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i"82 LES ROUMAINS AU MOYEN-AGE

bien encore dans les formes générales de la langue, telles que la formation du futur par le verbe auxiliaire vouloir : voiu avea = je veux avoir, j'aurai; vei avea = tu veux avoir, tu auras; va avea = il veut avoir, il aura, formation analogue à celle de l'albanais qui forme le futur de la môme manière par l'auxiliaire do — vouloir : do kem, do kes, do ket r= j'aurai, tu auras, il aura. 11 en est de même de l'article qui se place, en Roumain et en Albanais, à la fin et s'attache au substantif, pendant que, dans les langues néo-latines occidentales, il forme un mot séparé qui précède le substantif : omu/, l'emeo, cînele = /'homme, la femme, le chien. En albanais nous avons : kjenz = le chien, kjente =. les chiens. Une troisième particularité commune aux langues roumaine et albanaise est le mode de formation des noms de nombre entre dix et vingt par l'intercalation de la préposition spre — vers entre les unités et les dizaines.

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