‹ Une épidémie de fièvre typhoïdeChapitre 21 sur 32 · BEST RE · texte numérisé non relu

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ne signifiaient-elles pas que l'infection typhique s'était produite presque en même temps, peut-être le même jour, chez nos 20 malades ? Il fallait bien admettre alors, que l'épidémie était autochtone, qu’elle avait pris naiïssance à Tauves même, à la faveur de circonstances spéciales qu'il s'agissait de déterminer.

Dans cet ordre d'idées, un premier fait s’imposa à notre attention; celui de la localisation de l'épidémie au bourg de Tauves, et, comparativement à cette localisation, l'immunité dont jouissaient les villages voisins. La même immunité semblait également acquise, dans Tauves même, aux communautés des frères de St-Gabriel et des sœurs de la Miséricorde, dont la population, maîtres etéleves, était cependant en état marqué de réceptivité : Jeune âge etencombrement. î

Nous voulûmes nous rendre compte des causes probables de cette immunité et, procédant par voie d’élimination, nous ne trouvâmes, dans l'examen des conditions hygiéniques qu'offraient respectivement les groupes indemnes et la population frappée, qu'un seul point de dissemblance : l’eau potable.

Une minutieuse enquête vint établir que les habitants de Tauves, atteints en avril par l'épidémie, prenaient l’eau de boisson aux fontaines de la Halle, sohrce de La Massonnerie, tandis que les communautés et les villages respectés par le fléau s’alimentaient à d’autres sources. Nous apprimes en même temps que l’immunité de ces agglomérations n’était pas absolue et qu’elle comportait quelques exceptions. Une des pensionnaires du couvent des sœurs, Anna B... (Obs. XLIIT), un élève des frères,

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