LETTRE D'ENVOI AU R. P. AUGUSTE VALENSIN VII
ont la hardiesse de vouloir la traverser, vers une belle et précieuse lumière.
Dans le cours qu’il professait à la Faculté de Dijon, durant l'hiver 1879, le doyen Henri Joly consacra une lecon à la correspondance de Leibniz et du Père Des Bosses. Élève de philosophie au Lycée, je suivais cet enseignement très vivant qui rendait attrayantes les questions même les plus abstruses. Contrairement à l'opinion à peu près unanime des historiens, Henri Joly déclara que, dans l'hypothèse du Virculum, Leibniz avait vu sincèrement un de ces « possibles métaphysiques » que sa fertilité d'invention ne se lassait pas de susciter, à l’imitation de ces fulgurations divines qui produisent toutes les essences, toutes les natures intelligibles, même celles qui ne sont et ne seront pas réalisées. L’explication qu’il donna des raisons du Virculum pour Leibniz répondait, comme par une « harmonie préétablie », à mon besoin encore très vague, mais déjà très vif, d’un réalisme spirituel, ennemi d’un symbolisme idéaliste et d’un individualisme abstrait : ce que j'entrevoyais, sous l'hypothèse provoquée par les questions stimulantes d'un religieux catholique et par les méditations spon- tanées de Leibniz, c'était, non pas un problème théo- Pre et restreint à un aspect du -Jogme eucharis- — fe la réhabilitation de la lettre et de la HAE — mais Ja primauté de « ce qui est ultérieur, actualisé et un, sur ce qui est dissocié par CE analyse, ramené à des éléments antérieurs ou à des abstractions ; — mais l’efli-