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Danube \ Procope mentionne même l'existence des Slovènes sur la rive gauche du Danube en 533.11 rapporte que le général Ghilbudius, passant le Danube avec beaucoup de Romains, engagea la lutte avec les Slovènes qu'il battit complètement2. Le même auteur caractérise le peuple des Slovènes de la manière suivante : « Les Slovènes n'obéissent pas à un chef et ont des institutions démocratiques. Ils reconnaissent un Dieu père de la foudre et lui sacrifient des bœufs et autres victimes ; ils reconnaissent le destin, mais ne lui attribuent aucune puissance sur les mortels... Ils adorent aussi les fleuves et les nymphes et leur font des sacrifices d'où ils tirent des présages. lis ont pour habitations des chaumières pauvres et changent de demeure de temps en temps. A la guerre, ils vont d'ordinaire à pied, portant des boucliers et des lances... Leur langue est très barbare. Tous sont grands, robustes, n'ont pas la peau très blanche, ni les cheveux jaunes, mais ceux-ci ne sont pas non plus noirs; ils ont, au contraire, une teinte roussâtre... Leur esprit n'est ni méchant, ni trompeur, et, comme ils sont très simples, ils ont bien des mœurs hunniques. Ils occupent la plus grande -partie de l'autre rive du Danube » 3. Ce passage indique de la manière la plus claire qu'il est question, en effet, des Slovènes qui s'établirent plus tard dans la péninsule des Balkans ; on le voit surtout au portrait de ce peuple dont les cheveux ne seraient pas jaunes (comme ceux des Russes), mais bien roussâtres, et ces peuples sont placés par Procope au nord du Danube. Le même historien répète cette indication une foule de fois, et il ne fallait que l'ouvrir pour la rencontrer presque à chaque page. Ainsi il dit ailleurs que les Huns (Avares), les Slovènes et les Antes habitaient non loin de la rive du Danube, de l'autre côté de ce fleuve 4. En 551, il rapporte que les bandes des Slovènes, passant le Danube, dévastèrent l'empire romain, s'avançant jusqu'à Naïssos 5. Le célèbre slaviste Schafarik, après avoir rapporté ces différents passages et bien d'autres encore, e"n tire la conclusion suivante : « Il a été question jusqu'ici de ceux d'entre
1. Théophylacte, édit. de Bonn, p. 251 : « Yjpoç oï àp/oyivcu b GtpctVtflbÇ &iw xou Bxs'.Xéwç Ttapà tov "larpov èicépwce'co, czwç xà ~u>v ZftXa6i}V(ôv fév») o'.avr,- ^asBa*. tov xoTajj.cv ».