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nes, où les premières maisons du quartier nord de T'auves -puisent leur eau potable. Au-dessous des bacs en pierre de l’abreuvoir, à même dans les fossés de la route, est agencé un lavoirprimitif, qui sert à toutes les DSpAgeces du voisinage.
Un aqueduc souterrain conduit les eaux du lavoir dans les propriétés situées de l'autre côté de la grand’route.
L'axe de cet aqueduc croise celui des conduits de la fontaine de la Halle. Au point de croisement, les tuyaux de la fontaine affleurent le radjer de l’aqueduc. Je démontrerai toute l'importance de cette constatation, lorsque je déterminerai quelles sont, à mon avis, les causes de l’épidémie de Tauves.
Une fontaine publique est encore à signaler : celle du Thuel. Elle se trouve dans des conditions aussi défectueuses, sinon davantage, que la fontaine-abreuvoir des (jannes. Produit de suintements recueillis dans le terreplein des jardins situés au nord de Tauves, l’eau du Thuel, après avoir suivi de misérables tuyaux de bois et de terre cuite, affleurant le sol et brisés en maints endroits, vient remplir un bac creusé dans uu tronc de sapin. C’est une des plus anciennes fontaines de Tauves, et chaque siècle y à laissé un échantillon des matériaux . dont il usait. Il n’est pas de source plus exposée que celle-là à être souillée par des matières de toutes sortes.
Écoles. — Le bourg de Tauves est aussi bien doté que possible sous le rapport de l’enseignement. Indépendamment des écoles communales de garçons et de filles, il
possède deux établissements congréganistes importants, B. 4
et un
l'un dirigé par les Frères de Saint-Gabriel, l’autre par les Religieuses de la Miséricorde. Le premier contenait, en mars 1890, 230 élèves internes ou externes, et 8 à 9 maîtres. Le second, plus de 200 jeunes filles et 8 religieuses. Ces deux établissements, situés hors de la ville, au milieu de vastes jardins, répondent à toutes les conditions exigées par les règlements administratifs au point de vue de l’hygiène. Ils prennent leur eau potable dans leurs propriétés mêmes : au môyen d’un puits, chez les Sœurs; par un système de conduits aboutissant à une fontaine, chez les Frères. |
Ces deux agglomérations situées aux deux extrémités de Tauves, l’une au nord-est, l’autre au sud-ouest, vont bientôt me servir de précieux témoins indicateurs, dans la recherche des causes de l'épidémie de 1890. Il était difficile de trouver, au point de vue expérimental, des réactifs mieux appropriés à l'analyse que j'avais à faire.
Constitution médicale et épidémies antérieures. Pour ne rien omettre, avant d'aborder le chapitre des Observations, je dois dire un mot de la constitution médicale du pays et rappeler spécialement deux apparitions antérieures de la fièvre typhoïde à Tauves.
Les influences du climat et de l'alimentation sont ici dominantes. Si les fièvres palustres sont inconnues dans la région, en revanche les affections aiguës ou chroniques des voies respiratoires se rencontrent à chaque pas. Elles préparent admirablement le terrain à la tuberculose, qui reconnaît encore pour cause adjuvante la mauvaise alimentation. La diathèse arthritique,