VI LETTRE D'ENVOI AU R. P. AUGUSTE VALENSIN
« cellules-mères » de la doctrine à laquelle je reste fidèle.
Une « traduction littérale » me semble peu utile : les lecteurs désireux et capables d'étudier à fond ce sujet par ses côtés ardus, ne sont pas arrêtés par un latin qui emprunte à Leibniz lui-même ses mots techniques et qui, surtout pour mon commentaire personnel, reste partout rudimentaire comme une mince enveloppe sous laquelle on retrouve sans peine le texte français. Aussi, au lieu de reprendre un nouvel épluchage des documents auxquels il est aisé de se reporter et pour faire plus vite, plus clairement ressortir ce qu'il y a, j'ose dire, de captivant dans une telle investigation, il me semble commode et avantageux d'offrir un exposé libre et bref de la question; j'insisterai donc principalement sur la signification permanente et la valeur toujours actuelle d’un débat qui dépasse singulièrement l’occasion où il est né et même les limites où, quoique déjà étendu, il s’est restreint entre les deux correspondants : ceux-ci en ont sans doute entrevu, mais ils n’ont peut-être fait qu'en entrevoir la portée véritable. |
Avant d'aborder cette étude sommaire, je me borne, dans cette lettre d'envoi, à satisfaire votre curiosité personnelle sur la façon dont j'ai été amené à explorer ce coin réputé obscur et mal famé de la philosophie leibnizienne : j'espère, mieux encore qu'autrefois, montrer que cette obscurité ne nous engage dans aucun piège et qu'elle conduit ceux qui comme vous
De Vinculo Substantiali apud Leibnilium, in-8 de 80 pages, Paris, Alcan, 1893 — (épuisée). J'ajoute qu'on trouvera dans la thèse des analyses, des discussions et des citations qui n'ont pu trouver place dans le présent exposé, en outre quelques documents inédits.