V. M. Burla, Stuclii filologice, Jasi
LES ROUMAINS AL' MOYli.N'-AUi;
cadenas, loquet (il. lachetto).
citerne.
une sorte de plante aromatique (levisticum).
sarrau (sarica).
àne [ital. samaro).
tombeau (de capella).
gale, rogne (il. rogna ')•
galeux.
menthe.
espace libre entre deux bandes de terre labourée
(de médium), cumin.
nourriture hachée pour les bestiaux (de secare). savon.
cuve(cadus). cerise.
vinaigre (acetus).
rompre.
charrette, coche (ital. cocchio).
coq.
monticule (culmen, voir plus haut, p. 92). samedi ~.
Mais la langue magyare nous découvrira encore une autre particularité à laquelle M. Huni'alvy est loin de s'attendre, c'est que les Hongrois ont emprunté aux Roumains une partie de leur terminologie religieuse, ce qui suppose nécessairement que les Roumains ont dû prendre une part active à la conversion des Magyares au christianisme. On sait, en effet, que ce peuple embrassa d'abord le christianisme oriental. Ainsi Cedrenus rapporte qu'un prince hongrois de la Transylvanie, Gyula, fils de Horra, reçut le baptême à Constantinople en 948 3. La fille de Gyula, Sarolta, détermina aussi son mari, le roi de Hongrie Geysa II, à embrasser le christianisme, et c'est seulement son fils Etienne le Saint qui fit passer les Hongrois à l'église catholique. Le peuple magyare avait, à ce qu'il paraît, adopté le christianisme avant la conversion pour ainsi dire officielle de ses chefs et la pré-
lacat.
lâcat
csatorna
cetirnà
lestyan
leustean
szarica
saricà
szamar
samar
kapolna
càpllnâ
riih
riie (rînie)
riihes
m en ta
m in (à
mesgye
mezuinâ
kœmeny
chimin
szeeska
secicà
szapony
sâpun
kau
cadà
cseresnye
cereschà
eczet
OtZtî
rontani
a rupe
koesi
cocià, carutza
kakas
cucosch
halom
holm
szombat
slmbâtâ
1. M. de Cihac classe ce mol parmi les éléments hongrois; il est cependant bien d'origine latine, comme le montre, en dehors des formes analogues françaises et italiennes, la forme macédo-roumaine ppâvts; car celle-ci au moins n'a pu être empruntée au magyare. Voir V. M. Buda dans un article inséré dans Cullura, Revistâ iilerarâ, Jasi 1881, n° 1.
?. Le mot hongrois provient sans aucun doute du roumain, ce que l'on reconnaît à l'intercalation de Ym qui ne se trouve dans aucune des autres langues d'où le hongrois l'aurait pu emprunter : lat. sabbalum, bulg. sabolu, pol. cech. sobota.