‹ Une énigme historiqueChapitre 19 sur 36 · SEA · texte numérisé non relu

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aux langues les plus diverses, tout cet ensemble musical de qualités qui forme si souvent le charme harmonieux des Slaves; Leibniz qui semble les avoir possédées à un degré éminent, y a joint par surcroît les richesses tout autres encore de l'esprit germanique : d’où son étonnante et prestigieuse personnalité qu’il nous faut pénétrer plus avant.

On a dit! de l'Allemand qu'il est « bicéphale » pour signifier qu'il allie volontiers les contraires, presque les contradictoires, épris qu'il est d'idéalisme tout en s’attachant violemment à la réalité parfois la plus brutale, positif et sentimental, romantique et critique, capable d’intuition en même temps que de virtuosité dialectique, curieux des dessous obscurs autant que vigoureux constructeur d’architecture logique, tous ces traits de race s'accordent dans le sentiment à la fois spontané et systématique du devenir, qu'il s'agisse d’un développement naturel des êtres vivants, ou de l’évolution sociale, ou des démarches de la philosophie, ou de l'histoire religieuse. Ce sens de la vie toujours en train de muer par la poussée des forces obscures ou par la discipline calculatrice de l’idée, apparaît comme la note caractéristique du génie multiforme de l'Allemagne, et elle est aussi celle de l'esprit leibnizien qui se plaît aux contrastes et se joue à les résoudre. Aussi a-t-on pu remarquer combien spontanément cette pensée, depuis Eckhart et Jacob Boehme jusqu'aux métaphysiciens post-kantiens, s'oriente aisément vers un panthéisme tantôt naturaliste, tantôt idéaliste, mais où ces deux faces ne se séparent jamais complètement; car c’est le propre du panthéisme d’unir les contraires et de réconcilier thèses et antithèses en des synthèses de plus en plus compréhensives.

En me parlant un jour, à propos de l'énigme du Vinculum

1. Dans son livre sur les Allemands, le P. Didon a longuement employé cette expression qui prouve une méconnaissance de l'unité plus profonde que dissimule cette superficielle dualité.

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et de la difficulté constante de saisir précisément les perisées « de derrière la tête » chez Leibniz, Émile Boutroux me contait deux souvenirs de son expérience personnelle. — Au sortir de l'École Normale, dans un voyage d'étude en Allemagne, en 1868, il avait été accueilli en divers milieux universitaires : là, ne se risquant pas encore à parler l'allemand qu'il comprenait déjà fort bien sans qu'on l’en crût capable, il avait reçu force démonstrations d'amitié et d'admiration pour la France, mais sans les prendre toutes à la lettre; et cette défiance n'était point téméraire, car de l’un de ses hôtes, qui venait de surpasser toutes ces adulations, il avait entendu cette parole murmurée à un autre professeur avec un geste qui le désignait : « Nous ne voulons avoir rien de. commun avec ces gens-là! » Mais plus expressif encore est l’autre trait que voici. Un professeur de théologie avait devant lui, dans un salon universitaire, traité librement des questions christologiques qui passionnaient alors les esprits cultivés et les lecteurs de Strauss : dans l'intimité, cet homme célèbre avait nié radicalement la divinité de Jésus. Comme, le dimanche suivant, notre théologien, qui était en même temps un prédicateur très réputé, devait se faire entendre au Temple sur le problème du Christ, Émile Boutroux, saisissant l’occasion de perfectionner sa connaissance de l'allemand et de l’âme germanique, ne manqua pas d'aller apprécier l’éloquence et l’apologétique du savant orateur : or, avec éclat, avec flamme, la divinité du Christ fut proclamée, démontrée; et, ajoutait mon Maître, « j'ai compris que ce qui paraît, jusqu'au : scandale, choquant pour nos exigences de franchise n'avait pas pour un Allemand le caractère d’insincérité qui cause à notre amour des idées claires et des attitudes logiques un malaise presque insupportable ». Il était allé s’en expliquer avec le professeur-prédicateur : « Il ne faut donner à chacun, lui fut-il répondu, que ce que chacun peut porter; des thèses

contraires peuvent même, selon les esprits, provoquer des. effets identiques et également salutaires!. »

On comprend toutefois comment Victor Delbos trouvait « inquiétante » une telle désarticulation morale qui, chez Leibniz, s’ajoutait à la souplesse intellectuelle et à la bienveillance dissimulatrice. Dans des notes inédites et très abondantes qui prouvent sa longue intimité avec le philosophe de Hanovre, Delbos écrit ceci qui me paraît la justesse même : « L’extraordinaire complexité et souplesse de cette personnalité, constructive quand elle invente, accommodante quand elle critique, dont la pensée loin d'être solitaire et exclusivement spéculative se répand en projets politiques, en rêves. d'action, en combinaisons de toutes sortes, peut par là autant qu’exciter l'admiration et l'enthousiasme, provoquer le soupçon, la défiance, la critique. De ce dernier état d'esprit à l'égard de Leibniz, on trouve une expression passablement violente et prononcée chez Dühring dans sa Xritiche Geschichte der Philosophie, 3° édit., 1878, p. 331 et suiv. : pour Dühring, Leibniz fut un homme qui ne fut jamais soucieux que de sa vanité et de ses intérêts, jamais de la vérité, dépourvu

1. « Mon attention quand je suis avec quelqu'un est de deviner ses idées, et par excès de déférence de les lui servir anticipées. Cela se rattache à la supposition que très peu d'hommes sont assez détachés de leurs propres idées pour qu'on ne les blesse pas en leur disant autre chose que ce qu'ils pensent. Je ne m'exprime librement qu'avec les gens que je sais dégagés de toute opinion et placés au point de vue d’une bienveillante ironie universelle Je mentais assez souvent non par intérêt, mais par bonté, par dédain, par la fausse idée qui me porte toujours à présenter les choses à chacun comme il peut les comprendre. » (Renan, Souvenirs, p.152, 367.) Chez Leibnizet chez Renan, même manière d'agir et de parler, mais pour les raisons les plus opposées. Celui-ci estime toutes choses fausses ou du moins vaines ; celui-là les croit toutes vraies et utiles. « Cette bienveillance universelle a beaucoup nui à la popularisation des idées de Leibniz, quoiqu’elle eût pour but de l'aider. » (Renouvier, Manuel de philosophie moderne, p. 280.) Un jugement aussi sevère ne me semble pas tenir compte d’ailleurs de la valeur et de la forme de la doctrine leibnizienne.

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de sens philosophique, tourmenté uniquement par des rêves de fortune et d’honneurs. Philosophe d’occasion, qui s’'approprie constamment le bien d’autrui, — qui ne fit dans sa Monadologie que transposer des conceptions de Bruno; sans originalité vraie, n'ayant qu'une virtuosité, et de talents secondaires, avec des facultés d’énervement des idées nouvelles, remises par lui au service des puissances sociales conservatrices. — Cette charge furieuse visait-elle juste, au moins en quelques points? Voir Rivaud.

Que Leibniz ait conçu des rêves d'action, qui tendaient à égaler l'ampleur de sa pensée, ce n’est point certes cela qui est condamnable : il faut songer aux moyens d’action que pouvait avoir alors un homme dans la société de son temps : qu'aurait-il pu sans ces instruments indispensables que sont les puissances de la terre? S'il eut le tort de n'être pas assez scrupuleux sur les moyens, le défaut de vouloir que les grandes choses qu’il concevaft arrivassent par lui, c’est cependant vers de grandes choses que fut tournée d'ordinaire son activité tant politique que spéculative, et il n’est pas impossible de conjecturer que dans les entreprises qui devaient servir le plus immédiatement ses intérêts, il goûte par-dessus tout la joie d'inventer et de produire. Souci du bien public autant que curiosité universelle. »

Ce qu'il convient de dire, pour ne rien déprécier, ni rien surfaire, et pour nous laisser toute la liberté d'un examen direct et intrinsèque, c’est que Leibniz est toujours ésotérique, même hermétique, et d'autant plus parfois qu'il semble plus clair. D'où la difficulté de pénétrer son secret : qu'est-ce qui domine en lui? quelle est son idée directrice, sa perspective centrale ou finale? Ses commentateurs ne réussissent pas à se mettre d'accord. — Pour l’un, ce qui anime son entreprise, c'est un dessein logique et mathématique, la recherche d'une « caractéristique universelle », d'une logistique,

d'une méthode permettant de spécifier, de manier algébriquement même les singularités individuelles. — Pour un autre interprète, c'est un grand dessein politique et humanitaire qui inspire, comme une fin supérieure, la prodigieuse diversité des moyens scientifiques qu'il met au service d’un idéal de paix universelle. — Pour un autre, il rêve l’organisation religieuse de la terre, un christianisme libre où se réconcilieront les âmes de bonne volonté, et où le surnaturel n'apparaîtrait plus que comme l'épanouissement de la nature ellemême ; le comble du Modernisme et de l’'Immanentisme avant la lettre !

En présence de telles divergences, si l’on songe de plus à ce que Leibniz appelait « le tas énorme de mes papiers », dont une très grande partie, restés inédits, attendent d'être publiés dans quelque quarante ou cinquante tomes in-quarto qu'annonce l'édition à peine commencée de la Société des Académies !, alors on compre#d l’hésitation de Delbos à donner au public le résultat des années d'étude qu'il avait consacrées à Leibniz; tant il redoutait la surprise de révélations ultérieures qui auraient contredit ses jugements; et on s'explique aussi pourquoi, dans son livre « Figures et doctrines de philosophes », où il aime à montrer l'unité vivante de grandes doctrines intellectuelles et de grands caractères moraux chez les maîtres de la tradition philosophique, il a délibérément écarté ce prestigieux Leibniz du nombre des exemplaires de la plus haute humanité.

1. La publication effective des Œuvres complètes de Leibniz (Ecrits et Lettres) par l’Académie Prussienne des Sciences a commencé en 1923 (chez l'éditeur Gustave Fock). Elle doit comprendre sept divisions : 11 volumes de Lettres sur la Politique Générale et l'Histoire; 6 volumes de Correspondances Philosophiques; 5 volumes de Lettres sur les Mathématiques, les Sciences de la Nature et la Technique; 4 volumes d'Œuvres Historiques; 4 volumes d'Œuvres Politiques; 6 volumes d'Œuvres Philosophiques; 4 volumes d'Œuvres sur les Mathématiques, les Sciences de la Nature et la Technique. sauf imprévu!

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Ce qui est donc peut-être le plus surprenant dans l'attitude de Leibniz, c’est cette ambiguïté perpétuelle qui nous empêche soit de nous confier à lui, soit de nous défier absolument de lui; on pourrait le comparer à Renan, mais ce serait faire tort peut-être à l’un et à l’autre, et sûrement à Leibniz dont les initiatives spirituelles et scientifiques ont objectivement une portée et une originalité incomparablement supérieures. Il n’en est pas moins vrai que chez tous deux se rencontre une sorte d'ironie secrète, disposition faite à la fois d’agilité intellectuelle, d'universelle sympathie, de détachement dédaigneux, de bienveillance hautaine et d'indépendance inaliénable : d’où cette dextérité à trouver des biais, cette aisance tantôt à paraître se donner, tantôt à se reprendre et à se dérober, cette façon d'aller au-devant des désirs du contradicteur et de mentir même pour lui être agréable, mais au fond pour se libérer et pour n'être point capturé !. Car l’essentiel c’est de n'être dupe ni prisonnier d'aucune affirmation

ui limiterait l’inépuisable fécondité d’une pensée infiniment : P

inventive. « Franc comme français », pour de tels esprits cela signifie, ainsi que je l’ai entendu soutenir : « superficiel, étroit et vain comme une idée claire ». Mais il s'agirait justement de savoir si, aux limites extrêmes de sa pensée et de sa vie philosophiques, Leibniz n'a pas un instant entrevu la possibilité, la supériorité d’une autre attitude, une attitude analogue à celle de Pascal, rapprochant les simples et les vrais habiles, car ces simples ce sont les profonds, qui ont peut-être raison contre les trop habiles qui ne sont habiles qu’à demi ou finalement qui ne le sont pas du tout, au moins sur l'essentiel.

1. « Tous ceux qui veuillent paroistre grands personnages et qui s’érigent en chefs de secte ont quelque chose de bateleur. Un danseur des

cordes n’a garde de se laisser attacher pour se garantir de tomber... » IV: 295,

Si l'on voulait résumer dans un détail tout ce qu'il y a de plus piquant, de plus énigmatique dans la physionomie intellectuelle et morale de Leibniz, peut-être l'épisode de ses démêlés avec Piaff nous présenterait-il toute sa grâce féline : on va voir là comment il sait faire patte de velours en désarmant, par de feints aveux qui laissent l'illusion du triomphe à la victime même, son censeur qui oublie dans cette satisfaction d’amour-propre le combat d'idées contre le complimenteur désormais admiré et presque aimé!

Dans une lettre à un personnage qualifié de Vrr Doctissimus!, le théologien protestant Christophe Matthieu Pfaff, chancelier de Tübingen, raconte que Leïbniz lui avait demandé son sentiment sur la Théodicée et sur la méthode dont use ce livre ostensiblement consacré à la réfutation de Bayle. Question un peu surprenante : Leibniz avait eu déjà (comme nous le verrons plus loin) à se mettre en garde contre l'esprit soupçonneux, l'intransigeance dogmatique, et l'agressive vigilance de ce personnage. Si donc il prévient cette fois le zèle de Pfaff en le questionnant, cette demande avait sans doute pour objet de permettre à Pfalf de soulager sa bile, à Leibniz de calmer une ardeur impétueuse dont il venait peu auparavant d'éprouver déjà l’ingérence inquisitoriale?. Toujours estil que Pfaff, avec une « ingénuité » terrible dont il se vante, déclare à Leibniz que, sous couleur de critique, il favorise secrètement et confirme même les erreurs et les négations de Bayle, tandis que ce qu'il eût fallu, dit-il, c'eût été une sérieuse, solide et grave rélutation, ut tam periculosa sententia serio, solide et graviter refutetur, sans se douter que ce n'était là en aucun cas la manière de Leibniz! Écoutons done l’aveu de son étonnement devant l’attitude du grand homme

1. Cf. Acta Erudilorum, Lipsiae, mense martii, A 1728, p. 125. 2. Cf. L'appendice A. Nous y reviendrons plus loin.

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dont il s'attendait à recevoir une protestation indignée à cause de sa franchise dépourvue d'artifice, ob ingenuam resporsionem. « Et que pensez-vous (demande Pfaff à son correspondant anonyme) que m'ait riposté Leibniz? » Ceci : «Il en est tout à fait comme vous le dites, éminent et très révérend Monsieur, écrit donc Leibniz, de Hanovre, le 2 mai 1716 (peu de mois avant sa mort); vous avez finement touché le juste point; et je m'étonne que jusqu'ici personne n'ait deviné que ma Théodicée n’est qu'un jeu de mon esprit. Ce n’est d’ailleurs pas le métier des philosophes, de traiter toujours les choses sérieusement, eux qui, en fabriquant des hypothèses, expérimentent, comme vous le faites bién remarquer, les forces de leur génie. Vous qui êtes Théologien, vous accomplissez votre fonction de Théologien en réfutant les erreurs'. » Rem acu tetigisti! Cette louange accordée à la perspicacité de Pfaff que « personne » n'avait égalée, cette adulation lourde à souhait comme la vanité crédule du Chancelier qui, lui, ne plaisante pas, cet hommage malicieusement rendu à la méthode réfutänté et accablante d’un esprit borné et soupconneux, cet amusement audacieux d’un innocent qui faussement « plaide coupable » pour le plaisir du jeu et peut-être aussi afin d’échapper plus sûrement à d'inutiles controverses qui eussent aggravé les malentendus et l’irritation d’un indésirable correspondant,.… quel jour ouvert sur la virtuosité du grand homme retors qui, parvenu à près de soixante-dix ans et n’ayant plus rien à redouter d'aucun zèle agressif, semble, si l’on ose

1. Cet aveu de Leibniz aurait dû encourager Pfaff à pousser sa pointe contre le perfide auteur. Il est curieux de noter qu’au contraire Pfaff, plus sensible à ce qui luiest personnel qu'aux intérêts de sa théologie, — il le semble du moins, — change d'opinion sur son correspondant et renonce aux attaques publiques qu’il avait annoncées. Après son échange de lettres, avec le faux défenseur de Dieu qui avait eu le mérite d’exalter sa propre perspicacité, Pfaff renonce à écrire les Disserlaliones Anti- Leibnilianas qu'il méditait contre cet « homme illustre » devenu désormais «vtr sane judiciosissimus ».

user d’une expression trop familière, se payer latête de l’épais et solennel Pfaff et garder le sourire pour deux!

Cette simple anecdote explique l'impression que paraît avoir causée Leibniz aux témoins les plus proches de sa vie et de sa mort. Ce personnage admiré, cet étonnant génie qui avait entretenu une immense correspondance, exercé des fonctions considérables, fondé l’Académie de Berlin, écrit de nobles pages sur l'amour des hommes et de Dieu, rêvé l'union des Églises, l'organisation du monde et de la paix du genre humain, n’avait finalement aucun ami, aucun parent auprès de lui; et ses obsèques n’ont été suivies, dit-on, que par son secrétaire ; comme si tant de belles formules et de généreuses idées étaient demeurées de glace entre ciel et terre, et comme si pour lui tout, même les choses du cœur et de l’âme, s'était desséché en une lumière sans chaleur et sans atmosphère, au point que jouant sur son nom à la faveur des à peu près de la prononciation populaire,on l’appelait parfois à Hanovre le « mécréant » (glaube nichts) — celui qui ne croit absolument, simpliciter, rien, à force de croire à tout (secundum quid) !!

Aveux personnels, confidences des victimes, voix populaire, n'avons-nous pas ainsi épuisé le réquisitoire qu'on peut intenter à ce grand esprit qui ne semble pas avoir été un grand cœur ni un grand caractère malgré d'immenses services rendus à la science, à la philosophie et à l'humanité. On ne nous accusera pas d’avoir tu les défauts, les défiances, les répugnances même. Du moins comprendra-t-on ainsi la nécessité d’une continuelle et attentive herméneutique pour discerner comment Leibniz s'adapte toujours à ses lecteurs ou à ses correspondants, pour déterminer le degré d'ésotérisme de ses paroles toujours plus ou moins à double ou triple fond, bref pour n'oublier jamais au cours d'une pensée cons-

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