‹ Une erreur judiciaire: l'affaire DreyfusChapitre 16 sur 69 · DE LA FORME · texte numérisé non relu

DE LA FORME

Etudions maintenant la forme des traits. Des six perspectives sous lesquelles nous envisageons les graphismes à comparer, celle-là est la plus importante. En effet, une expertise en écriture pourrait se définir une comparaison des formes, car en dernière analyse toutes les autres qualités de l'écriture rentrent dans celle de la forme.

Le naturel, — Et tout d'abord la forme, dans la pièce X, est-elle artificielle, compliquée à dessein? A première vue, il ne le semble pas. Mais regardons de plus près ce document...

Ne sont-ils pas étranges, ces mots : « campagne » (ligne 14), « extrêmement » (ligne 15), « ministère » (ligne 18)? Ce sont là des mouvements qui témoignent d'une contraction comme celle qui

Hosted by

frappe les faussaires. La difficulté cl3 fausser son écriture, et surtout d'en imiter une autre, réside justement dans la lutte qu'il faut entreprendre avec son système nerveux pour qu'il ne se produise aucune de ses manifestations habituelles. Si habile que soit le faussaire, il a le sentiment de laisser échappsr des indices de sa personnalité, et, dans les moments où il poursuit le plus adroitement son œuvre^ son esprit trop tendu vers la réalisation de formes complexes qu'il n'est pas habitué à produire provoque des contractions musculaires.

Observons la dernière lig-ne. Les mots « je vais partir en manœuvres » sont d'une inégalité choquante et d'une netteté plus que médiocre • le tracé contracté est évident, et nulle part, dans les vingtneuf pages des pièces de comparaison, écrites cependant dans des états d'esprit si diiférents, nous ne trouvons une équivalence acceptable.

Une autre forme graphique qui décèle l'eftort et la tension d'esprit du scripteur, c'est le grossissement de certains mots. La tension d'esprit qui fait afiluer riiillux nerveux dans la main qui écrit, provoque, dans les moments proches de la contraction, une exagération des mouvements en vue de dominer cette contraction. La violence, l'exaltation, tous les mouvements expansifs, en général, et surtout l'efTort, favorisent la formation de mots dont les lettres vont en grossissant. Les mots « guerre » (ligne 18), «envoyé» (ligne 17), «détenteur» (ligne 21), «remettre» (ligne 22), « manœuvres » (ligne 22), « intéresse » (ligne 24), « adresse » (ligne 28), « manœuvres » (ligne 30), sont des exemples de cette forme grossissante qui est étrangère à toutes les habitudes de Dreyfus.

J'observe aussi que le début du document X est sensiblement plus net et que les contractions et les grossissements vont en augmentant. On dirait que cet écrit a été tracé en deux fois, les quatorze premières lignes d'abord. Brusquement, dès la quinzième ligne, l'écriture change de direction, de dimension, de forme! Cette écriture est donc suspecte, malgré sa rapidité. L'on sait, du reste, qu'un bon lithographe parvient toujours à imiter l'allure d'un graphisme quelconque en écrivant rapidement. Il saisit trois ou quatre des manières de l'écrivain qu'il imite et le résultat est une ressemblance générale assez satisfaisante, mais qui ne résiste pas à une expertise tant soit peu sérieuse.

Comparaison des formes, — G-ràce à l'abondance des parties à comparer nous trouvons des mots semblables dans les deux sortes

Hosted by

tcriture de Compara/son

pièceé.p.Z icgnelS pièce è,p.2l.J pièce 6.p.3X,S.

pièce 6, p. Z,lJO. pièce è.p.3 US pièce 3p. 4. L H P/èceX,. Li^neJS.

Fig. 2.

de pièces. Ainsi le mot « extrêmement », qui est à la ligne 25 de la pièce Z, se trouve dans la pièce 6, page 2, ligne 19, et nous découvrons dans cette pièce 6 les mots « extrême, excellent, excellents, examen » et le mot « exhalant » dans la pièce 3, page 4, ligne 7. (Voyez \2.fig. 2.)

Tous les mots de la pièce de comparaison ont la même forme et ce n'est pas celle de la pièce de question. L' « x », T « h », X « m » sont aussi dissemblables que possible. Par contre Tallure de la finale est la même, sauf encore Tinclinaison, les liaisons et la finale! C'est beaucoup de choses différentes contre une ressemblance à peu près.

Une des lettres les plus typiques de la pièce X est V « f » minuscule. Elle est formée d'une boucle en haut et d'un jambage en bas lié à la lettre suivante. Dans l'écriture de Dreyfus elle est formée d'un jambage en haut et d'une boucle en bas liée à la lettre suivante. C'est donc absolument le contraire {^Jig. 3).

Hosted by

Pièce X

Lignes ^ 2^

ccriiure àe Dreyfus

•^Uct-^

ii^eférence^. N° i.2.3, f pièce i, pa^e ^ M'iôip Z.p.â. l 6.J

Fig 3.

Prenons la [lettre M majuscule. J'ai recueilli tous ceux de Dreyfus, soit vingt-deux exemplaires (Jig. 4). Celui qui ressemble le plus à ceux des pièces de question eu est encore foncièrement dissemblable 5 c'est le n° 16 qui est anguleux et finit par un trait net, contrairement à ceux qui lui sont comparés.

Hosted by

Documenl: X .

Ecr/h/re cfe D,reyfus,

^ ^ /}U /^ yp^ ^ yp^ '

M <M ^ Â ^ ^9^ /kl

i^ iS i6 -7/ -78 -fs 2o

(Références: IV? 1. p/éce tpage I, l/^/ie / m^^.S, ^, 5, pièce Sp'. 1 l/yûâJ 7, S. 7i. 7J,./Yf^ p. 2p.3. lJ-N°j'p.3.p:f.l.73.N°Sp.3p.2l.73~fyi^S.70, 17, 12p. 4p. 1, lf^/}es / î. 1S, 7S- N?f3p. 4^ p. S,l.Z- /Vf 74. p. 5, p. -f, l. i- yy'lSei -fSp. S.p t U^nes 7ei 7Û - A* 72. p. y.p.ê.lS- N°78pJ.p.3.l.ê^N?79.p.Ji.p.^l.i/, /t'f êO.p. 8. p. 1,1.2- A1fê2p.9.pJ. l. 1.N?êSp.9.p7X73J

Fig. 4.

Hosted by

r/AFFAIRE DREYFUS 77

Document X

Ecriture de Dreyfus,

C Referenccô;^ Nti pièce </?ay^ 1, ly/îc/S.

p.ij. S^ /V^S.p./,p. ^ /. /^^ N^6p./.p. 4^. l . 6^. N?7.p^,p,3. 1.7SJ

Fior. 5.

Observons la lettre S majuscule {fig. 5). Elle est deux fois dans la pièce de question et sept fois dans l'écriture de Dreyfus. Le no 6 ressemble à peu près au n° 1 du document Z.

Le J majuscule, dans le mot « Je », est formé, dans la pièce X, d'une tête assez haute et d'une boucle descendant normalement, non liée à la lettre suivante. Jai recueilli les vingt-deux exemplaires de J des pièces de comparaison et il suffit de jeter un coup d'œil sur la fig. 6 pour voir que la ressemblance est peu concluante. Le début de la lettre est semblable, la finale ne Test plus.

Hosted by

Le ri bu te c/e Dreyfus

7^9 iû 71 iz

Pièce X

Fig. 6.

Le même mot «je », avec une minuscule, est plus intéressant à observer. Nous voyons, fig. 7, ceux des pièces de question. C'est un type unique et bien caractérisé, formé d'un jambage séparé de l' « e » suivant et pointé.

Ffécà X

lignes 2 /6 2S 27

Fig. 7.

On Yo'it, Jig. 8, les soixante- douze « je » que nous avons trouvé dans les pièces de comparaison. Ils sont|formés d'une boucle liée à la lettre suivante, sans point. Ici la dissemblance est absolue.

Hosted by

La lettre majuscule C se trouve une fois dans la pièce X. Ce C ressemble à très peu de chose près au n» 3 de la fig. 9. Toutefois même si la ressemblance n'était pas limitée à un exemple sur huit il faudrait dire que la forme est trop banale pour constituer une preuve importante.

E ordure de Dreyfus i Z 2 ' -^ . ; s 6 ^ ' S 9

iO -71 -IZ ^3 i^ ^S ^6 1/ IS 1^

•20 ^1 Z^ Za 2^ 2S Z6 2^

Z8 ZJ Sa Si' SZ 33 3^ 3S 3ê J/ Sf 3^ ^û ^f ^^ ^3 ^4 ^S ^6 ^/ ^<f ^J

^^ ^/ 5Z 63 5^ S5 SS S/ 5f SS 6û

67 ÔZ 63 6V 66 66 6/ 6<P éy /o //

(Références pièce Z . f^"? 2 d y p/éce 3. . /^°^8l 31 pièce ^.. N°.' 3Z d 3S,f'èc^ S.. A"=^39 d ^Syp/'ice 6,. N°J49ââ4/p,èceJ.N°.'5Sâ 63, pièce 8,^NV 64

■^ /^) Fig. 8

Hosted by

Pièœ X , ligne iS-

£cr/ïur6 àe Dreyfus

(Référencer / N? 1^ pièce ^ pâ^ef, Ùy/?e3, /Vf 2 pièce 2^ p. i^ i^S. iJ?3 p.Z, p.2,lJ/.

/)/?^.S, S.p/èceS, fi,7 L2U 9 e6. pû^eSlS M7,fi.4, p.Z, 1.6. /y^SpS, p,3^ l.Z)

Fig. 9.

Le petit mot « de » se trouve huit fois dans la pièce de question. (Yoyez fig. 10.) Il est de forme égale, arrondie avec une hampe bien formée et la première partie de la lettre ouverte.

La forme du même mot, dans les pièces de comparaison, est profondément différente avec le « d » sans panse, anguleux^et^ bouclé au début de la lettre.

Hosted by

Pièce -X

l/^/?esZ // /3 13 13 /4 /8 /<?

Ecriture d& DrCjfa$

( Rèfêrences:NVi. 5 . J, ^. s. pièce f.pa^e î, l/pes S. S/ /6, et pa^e 2. / /O N^.-" 6 J, 8 pièce 2p. 1L 5 etp^^e i, /.^ ei fOj page 3 l/g/?es 2 ei 7poL^r iej Ai^'J Seâ iûj

Yiçr, 10.

Voici encore le mot « vous » que je trouve six fois dans la pièce X et sept fois dans les pièces de comparaison {fig. 11). Les premiers sont arrondis, avec un « v » en forme d' « u », et V « u » toujours plus grand. Les autres, ceux de Dreyfus, sont anguleux, avec le » toujours plus grand. C'est d'une dissemblance très nette.

Hosted by

g2 UNE ERREUR JUDICIAIRE

P/éce X . Pièces de compara/son

Ligne 1 ^^^

Z8 i/rju^

pièce 2 1

//one 2

yiu^

■Ui^^

" fo.zii.

Il ••

Fig. 11.

Les mots « que » et « quelque » se trouvent plusieurs fois dans chacune des sortes de pièces. Comparons-les {fig* 12). Il est remarquable que la forme soit aussi apparemment approchante en étant si foncièrement différente. Voyez, par exemple, comme le début et les finales de ces mots se ressemblent peu et comme le mouvement de Xest plus faible, presque mou par rapport à celui des pièces de comparaison.

Hosted by

Oocumenè X

fcr/éurs de Orey/ûs.

[J^èferences : -/Vf /, pièce i^ pg^e Z.t/^ne / /V?Z^ /o. 2. p. 1, l.jr. . /^?i3. ^,5.6p. à,p 7. 1.7 S, ?4eé:/,a^^ 6, l â:.r7e£S,p4.p.7^ lJûeifl/Vf8àf2.p>.S,

Fig. 12.

Hosted by

La même chose s'observe dans la comparaison des mots « corps » (fig. 13). Il y a là une ressemblance frappante. Eh bien, cherchons dans toutes les pièces de comparaison un « p » avec la seconde partie à la hauteur du jambage et nous ne le trouverons pas. Il serait tout aussi difficile de trouver deux « c » comme ceux de la pièce de question. Ceux de Dreyfus sont toujours plus hauts et plus ovales.

Pièce X, l'c^ncÊo.

Ecr/éure àe Dreyfus ^ '^ ^*^

{Reférenceô: pièce 3 p. 2 ligne 2^ ^ ^ pièce S,p.3,L 4; pfece^. ^< /^)

Fig. 13.

Nous avons un L majuscule dans la pièce de question. Le voici fig. 14. Ceux de Dreyfus diffèrent entre eux, mais il n'en est pas un seul qui soit comparable à celui de la pièce de question.

Hosted by

Pièce X , U^ne fs

£çr/iure cie . D.çeyfiJS .

(/^eferenceô -^V." 1 prece 5 pa^e /, //y. •/

Fio-. 14.

L'une des formes caractéristiques de récriture de Dreyfus est dans le départ de ses mots {fig. 15). Il lance sa plume de bas en haut, ce qui fait précéder ses mots d'un trait droit et raide. C'est une marque difficile à éviter dans une écriture rapide comme celle de la pièce Z. Mais elle ne s'y rencontre pas. Au contraire, les commencements des mots sont très sobres, à peine formés, contrairement à l'habitude de Dreyfus.

Hosted by

gg U N E E R R E L R J U D I C I AI R E

Ecriiure de Dreyfus

Documeai X

Fig. 15.

Il y [a de nombreux chiffres dans Ja pièce X Comparons leui forme avec celle des chiffres trouvés dans la pièce de comparaison {Jig. 16). Le 2 de la ligne 5 de la pièce X ressemble au n° 16 de récriture de Dreyfus, Mais à côté de cela il y a autant de différences qu'il reste de chiffres à comparer. Quand on rencontre une analogie de forme sur dix et qu'elle s'applique à la forme la plus banale, on peut bien dire qu'il y a pure coïncidence

Hosted by

D OC u me ai X L/^nâs4, S y . 1û -72 -13 . /f^ -14.

Ecriture de Dr&yfus.

CD et) (3) (^^ (^^ (^^ ^7^ (^^ ^^^ (10) C^1) (^Z) C^2j (W OS) (1S)

(Zû)

i Références: N''1ei2p/èce l.pagei l'gnt 16eép.^

l.S.^ N°^3. i^.S^pi'èceSf^.'l. lleâ^.^ Af^'Seé 7p.Jp.Z.^ . l. é-N'.'detS.p.d.p.^, i^ - f^?'7û^fi.p.3,p.6,L./.

JJ./^,p.6.p.Z.l.Zet3etp.S.l7-^''.'r9etZûp.7.f.a-fJ

Fig. 16.

Hosted by

LA DIMEXSIOX

La dimension des lettres paraît semblable dans les deux sortes de pièceS; surtout si on compare X au document 5. C'est la même amplitude de mouvements, avec, dans la même ligne, un mot composé de lettres moitié plus petites que les autres. Cependant cette variation est beaucoup plus intense dans la pièce X et la dégradation des dimensions plus brusque. C'est la même chose, un peu forcée.

Nous avons déjà vu que les inégalités dans la disposition des lettres qui forment les mots grossissants du document X ne se trouvent pas dans l'écriture de Dreyfus. On voit aussi une différence notable dans le caractère général des variations de la pièce X à partir de la quinzième ligne.

Faut-il voir dans ce fait la preuve du bien fondé de l'hypothèse que Dreyfus aurait fait un effort en vue d'exagérer les habitudes qui composent son écriture? Mais cela n'arrive pas du tout à fausser le graphisme. Il n'est pas probable que voulant contrefliire son écriture on en conserve toutes les formes habituelles, sauf àen exagérer quelques-unes parmi les plus difficiles à modifier, et non seulement en choisissant le mode de falsification le plus difficile, mais encore le plus médiocre comme résultat, puisqu'il laisse subsister tout ce qui est apparent dans la personnalité scripturale.

Quand on compare les documents pour la première fois c'est là^ peut-être, ce qui frappe le plus fortement : la ressemblance dans l'inégalité. Eh bien, cherchons l'équivalence réelle des variations de X dans les pièces de comparaison. Même en collectionnant dans plusieurs documents les parties les plus similaires on ne trouve que des à peu près. Si la ressemblance dans l'inégalité des dimensions n'est pas absolue dans les conditions les plus favorables, elle nous apparaît plus que médiocre dans la comparaison des autres documents. C'est ainsi que nous tombons dans l'incertitude au sujet d'une des similitudes les plus frappantes.

Hosted by

LA DIEECTION

La direction des lignes dans la pièce X est légèrement descendante, de 2° à 4° selon les lignes. Dans l'écriture des pièces de comparaison, et même dans les lettres missives qui expriment les sentiments les plus tristes^ elle est légèrement ascendante. Cette différence est frappante par sa généralité.

Dans la pièce X les lignes descendent de plus en plus, si bien qu'à la ligne 28 nous trouvons le maximum de chute. Dans les pièces de comparaison le phénomène opposé se produit* la direction des premières lignes est moins ascendante-, elle faiblit môme comme dans la pièce 3 pour se relever quelques lignes plus loin.

On trouve dans les deux sortes de pièces des lignes sinueuses de même valeur. Tantôt la ligne s'affaisse au centre^ comme dans la ligne 2 de la pièce X, tantôt elle est en dos d'âne (ligne 15) ou tourmentée (ligne 14), ou encore presque droite (ligne 20),

Pièce X .

c^^y^.^^ ^^Vo^ ^y<^^'j^

Ecriture de Dreyfus.

Fin-. 17.

Hosted by

Nous trouvons aisément des équivalences dans la pièce 5, lignes 7 et 10 de la page 1 et lignes 8 et 9 de la page 4. Je ne me sers que d'un seul document pour démontrer cette ressemblance : on n'en pourrait pas faire autant avec chacun des autres, mais dans tous on retrouve des lignes sinueuses de Tune ou Tautre des espèces ci-dessus. La démonstration est donc satisfaisante.

Dans la pièce X nous trouvons des mots dont la seconde partie descend brusquement (/ïfir. 17) : « Campagne » (ligne 14), « ministère » (ligne 18), « disposition » (lignes 17 et 25). Il m'a été impossible de trouver une ressemblance satisfaisante dans les vingt-neuf pages des pièces de comparaison. Voici les deux mots qui se rapprochent le plus de ce brusque changement de direction : « figure » et « honneur » (pièce 3, page 2, lignes 3 et 16). C'est peu démonstratif et je crois qu'il est mieux d'admettre que ces variations brusques de la pièce X sont des indices de falsification.

L'inclinaison de l'écriture de Dreyfus est assez inégale d'un document à l'autre et la pièce X a une inclinaison différente à partir de la ligne 15. La ressemblance qu'on peut constater dans ces conditions n'a qu'une valeur quantitative.

Page 1