VII LETTRE D'ENVOI AU R. P. AUGUSTE VALENSIN
cience positive de la cause finale et la valeur originale de l’action, lien de la nature et de la pensée; — mais l'union réelle des esprits formant comme un corps, comme une « substance nouvelle », comme une composition plus wne, plus substantielle que les éléments qu’elle domine et qu’elle élève à son unité supérieure : QC unum corpus multi sumus ». Et, continuant à méditer ce texte qui m'était resté dans la mémoire :
«ex pluribus substantiis oritur'una nova », je son- ; Je
geais que la vraie perspective de la philosophie métaphysique, morale, sociale, religieuse, consisterait peut-être à intervertir l ordre habituel qui procède trop exclusivement par analyses fictives, en assujettissant indûment la vie profonde, l'ordre même de l’action et de la foi, aux lois d’un entendement discursif qui, lui, va, par abstraction et rétrospection, au rebours de la nature et de l’âme.
Dès lors (et malgré l'importance extrême que j'attachais à la réhabilitation de la pratique littérale et sacramentelle dont l’idéalisme à lAllemande, le symbolisme à la Renan, et tout ce néo-christianisme, prélude du modernisme, alors en faveur dans beaucoup de milieux cultivés, avaient méconnu et discrédité la valeur), je ne me suis jamais assujetti dans la controverse sur le Vinculum à l'aspect particulier du problème de la Transsubstantiation qui avait été pour Leibniz et son correspondant même moins qu’une cause simplement occasionnelle. Comme eux, je considérais principalement la difficulté plus générale, plas
proprement métaphysique qu'ils s'étaient d’abord
proposée, avant même de prendre comme exemple
précis cette sorte d'expérience incomparable où pour-
les croyants se trouvent dissocices les données com-