‹ Une énigme historiqueChapitre 23 sur 36 · II · texte numérisé non relu

II

ne quittera plus désormais. — 3° Enfin la question purgée des expressions confuses et des faux problèmes qui l'embrouil- ‘laient devient, selon l'expression de Leibniz, purement métaphysique. Elle appelle et comporte dès lors une exploration vraiment nouvelle et réclame une plus haute enquête : Zatius Patet et altioris indiget indagationis,

Reprenons ces points et voyons comment ces trois affluents convergent et s'unissent pour former le contenu propre et original de la théorie du Vineulum,

I. — La vie de Leibniz s'est passée, nous l'avons déjà rappelé, à analyser et à « réformer la notion de substance ». Il a témoigné lui-même de l'importance qu'il attachait à cette question : « La substance dont la connaissance est la clef de la philosophie intérieure... » (III, 567). Aux méditations de son adolescence qu'il nous rappelait lui-même avec une sorte d’ironie souriante à l'égard de ses perplexités précoces sur « les formes substantielles ! », sa vieillesse ne répond-elle pas encore par cette déclaration finale à Des Bosses : en dernière analyse, son Vinculum n'est sans doute que « la forme substantielle », mais expliquée, préparée, vivifiée par tout ce qu’ajoutent à la scolastique ses vues scientifiques et ses analyses philosophiques. C’est en outre contre le mécanisme et le dualisme cartésiens qu'il a porté son effort critique, et, par trois voies diverses, sur trois points essentiels, il a transformé la doctrine cartésienne : à) Il a montré d'abord, à un point de vue scientifique, que les théories physique et mécanique de Descartes sont non seulement insuffisantes, mais contredites

1. « Estant enfant j'appris Aristote, et même les scholastiques ne me rebutèrent point; et je n’en suis pas fasché présentement... » Sur l’histoire de sa propre philosophie, cf, III, 606.

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par les faits, c'est-à-dire fausses ! : car ce n'est pas la quantité de mouvement qui reste constante selon une loi d'inertie, c’est la force vive. Voici donc le point de vue dynamiste qui se substitue au mécanisme « en bannissant de partout », selon ses expressions, « la torpeur et l’inertie ». — 8) Ensuite des raisons théologiques viennent elles-mêmes confirmer son dessein de réforme et justifier son effort pour pénétrer, derrière les apparences et les qualités dites secondes, et même premières, jusqu'à une réalité plus profonde. Dans le monde que l’on appelle matériel, la thèse cartésienne de ?’étendue-substance rend la Transsubstantiation impossible ?. Aussi Leibniz

1. « Ce que Descartes dit de l'étendue, comme elle faisoit l'essence du corps, ne sçauroit estre soutenu même en philosophie, pour ne rien dire de la religion » (IV, 308).

2. « Si l'essence de la matière consiste dans l’étendue, il n’y a pas moyen d'expliquer la présence réelle dans l’Eucharistie.» IV, 345. Leibniz, à son insu est ici injuste pour Descartes, comme il l’a été d’ailleurs en d’autres circonstances. Pour éviter le conflit qu’on lui reprochait entre sa théorie de l’étendue-substance et la possibilité même de la transsubstantiation, Descartes, avec sa fécondité habituelle, avait imaginé une nouvelle explication. Il excellait du reste, ainsi que l’a noté Delbos, à compenser les exigences rigides de son système déductif par un recours toujours prêt à un bon sens supérieur qui l’empêchait de heurter les données de l’expérience ou de la foi. C’est. ainsi qu'entre le monde de l'étendue et celui de la pensée, il avait admis un ordre mitoyen, qui concernait, disait-il, le fait de l’union de l’âme et du corps; et c’est à cet ordre de l'union que, dans des lettres à Mesland, il rapportait le mystère de la transsubstantiation : nous dirions aujourd’hui qu’il lui semblait un phénomène biologique, comme une sorte d’assimilation transformante. Au reste il faut peut-être dire que la distinction cartésienne de la res extensa et de la res cogitans répond plutôt à une préoccupation méthodologique qu’à une visée ontologique. Toujours est-il qu'après avoir publiquement proposé une explication « extrêmement claire et aisée » (Edition Cousin, II, 78-88), il croit devoir dans des lettres confidentielles au P. Mesland, suggérer une théorie plus ésotérique qui exige une plus grande habitude de sa méthode, dit-il, et qu’il ne veut pas divulguer ; car il ne s’agit plus de l’ordre physique et mécanique, mais des phénomènes vitaux qu’à tort on lui a reproché de prétendre réduire exclusivement au mécanisme, sans tenir compte des phénomènes de l'union auxquels il n'avait encore pas appliqué suffisamment sa méthode générale.

se prévaut-il volontiers de l’avantage que donne à son système la facilité offerte, non pas certes d’éclaircir le mystère, mais de ne pas lui fermer toutes les voies, ne disons pas d'explication, mais de réalisation et de possibilité même. — }) Enfin et surtout Leibniz pousse à fond son examen métaphysique de l'idée d’être, de réalité subsistante. Développant ses exigences critiques et son besoin d'intelligibilité jusqu'à l'extrême limite, il ne cesse de montrer toujours plus fortement que l'étendue, multiple et passive, ne peut être érigée en substance : car, dit-il, ce qui n’est pas un n'est pas étre et ce qui n’est point activité n'est point réalité !. Dès lors, au dualisme de la pensée et de l'étendue artificiellement opposées et faussement hypostasiées comme des choses et des passivités (res cogitans, res extensa) qui subissent leur propre nature, Leibniz substitue un réalisme dynamiste où les êtres sont des unités de force, des « monades » qui diffèrent entre elles moins par leur nature foncière que par leur degré d’activité, de conscience et de perfection.

Il en était là, et il croyait déjà le succès de sa réforme obtenu, lorsque lui est apparu le problème de l'interaction de ces « substances simples », de ces « atomes métaphysiques » dont l'unité suprasensible ne semble pouvoir comporter aucune influence réciproque, aucune modification procédant du dehors, aucune activité autre qu'intérieure et spontanée ?.

1. « Ce qui n’est pas un estre n’est pas un estre. » IT, 96.— « De la manière que le corps est conçu vulgairement, on s'imagine qu'il pourrait être en repos. Et selon moy, je tiens que cela implique contradiction. On n’a pas bien expliqué la nature de la substance, laquelle estant bien entendue on trouvera que ce qui n’est qu'étendue ne sçaurait faire une substance. » III, 96 (1693). Cf. III, 458; II, 434.

2. C’est par concession que nous acceptons cette vue et ce langage de Leibniz. Mais justement il s'agira plus loin de savoir si, après avoir exclu l'apparence tromipeuse d’une influence sensible ou matérielle par le dehors, l’idée d’une activité interne, telle que la présente la Monadologie avec l’'Harmonie préétablie, ne doit pas être reléguée elle-même au rang d’une illusion; à moins que l’on ne dépasse le point de vue idéaliste

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D'où une perplexité qui le rejette au large et lui fait craindre le naufrage. C’est alors qu'il recourt à cet artifice, peut-être séduisant pour l'imagination, mais au fond infiniment fragile de l'Harmonie préétablie. Il s'en sert intrépidement et minutieusement pour ajuster son système des monades et ses conceptions morales et religieuses; mais en même temps il fait éclater par là de plus en plus le caractère arbitraire et ruineux d'une telle invention destituée de tout contrôle possible, de tout appui sur les faits, de tout recours à la science ou à la conscience.

Aussi, quelque zèle qu'eût mis Leibniz à méditer la nature simple de ces substances et le problème de leur communication, il n'avait pas réussi à atteindre le {port. C'est même en organisant, en détaillant ces deux conceptions, en s’efforçant de les boucler l’une par l’autre, qu'il n'a pu échapper complètement à d’autres problèmes ultérieurs. Tôt ou tard ces diflicultés dont était grosse sa doctrine ne pouvaient manquer de se révéler. En particulier surgissait peu à peu à ses yeux la question de savoir si la connexion des monades est dans tous les cas purement et simplement idéale, et si, aux divers degrés de composition, il n'y a pas, entre les éléments, des relations autres que celles qui sont perçues par un témoin; des relations qui, extra percipientia et extra percepta ipsa, ont une valeur objective, dépendent d’un être nouveau, présentent une consistance ontologique, constituent une réalité substantielle, c'est-à-dire une unio metaphysica, non pas résultante, mais unifiante. Bref, au lieu de borner à deux péripéties le drame de la pensée leibnizienne, — découverte de la nature des substances, problème de la communication de ces substances simples, — il faut concevoir qu'il s'est trouvé un troisième et celui de la prédétermination pour monter au réalisme concret et à l’activité féconde de l’'Unio et du Vinculum. Toutefois n’anticipons pas;

je cherche seulement à stimuler et à orienter les critiques et les prévisions du lecteur.

point critique, celui de la composition de substances dont la complexité, compatible avec la simplicité et l'unité organiques ou spirituelles, ont un degré d'être supérieur à celui des éléments isolés ou des relations purement idéales.

C’est à l'apparition de ce problème que nous allons assister. Nous constaterons d'abord que le développement de la monadologie n'est pas clos : il comporte des étages supérieurs, superadditum quid; et ensuite nous verrons comment et pourquoi ce surcroît peut ou même doit être admis sans préjudice pour les étages inférieurs; peut-être même faudra-t-il conclure que, loin de les compromettre, cet « ajout » remplit une fonction essentielle en préservant les degrés inférieurs contre les dangers de confusion et les menaces de ruine dans un édifice qui perdrait sa cohésion et son équilibre s’il restait destitué de ce couronnement du Virculum.

Commencons donc par suivre le développement de la doc-

trine leibnizienne sur la nature constitutive des substances .

telle que Leibniz l'avait équilibrée vers 1696 en concertant sa critique de Descartes ou de Spinoza avec sa théorie de l’optimisme, de l'harmonie universelle et de la hiérarchie d'un monde où le système de la nature s'accorde avec l’ordre de la grâce.

Cinq degrés marquent la superposition des assises de la substance qui, selon Leibniz, enveloppe toujours un effort vers des progrès ultérieurs, mais qui, dès le plus bas de ces degrés, implique déjà le germe de développements indéfinis. Il est vrai que ces degrés d'être apparaissent tantôt comme des aspects plutôt que comme des éléments constitutifs, tantôt comme des moments successifs plutôt que comme des réalités distinctes, tantôt comme des genres différents plutôt que comme des natures séparées. Et c'est peut-être en songeant à ces équivoques que Leibniz avouait n'avoir pas réussi encore à se contenter lui-même. C'est aussi en réfléchissant à ces

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ambiguïtés que, plus tard et à notre tour, nous pourrons indiquer comment et pourquoi le problème a été imparfaitement posé, en termes hybrides et dans des plans hétérogènes !. Quoi qu'il en soit, bornons-nous présentement à parcourir les cinq étages de la doctrine leibnizienne des substances afin de voir si une place est réservée en cours de route ou au terme de cet itinéraire au Vineulum lui-même.

1° Au plus bas degré Leibniz, empruntant des dénominations. à Aristote, mais en leur conférant un sens nouveau, pose une matière première : Mmateria prima seu nuda, vel Potentia primitiva passiva, Passivilas, rù Guvauxov, mpütou ma@nrixdv, roûirov Üroxeluevov, principium resistentiae, exlensionis exigentia (Il, 309). Cette matière, qui ne subsiste jamais à part (IV, 512), est plutôt limitation et privation que nature déterminée : elle exprime l'impuissance de tout être créé à embrasser et à pénétrer l’infinité des choses qui toutes ont leur singularité, leur position, leur situs ? et par là

même, selon une expression reprise souvent par Leibniz,

1. Pour abréger et éclairer notre enquête, je ferai, chemin faisant et prématurément, ressortir les artifices et les hybridations auxquels recourt Leibniz avant d’apercevoir, par le progrès de son état d’esprit semi-critique, les alternatives qui finalement s'imposent à l’option d'une pensée pleinement consciente des données authentiques et inévitables du problème. Je ne reprends donc pas un exposé classique de la doctrine leibnizienne; je ne rappelle son itinéraire connu que pour aitirer l’attention sur les fentes de la route, sur les ponts coupés ou branlants qui la jalonnent. Constamment en effet Leibniz oscille entre le besoin de dissocier et celui de solidariser les plans hétérogènes soit de la connaissance, soit de la réalité; bien plus il s'efforce de solidariser, en les distinguant aussi, réalité et connaissance. Et il faut, nous le verrons, lui savoir gré de cette triple préoccupation, même quand il ne réussit pas à trouver des expressions satisfaisantes pour traduire en idées précises le sentiment très vif qu’il a, par anticipation, de la solution désirable où tout s’unirait sans se confondre.

2. « Cum singularia a mente creata perfecte explicari aut capi non possint, quia infinitum involvunt... » Il, 300. « Substantia simplex, quamvis non habeat in se extensionem, habet tamen positionem quae est fundamentum Extensionis, cum Extensio sit positionis repetitio simultanea, ut lineam fluxu puncti fieri dicemus. » IT, 339.

« s’entr'empêchent ». Il en résulte que le fait brutal de l'exclusion d'une matière par une autre matière se trouve ainsi transposé en notions intelligibles et en langage métaphysique, grâce à une sorte de virement subreptice et d'artifice rationnel où la donnée empirique et l'interprétation ontologique ou même déjà morale se raccordent l’une à l’autre, sans pourtant se confondre en fait et sans se relier non plus par une nécessité logique. Retenons déjà ceci dont nous aurons à faire état, et résumons ce premier point dans une formule de Leibniz. Cette formule, pour un esprit averti, ressemble à un tour de prestidigitation, car elle nous fait passer, comme eüt dit Aristote, d’un genre à l’autre. La voici dans son texte authentique : Non in extensione, sed in extensionis exigentia consistit haec passivitas (Il, 306). Par surcroît et grâce à un nouveau coup de pouce secret, cette passivité de la matière nue qui, toute virtuelle et inerte qu’elle est, a des « exigences » réelles et impérieuses, est considérée comme principe de résistance, comme impénétrabilité foncière, comme « antitypie » invincible à toute force ‘.

2° Si cette matière première n'existe pas à partet ne constitue pas un être réel, c’est parce qu'elle ne se sépare jamais en fait d’une force primitive et infuse. Leibniz reprenant le mot technique d’Aristote, l'appelle « entéléchie ». Cette force simple ne subsiste d’ailleurs jamais, elle non plus, à part d’une matière première; et, quoiqu'elle n’ait besoin pour agir que de l'enlèvement des obstacles, elle ne développe sa puissance interne que par un effort, conatum semper involvit?. Cet

1. Cette antitypie, qui apparaît comme principe d’individuation réfractaire à toute force brute ou intellectuelle, est l'obstacle salutaire qui prévient toute confusion panthéistique, qui suscite les problèmes de la science et de la morale, et qui est l'enjeu de la solution par laquelle ce qui «entr'empéchail» physiquement les êtres, devient moyen, mérite et garantie suprême d'union spirituelle et charitable.

2. « Differt vis activa a potentia nuda vulgo scholis cognita, quod

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effort lui est congénital et intérieur en raison de sa simplicité essentielle; mais (nouvelle prestidigitation) il semble avoir à soulever tous les êtres pour se déployer, alors cependant que la résistance procède de son imperfection interne et de l’impossibilité de discerner distinctement le détail infini de ses propres représentations. Ici encore, nous voyons cette combinaison hybride de données empruntées à l'expérience et de théories rationnelles qui prétendent se substituer aux faits en se fondant sur eux. Leibniz avoue cet étrange artifice lorsqu'il nous dit : entelechia, vis primitiva et insita, distincte quidem intelligi potest, sed non explicari imaginabiliter (LV, 507). C’est dire que, parti de données sensibles ou imaginables, on passe dans un domaine où l'on repousse les services provisoires des sens et de l'imagination, en espérant monter dans un ordre purement intelligible; mais cet ordre n'est-il pas une extrapolation illégitime, et l'esprit critique ne découvre-t-il pas ici un paralogisme qui n’a d'autre excuse que de permettre, semble-t-il, la construction d'un monde métaphysique dont on a reconnu d'autre part la nécessité ? 3° La monade, formée par l'union de l’entéléchie et d’une matière première, semble moins un aspect des choses que la réalité ontologique elle-même. C’est, dit Leibniz, « l'atome de substance, le point métaphysique! ». Ce terme de monade, potentia activa Scholasticorum, seu facultas, nihil aliud est quam propinqua agendi possibilitas, quae tamen aliena excitatione et velut stimulo indiget, ut in actum transferatur. Sed vis activa actum quemdam sive ëvreléyerxy continet, atque inter facultatem agendi actionemque ipsam media est, et conatum involvit; atque ita per se ipsam in operationem fertur; nec auxiliis indiget, sed sola sublatione impedimenti.» IV, 469.— A propos du rapport de la matière première et de l’entéléchie, il serait intéressant de rechercher comment Leibniz trouve entre les interprétations alexandrine et averroïste d’Aristote sur la passivité et la puissance nue de la matière première une via media et superior, dans la mesure même où il transpose le problème d’un point de vue objectif et naturiste à un point de vue plus intérieur etsemi-subjectif.

1]. « Monas his duabus completa, Atomus est substantiae punctumque metaphysicum... » IV, 508.

qu’il a repris aux Anciens, semble n’avoir été employé par lui qu'à partir de 1696 (IT, 142) !. Il est habilement choisi, certes, pour faire profiter des prestiges de l'imagination la pure raison elle-même. Mais, ici encore, voyons le subterfuge et l’équivoque. On fait crédit aux monades en songeant à l’unité des êtres réels que nous connaissons comme des individus, et dont la complexité n'empêche pas l'unité, unité d'autant plus étroite que l'être est plus organisé. Mais, d'autre part, ces monades sont entièrement inaccessibles à toute expérience. Ne croyons pas, en effet, selon une analogie toute physique et une clarté toute empirique, qu'elles soient les « éléments constitutifs » des êtres que nous connaissons par expérience : monades non sunt partes, sed fundamenta; non ingredientia, sed requisita phaenomenorum (IX, 262 et 270). Nous assistons donc à un effort nouveau de Leibniz pour se servir et se dégager à la fois du réalisme qu’il veut transposer en un idéalisme où, à la notion grossière des êtres conçus par la plupart des hommes sous les espèces de la quantité et de la matérialité, il prétend substituer une vue épurée, en les rangeant uniquement dans la catégorie de la force immatérielle et de la substance transphénoménale; réalité dont l'indice, selon lui, est l’action et non la passion, et qui, dansla matière apparemment brute, est cependant esprit ébauché ou virtuel ?. D'où cette formule paradoxale : Omnis monas, omne corpus est mens momentanea (1, 72).

ko Mais Leibniz, qui a si fortement le sentiment de la disjonction à opérer entre l'intelligible et le sensible, ne consent

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