CHAPITRE IV L'ATTRAIT RITUALISTE
Le désir de voir des croix dans les temples m'est indiqué par divers correspondants.
« Mme X, qui passe pour très libérale, demande des images, des vitraux dans le temple, et un crucifix. »
« La famille X avait complètement perdu ses habitudes religieuses. Elle les a retrouvées dans une église luthérienne à Nice, où le pasteur allume des cierges et célèbre l'oifrande à la façon anglaise. Les diacres, qui ont fait la collecte, viennent déposer leur plateau sur l'autel en fléchissant le genou, après quoi le pasteur prend le plateau et rélève à bras étendus pour le présenter à Dieu enjace du crucifix. »
(( Un pasteur de province réunit chaque semaine les Anglais qui se trouvent dans la ville et célèbre avec eux l'Eucharistie suivant le rite anglican. Sur la table de communion se trouvent alors une croix, quelques fleurs et deux cierges, ces derniers symbolisant la parole du Maître: « Je suis la lumière du monde. «
« Un pasteur de Paris visite en province un collègue, il assiste à un service funèbre. « Oli! dit-il, cette chapelle sans croix, ce pasteur en redingote, qui ne va pas jusqu'à Ja tombe... ni chant, ni liturgie... » Et il se mita pleurer, en s'écriant : a Ah I je comprends qu'on se fasse catholique, quand on a un peu de foi. »
En faveur des croix sur les portes des temples, ou des croix sur les tables de communion, on peut invoquer des arguments sérieux. Je ne les trouve pas dans les lettres que j'ai reçues. Je ne veux pas faire semblant de les ignorer.
En soi, il n'y a sans doute pas beaucoup de bonnes raisons pour ne mettre de croix nulle part. En soi, ce n'est certainement pas une chose mauvaise que de dresser une croix. Mais est-il possible de faire complètement abstraction de l'usage qui a été fait de la croix dans les églises catholiques ? des idées, des préjugés que les croix, sur les places publiques et ailleurs, réveillent, dans une foule d'esprits ?
Je n'insiste pas. Car aussi bien la croix est rarement seule. De la croix on va facilement au crucifix, et à l'image du Christ cloué.
Les déclarations citées plus haut le montrent.
Peut-on les lire sans un certain étonnement? Quand je vois un pasteur pleurer parce qu'il n'y a pas de croix, et que le pasteur a une redingote, et en arriver à comprendre que, si on a un peu de foi, il est bien naturel d'abandonner le protestantisme et de se faire catholique, je suis tout à fait troublé, et je me défie des croix et des crucifix.
Que d'évangélistes sans robe, sans croix, ont prononcé, dans des cimetières, des discours qui ont ému des centaines d'âmes à salut !
Ce n'est pas inon protestantisme qui proteste, c'est mon christianisme.
Et puis voici le Signe de la Croix.
« Mme X et Mme Z ne sont pas très évangéliques, mais elles font le signe de la croix. »
« Mme X me disait un jour : « Devant un enterrement, « un Monsieur salue, une dame catholique fait le signe de {( la croix, un chien remue la queue, et une protestante ne « fait rien. »
Il me semble que si j'avais été le pasteur, j'aurais répondu: la dame n'a qu'à faire comme... le monsieur, "et à saluer, en remuant... la tête, selon sa manière de saluer.
« A cinq reprises différentes, sans avoir abordé directement la question, au hasard de la conversation, j'ai parlé
du signe de la croix avec cinq coreligionnaires. Tous les cinq étaient favorables au signe de la croix. »
« Au milieu d'une dizaine de personnes, ces jours derniers, la question s'est posée. Une seule personne repoussait nettement le signe de la croix. Toutes les autres, sans vouloir instituer ce rite, reconnaissaient qu'il a sa grandeur, et d'aucuns estimaient que ce geste nous manque. — Un pasteur aumônier m'a avoué que pendant la guerre, toutes les fois qu'il assistait à un enterrement catholique, il acceptait que le prêtre lui passât le goupillon, avec lequel il traçait dans l'air un signe de croix, et ce pasteur ajoutait : Ça nous manque. »
Ici encore, je répéterais : en soi, le signe de la croix est un signe auguste.
Mais je me trouve en face d'un fait bizarre. Les pratiques catholiques ont l'air de séduire certains protestants. Et moi, c'est parce que je les vois pratiquer par les catholiques que ces pratiques me repoussent. J'ai trop vu de gens faire le signe de la croix en passant devant le bénitier, faire le signe de la croix en prenant leur chaise, faire le signe de la croix en laissant leur chaise... Et ils avaient si peu l'air d'y penser ! Et c'était un geste si distrait, si machinal! Précisément parce que je le trouve auguste, il me paraissait profane, sacrilège...
Le croix, le signe de la croix, le goupillon... où s'arrétera-t-on ? Et ce malheureux goupillon qui passe de mains en mains, et quelles mains !
Un correspondant me paraît résumer assez bien les sentiments qui inspirent les déclarations précédentes.
« Si magnifique qu'il fût en raison des difficultés à vaincre pour s'y rendre et des peines atroces qu'il pouvait entraîner, le culte du Désert n'est plus de notre temps. On veut des rites, des ornements, de la musique, des sanctuaires en un mot, où l'on s'édifie par les yeux et par le cœur et non plus des salles à parler. — Quand un commerçant (ne parlait-on pas au Désert de notre a commerce ») s'aperçoit que ses affaires périclitent, il recherche les causes de ce déclin, et s'aperçoit probablement que sa devanture manque d'élégance, qu'elle n'attire plusses anciens clients, et moins encore ne lui en amène de nouveaux. Alors, s'il est sage, il entreprend des travaux d'embellissement, et présente des articles de plus grande beauté. Non seulement ainsi il ramène le plus souvent la clientèle dispersée, mais en constitue une nouvelle. »
Cette comparaison (je l'ai retrouvée ailleurs) du culte avec un magasin de nouveautés, qui refait sa devanture pour attirer les clients, me paraît extrêmement exacte. Je ne me serais jamais permis de l'inventer. Mais puisqu'on me la fournit, qu'on me permette de m'en servir. Elle justifie toutes mes appréhensions et toutes mes répulsions.
Ce qui, à mes yeux, fait la valeur d'un magasin de comestibles ou d'étoffes, ce n'est pas la devanture, simple trompe-l'œil, qui ne trompe pas longtemps le client. L'honnête client cherche un honnête commerçant, dont la marchandise soit la meilleure possible, la plus saine, la plus nourrissante, la plus durable, ce que Calvin appelait la marchandise la plus « loyale », sans que le marchand s'enrichisse scandaleusement.
Au surplus, si les clients s'apercevaient que le marchand se contente d'embellir sa devanture, sans se soucier d'améliorer ses produits, tout le monde sait ce qui se passerait. Il se passerait, ce qui se passerait si une communauté se contentait d'embellir son temple, sans améliorer la nourriture spirituelle que les fidèles viennent chercher dans ce temple. Le magasin et le temple seraient .définitivement abandonnés.
L'aménagement du temple, c'est la devanture.
Soit. Mais la « marchandise » c'est la Parole de Dieu.
C'était du moins la conception de nos pères, la conception calviniste. La parole de Dieu dans la liturgie, la parole de Dieu dans les Psaumes, la parole de Dieu dans le discours du pasteur, — le prêche j — qui expliquait cette parole. Et j'ai grand regret que
l'on ne regrette pas davantage le culte du Désert (sauf les dragons du roi).
II est vrai que, de nos jours, on a beaucoup diminué la place de la parole de Dieu, et que la parole de l'Homme tient dans le sermon beaucoup plus de place qu'autrefois dans le prêche, — mais il n'est pas sûr que le culte en ait beaucoup profité.
Du reste, l'exemple de Bersier n'est peut-être pas tout à fait bien choisi. Il nous est dit :
« Bersier, par sa belle liturgie et raménagement de son église (la croix sur l'autel était à elle seule une révolution), lit un /}re /nier pas [combien devrait-il y en avoir, et en quoi devraient-ils consister?] qui attira des multitudes, avides également d'entendre ce prédicateur unique. »
Ce n'est pas la belle liturgie, la croix et l'aménagement du temple qui attiraient les foules quand Bersier prêchait. La preuve, c'est que Bersier avait attiré la foule à la chapelle Taitbout, où il n'y avait ni croix, ni.. ; il avait attiré la foule dans une grande salle, qui avait encore moins de devanture que la chapelle Taitbout, parce qu'il était un « prédicateur unique ».
(1) Bersier prêchait très bien, et il prêchait régulièrement toas les dimanches : deux causes très différentes, mais très importantes du succès d'un prédicateur.
— sa —
Et la vérification est facile. Dans telle grande ville, prenez tel temple qui se vide. Mettez-y un prédicateur « unique », et vous verrez.
D'autre part, changez toutes les devantures de votre « boutique », mettez des croix, aménagez.... mettez-y un piètre prédicateur, et vous verrez.
Voici V Angélus.
M. X raconte :
« J'étais éveillé à o heures du matin ; je ne dormais pas.. Tout à coup j'entends la cloche d'une église voisine. C'est l' Angélus. J'ai prié. Sans la cloche je ne l'aurais pas fait. — Et puis j'entends ma femme qui remuait dans la chambre voisine. Je me lève et je trouve ma femme. « J'ai entendu l'Angelus, dit-elle et j'ai prié. » Puis elle ajoute tristement : « Nous n'avons pas ça, nous protestants. »
Certainement le son des cloches est beau, poétique, éloquent. Je me rappelle le son de la cloche, qui, dans la petite ville où j'ai passé mon enfance,, rappelait tous les samedis soir que le lendemain c'était dimanche, et qu'il ne fallait pas oublier d'aller au temple.
Je me rappelle avoir entendu, à 5 heures du soir,, quand les campagnards finissent leur journée, l'Angelus répandre ses belles notes du haut d'un clo-
cher luthérien, dans toute une vaste plaine de la Thuringe. C'était extrêmement poétique, c'était extrêmement émouvant. Mais de là à gémir en disant : cela manque, il y a loin. Ah ! si je n'avais pas d'autre sujet de tristesse à propos de mon Église protestante ! — Il est si facile de prier, dès qu'on se réveille, même sans un coup de cloche!
YI
Voici la cérémonie de la Messe :
« Un bourgeois m'a raconté : Dans une petite ville, où il n'y avait pas de temple, je suis allé à la messe avec ma femme et mes enfants, nous étions tous saisis de respect, prosternés dans l'adoration. De retour à la maison, j'ai fait jurer à ma femme et à mes enfants, sur la Bible de nos pères, que nous ne remettrions jamais les pieds dans une église. Si nous y revenions, nous y resterions. Oui, nous nous ferions catholiques et je ne veux pas. »
Et moi, il y a six mois, j'ai été obligé d'assister à une messe, une messe dès morts, à l'ensevelissement d'une brave femme que j'avais beaucoup connue et pour laquelle j'avais de l'affection. — C'était une messe intermédiaire entre la première classe et la troisième.
J'avais dû m'asseoir au premier rang et n'ai perdu
ni un mot ni un geste, ni du prêtre, ni du chantre, qui était eu veston gris, ni des enfants de chœur. Le prêtre allait et v,enait d'un côté à l'autre de l'autel. Il ployait le genou, il se redressait. Il posait le calice à droite, et puis il le posait à gauche. Et puis il buvait ici et ensuite il buvait là. Et ensuite avec un petit linge, il frottait l'intérieur du calice et il se tournait vers l'auditoire, puis lui tournait le dos, et il parlait tout haut ; et le chantre en veston gris répondait de côté et d'autre, et allait aussi à droite ou à gauche, et disait des paroles en latin. Malgré toute mon attention, sur les 200 ou 300 paroles qu'il a dites, je n'ai pu en comprendre qu'une seule. Il est à peu près certain que, dans toute la chapelle personne n'en avait compris plus que moi.
Évidemment ce n'est pas un grand respect que j'ai éprouvé, un grand sentiment d'adoration. Ce n'est pas cette messe qui me détachera du protestantisme. — A ce spectacle je serais plutôt très disposé à conduire ceux qui se sentent attirés vers le catholicisme.
YII
Voici V extrême- onction :
« Mme X a assisté à i'extrême-onction de sa cuisinière et elle a dit : « Une religion qui a supprimé une pareille cé- « remonte ne peut pas avoir la vérité. Dans une de nos plus (( grandes Églises, un de nos meilleurs protestants, les plus
(( connus et les plus estimés, n'avait jamais pardonné au « protestantisme d'avoir supprimé l'extrême-onction. »
Voici le célibat des prêtres :
« Mme X est absolument catholique. Elle envie la sérénité de la foi protestante évangélique. Mais elle a besoin des formes du culte. Elle déteste les Réformateurs parce qu'ils se sont mariés. M. X est ultra-évangélique, mais il déteste Luther parce qu'il s'est marié. « \\ a, dit-il, compromis la cause de la Réforme. »
C'est encore V attrait clérical, c'est-à-dire du clerc, du prêtre catholique, qui perce .da»s des critiques un peu différentes. Plusieurs protestants m'ont signalé le tort que peut faire à la communauté un pasteur, maître absolu en matière ecclésiastique et dogmatique. Il modifie à son gré la liturgie : il prêche la doctrine qu'il v«ut. . .
Certes, il y a de très mauvais prêtres. Mais ils ont tous la même robe. Et c'est toujours le même culte, les mêmes cérémonies, les mêmes rites, le même catéchisme. — Dans le protestantisme le pasteur, quelquefois, est tout. S'il est bon, c'est très bien. S'il est bizarre, capricieux, que devient son Église .?
Ces critiques ne sont pas sans aucun fondement. La médaille la plus laide peut avoir un revers plaisant. Mais les abus de l'individualisme pastoral ne sont pas une conséquence logique du sacerdoce universel; ces abus pourraient être fort diminués parla discipline des corps ecclésiastiques telle qu'elle était exercée autrefois, et, devant l'histoire, les bienfaits de la famille pastorale n'ont rien à redouter de la comparaison avec les méfaits du célibat des prêtres. Il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas de prêtrise sans célibat, et pas de célibat sans prêtrise.
Voici le Carême :
« Dans leur réaction contre l'institution catholique, les Églises de la Réforme n'ont pas toujours eu la main heureuse : il leur est arrivé d'arracher le blé avec l'ivraie. C'est ainsi que le Carême a été rejeté par la plupart des Églises protestantes. » {Souviens-toi, février 1925.)
Hâtons-nous de reconnaître que la feuille ajoute :
« Il y a un danger dans la célébration du Carême, si l'on se fait un mérite d'une certaine austérité de la vie matérielle, et il y a une certaine indécence dans les excès alimentaires du Mardi Gras. »
Nos lecteurs auront peut-être remarqué que nous n'avons rien dit de VAdoratlon, — dont parlent si souvent certains critiques de notre culte réformé. La raison de notre silence est très simple : nous n'arrivons pas à comprendre ce qu'on nous demande.
Si adorer est, comme le dit le Dictionnaire, « rendre à Dieu le culte qui lui est dû », un culte « qui ajoute à l'honneur, à la crainte respectueuse, l'idée d'un amour profond », je. ne vois pas, en fait d'adoration, ce que l'on peut ajouter à notre culte réformé, sinon tel qu'il est célébré, du moins tel qu'il doit et peut être célébré. — Ce culte commence par proclamer la souveraineté absolue du Dieu unique et de ses commandements; il jette ensuite le fidèle à genoux dans un cri de repentance, semblable à celui du péager se frappant la poitrine ; il le relève ensuite dans la joie du croyant en Dieu père, et en Jésus, son fils unique, et au Saint-Esprit qui assure le pardon, la communion des saints et la vie éternelle ; et il s'achève par la triple demande à Dieu de sanctifier son nom, de faire venir son règne et de faire régner sa volonté sur la terre comme dans le ciel. — Et le fidèle a chanté : « A toi, mon Dieu, mon cœur monte ! » Dans notre religion de l'honneur de Dieu, notre culte réformé n'est-il pas Tidéal du culte d'adoration ?
Peut-être pourrions-nous trouver dans notre enquête quelque autre rite catholique qui exerce son attrait sur quelques protestants. Mais cette énumération suffit.
1° Une première réflexion s'impose. On nous dira : qu'est-ce que cela prouve.^ Des personnes,sérieuses, éminemment respectables., ont certains goûts, que nous n'avons pas. Et puis ? En effet cela ne prouve rien.
Ce qu'il faudrait savoir, c'est le nombres de protestants que ces goûts risquent de rapprocher plus ou moins du catholicisme. Car presque toujours il s'agit d'un siniple rapprochement^ et non d'une conversion.
Or ce nombre, nous ne le connaissons absolument pas.
2" Mais voici une seconde réflexion plus importante. Quel qu'il soit, ce nombre est, à mon sens, trop grand. Et nous en appelons d'une émotion particulière, d'une inclination personnelle, au bon sens commun.
Parmi ces rites, il y en a d'essentiellement catholiques : la messe. Il peut y en avoir d'inoffensifs en soi. Mais ils sont tous entourés, historiquement, d'idées dangereuses, soit magiques, soit méritoires.
L'histoire montre qu'il ne faut pas jouer avec ces dangers.
Que, dans telle ou telle circonstance, quelqu'un veuille jeûner,, cela le regaTde; il est libre. Mais jeûner à époque fixe, par ordre, par convenliion, mécaniquement ! Pourquoi ? Il y a du reste tel poisson avec de l'huile, qui peut être beaucoup plus agréable à manger que telle chair avec de la graisse. La gourmandise doit être évitée dans le jeûne autant que le mérite... Et nous voilà embarrassés dans de bien curieuses difficultés religieuses et culinaires.
Que devient la religion en esprit et en vérité ?
3p Enfin que mes lecteurs veuillent bien réfléchir à ceci :
Chaque religion a son culte ; chaque culte a son caractère, constitue un type.
Ce type n'est peut-être pas parfait, il ne l'est probablement pas. Mais enfin il est un type, avec ses qualités et ses défauts, qui sont inséparables. C'est un singulier manque de psychologie que de vouloir améliorer les qualités d'un culte en empruntant les qualités d'un culte différent.
Les défauts d'un culte devront être corrigés, dans la mesure du possible, en intensifiant ses qualités, en affaiblissant ses défauts, mais sans modifier le type; modifier le type, c'est l'anéantir.
Toute médaille a son revers. Enlevez le revers, vous n'avez plus de médaille.
Si vous mélangez le type protestant avec des éléments catholiques, vous détruisez le type protestant.
Sans compter que chaque élément d'un culte em-
porte avec lui certaines idées, certains principes de ce culte lui-même, de cette religion. Vous introduisez ainsi des pensées catholiques dans le protestantisme. Et quelle sera la fin ?
Sans compter que, si tel élément du culte catholique vous séduit au point que vous ne pouvez pas ne pas céder à son attrait, cet élément catholique, transporté dans le culte protestant, ne vous satisfera plus comme il vous satisfaisait. Privé de son environnement naturel, il vous paraîtra affaibli, choquant, dénaturé. Il faudra aller le retrouver dans son véritable environnement...
C'est mettre la main dans un engrenage dont on ne pourra plus la retirer. Il est capable de tout broyer.
Voulons-nous être protestants? — c'est la vraie question. Meilleurs protestants ? — très bien. Protestants autrement ? — non.
C'est à prendre ou à laisser.