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Joseph M... (Obs. XX), un élève de l’école communale de
Tauves, Pierre D..., de Ribbes (Obs. XXXV), une habitante du village de Plagnes (Obs. XLVI\, avaient, en avril et dans les premiers jours de mai, payé leur tribut à la fièvre typhoïde.
Devions-nous conclure de là que nous faisions fausse route en suspectant les eaux potables ? Pas le moins du
monde let loin d’égarer nos recherches, ces cas excep-
tonnels allaient nous démontrer, comme une expérience de laboratoire, que nous étions dans la bonne voie en incriminant l’eau des fontaines de la Halle. Tous les malades dont je viens de parler avaient bu accidentellement de cette eau ; nous avons reçu à cet égard les renseignements les plus précis etles plus affirmatifs. Pour eux tous et
pour Anna B... en particulier, la contagion ne pouvait
reconnaître une autre cause.
Que s’était-il donc passé pour Anna B... ? | Cette enfant recevait fréquemment au couvent des visites de sa mère, sortait avec elle les jeudiset les diman-
-ches et prenait dans ces occasions ses repas au dehors.
C'est ce quiest arrivé notamment les 27 et 30 mars; Anna B... a bu ces jours-là de l’eau des fontaines de la Halle.
. Le 3 avril, jour de son départ pour les vacances, l’enfant se plaignait déjà de malaises, le 15 avril elle s'alitait. Il yavait alors 18 à 20 jours qu'Anna B... avait bu de l’eau suspecte, et ces 18 à 20 jours représentent exactement — il importe de le fairé remarquer — la durée moyenne d'incubation attribuée à la fièvre typhoïde. Or, étant données les conditions particulières de la vie d'Anna B...,