Siculi. Ils appellent par son propre nom la nation hongroise, lorsqu'il est question du peuple hongrois; ainsi le document de 1-437 parle de 1' « Universitas Hungarorum et Valachorum. » En outre, il faut observer que tous les Hongrois de la Transylvanie n'étaient point nobles, ainsi que le prouve sans réplique le même document, où il est dit que les paysans hongrois se révoltèrent contre les nobles.
Il n'est donc pas question de la nation des nobles (hongrois) mais bien de la classe des nobles de toutes les nationalités de la Hongrie : Hongrois, Valaques, Ruthènes, Slovaques. Avec le temps, tous ces nobles appartenant aux diverses nations de la Hongrie se magyasirèrent nécessairement, et c'est seulement au xvme siècle qu'on pourrait, à la rigueur, prendre l'expression de nobles pour synonyme de Magyares 2.
La classe des nobles de la Transylvanie, sans distinction de nationalité, avait donc intérêt à maintenir et à augmenter même l'op-