‹ Une énigme historiqueChapitre 83 sur 100 · Anspruche, p · texte numérisé non relu

Anspruche, p

grec PaimÇw, car le [i initial grec s'est partout conservé en roumain comme v dans les mots qui dérivent réellement du grec : ainsi vâpsea = couleur, de (idcwHi>; Vasilicale = ^aatAtxà; varvar |2âp6apoç, etc. Ce mot, qui ne serait pas, d'après ce que nous avons vu, extraordinaire chez les Roumains du nord du Danube, même s'il dérivait du grec, a donc été introduit par les colons romains qui l'avaient déjà emprunté aux Grecs avant leur arrivée dans la Dacie. Mais ce qui prouve d'une manière irréfutable que ce mot n'a certainement pas été emprunté par les Roumains aux Grecs, c'est qu'il existe sous la môme forme chez les Ladins de l'Engadine, Baseilgia, lesquels, pour sûr, n'ont jamais été en contact avec les descendants de Thémistocle. Voilà à quoi se réduisent les puissants arguments de M. Hunfalvy !

Mais, à propos de bisericâ, n'oublions pas de rappeler une objection — et celle-là bien plus extraordinaire — de M. Tomaschek, le disciple nouvellement acquis à la théorie de Rœsler et qui fait preuve, comme tous les néophytes, d'un enthousiasme tout à fait juvénile pour la théorie dont auparavant il avait — malheureusement — méconnu la vérité. Dans son ouvrage le plus récent sur la question des Roumains, il s'exprime à ce propos de la manière suivante :

« Il est de toute impossibilé de soutenir une continuité des demeures des Valaques dans la région carpatliine à partir de la période romaine. La langue représente, dans la plus grande partie de son élément romain, non le caractère du sermo latinus de la première époque impériale, mais bien un développement de beaucoup postérieur, l'état du sermo rusticus entre les années 400 et 600 après.J.-C. » M. Tomaschek cite à l'appui de ses paroles les moLs chrétiens d'origine latine qui se trouvent en Roumain et que nous avons nous-même reproduits plus haut pour prouver que les Roumains avaient reçu les premières notions du christianisme dès le temps de la domination romaine. Ainsi il cite les mots lege, dumnezeu, sont, a se inc/u'na,a blâstema, pacat, botez, pâgin, cruce, ajun, pareasime (quadragesima) ', etc., etc. Puis il ajoute : « Très important pour la question valaque et l'une des preuves les plus concluantes pour la position et l'origine de ce peuple est aussi le mot qui sert à désigner l'église, bisericâ, en macédo-roumain besiarica, en istriote baseriche. Nous serions bien obligé, si les défenseurs de la continuité des Roumains dans la Dacie trajane savaient nous dire comment ce mot aurait pu se développer et se maintenir avec le sens qu'il possède dans la région des Carpathes, à moins qu'ils ne veuil-

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