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les 5 autres, il m'est impossible d'en donner une explication satisfaisante, en dehors de l’hypothèse du contage par l’air ; hypothèse bien admissible du reste, étant donné que sur les 5 malades en question, 3 habitaient Tauves et qu’un autre y était venu plusieurs fois, au cours de l’épidémie(Obs. XXXIV). Quant au dernier malade, sujet de l'observation XLVIII, on peut admettre également la possibilité d’une contagion due à l'air, ou à des aliments pris par M..., le jour de son unique voyage à Tauves, chez un aubergiste de la localité.
Les fontaines de la Halle, ‘avons-nous dit, ont été remises en marche vers le 15 juin. Mais, objectera-t-on, si ces fontaines avaient été, en avril, le facteur de l’épidémie, l’eau suspecte étant rendue en juin à la consommation, la fièvre typhoïde aurait dû reparaître à Tauves en juillet. |
À quoi nous répondrons que la population avait été si bien frappée du résultat immédiat qu'avait produit sur l’évolution de l’epidémie la mesure prophylactique prise par la municipalité, que les eaux de la Halle ne pouvaient manquer de rester longtemps en défaveur ; alors surtout que l'habitude était prise de puiser l’eau potable à d’autres fontaines. |
Lorsqu'il nous parut démontré que l’eau des fontaines de Tauves jouait le principal rôle dans la propagation de la fièvre typhoïde, nous voulûmes rechercher les cau-
ses auxquelles était due la souillure spécifique de cette eau.
L'enquête, changeant d'objectif, va également changer de lieu, et nous conduire au plateau de La Massonnerie, où naît la source des fontaines de la Halle.