LE CHATEAU D'ULYSSE
Samedi, 31 octobre. — La nuit passée à l'auberge du Parnasse a pleinement répondu à mon attente ; c'est-à-dire que je suis décidé à n'en pas passer une seconde sur ce champ de bataille que j'abandonne honteusement.
« Ulysse se retournait en tous sens ; tel qu'un homme tourne et retourne sur un brasier ardent un ventre de chèvre rempli de graisse et de sang qu'il se hâte de faire griller, tel Ulysse s'agitait sur sa couche, méditant comment il appesantirait son bras sur les prétendants audacieux. » {OcL, XX, 25.)
Mais je fus moins heureux que le héros, et Pallas ne vint pas verser le sommeil sur ma paupière. Je songe donc à trouver un autre logis.
22 UNE F.XCURSIOX A ITHAQUE
A mon appel accourt d'abord un petit jeune homme d'une douzaine d'années avec qui j'ai navigué hier. Fils du consul de Grèce à Tunis et élevé au lycée français de cette ville, il parle parfaitement notre langue. Il possède en outre, à Ithaque, des parents qu'il est venu visiter et sa gravité précoce peut rendre son conseil précieux.
Puis voici M. le démarque de Wathy à l'obligeance duquel je rends ici hommage. Lui aussi parle fort bien le français et s'occupe gracieusement à me chercher une installation. Enfin l'agent consulaire chargé de nos intérêts commerciaux, M. Caravias, remportera la palme dans cette lutte d'amabilité et me procurera un véritable palais.
En attendant, je monte en voiture pour me rendre au lieu nommé château d'Ulysse (KiiTfo toO 'OSvrjTÉu;). Mon courrier reste à Wathy pour visiter les appartements qu'on m'offrira et surtout pour assurer le repas. Il est forcé de faire notre cuisine, et il faut, paraît-il, dépenser des trésors de diplomatie pour se procurer des œufs ou du raisin.
Je serai dirigé par l'hôte du Parnasse, à qui j'ai la bonté de ne pas garder rancune pour ma nuit blanche. Pour communiquer, j'ai le choix entre l'italien et l'anglais ; j'emploie donc lune et l'autre de ces deux langues, celle qui est la moins rebelle à expliquer ma pensée du moment.
Nous longeons d'abord le quai de ^^'athy, la prison isolée au milieu de l'eau, puis la baie, dont l'aspect est fort agréable. La pente des collines plonge assez brusquement dans l'eau ; elle est revêtue d'une végétation un peu clairsemée mais dont les tons varient depuis le noir des cj-près jusqu'au gris clair des oliviers, depuis le jaune d'or des vignes d'automne jusqu'au vert rosé des eucalyptus.
Les rochers d'ailleurs s'unissent à cette fête des couleurs discrètes et harmonieuses ;' car il n'est rien de tel que ces aspérités
calcaires pour passer du rouge franc au gris verdàlre avec des modulations infinies.
A l'entrée de la baie, une petite église, sur un tertre de verdure, se détache d'une façon pittoresque devant le Nériton qui dresse son flanc aride au delà du golfe de Molo.
Nous descendons à gauche le long de la baie de Déxia, charmante aussi avec le cône régulier qui se dresse en écueil au milieu de ses eaux.
Les deux baies de ^^'athy et de Déxia se disputent l'honneur de s'être appelées le port de Phorkj^s.
« Deux rochers abrupts s'avancent de part et d'autre du port. Au dehors, ils protègent le flot contre le choc des vents ; au dedans, les vaisseaux bien construits y demeurent sans liens lorsqu'ils ont une fois franchi l'enceinte. » {Od., XIII, 97.)
C'est là que les Phéaciens déposèrent Ulysse endormi avec les présents qu'ils lui avaient prodigués. Les deux baies répondent à la description du poète. Comme nous le verrons, la grotte à stalactites, Stô Palaïokropi, dans laquelle on peut reconnaître la grotte des Nymphes, est à égale distance des deux ports. C'est dans cette cachette qu'Ulysse abrita ses trésors avant de se rendre auprès d'Eumée.
Néanmoins, la baie de Wathy, qui est la plus vaste, la plus sûre et la plus rapprochée des pâturages d'Eumée, pourrait fixer notre choix.
« Les Phéaciens entrèrent dans ce port qu'ils connaissaient déjà, le vaisseau s'élança sur la terre jusqu'à la moitié de sa carène, tant il était vivement poussé par la main de tels rameurs. Quand ils furent descendus du profond navire sur le rivage, ils enlevèrent Ulysse du tillac avec le tapis et la couverture de lin, et le déposèrent sur le sable, enseveli dans le sommeil ; puis ils débarquèrent les richesses que lui avaient données, au moment du départ, les nobles Phéaciens, inspirés par la magnanime Pallas.
24 UNK EXCURSION A ITIIAQUK
Ils les placèrent toutes ensemble au pictl de l'olivier, en dehors de la route, afin que quelque voyageur venant à passer ne les dérobât point avant le réveil d'Ulysse. Alors ils reprirent le chemin de leur patrie ». (XIII, 113-125.)
C'est donc sur l'un de ces rivages que Pallas apparut à son protégé, désespéré de l'abandon de ses guides.
« Elle avait pris la figure d'un jeune et beau pasteur de brebis comme sont les fils des rois, et portait sur ses épaules un manteau double tissu avec art. Sous ses pieds blancs étaient des brodequins, et dans ses mains une houlette. » (XIII, 222-225.)
C'est là que se déroula ce curieux entretien, où l'ingénieux Ulysse et la fine déesse luttent de ruse et de gasconnades, si j'ose employer ce néologisme. Et chacun tàte avec délices les forces de son adversaire, comme deux fines lames se plaisent à entasser les feintes et à développer les ressources de leur jeu, avant de se serrer la ma-n à la fin de l'assaut.
(( — Toujours la même défiance est dans ta poitrine, répliqua la déesse Pallas, aux yeux bleus ; aussi je ne puis t'abandonner dans ton infortune, car tu es habile en tes discours, sage et jîénétrant. »
Arriverons-nous peut-être à nous sentir un peu choqués des inventions inutiles d'Ulysse. Mais, en résumé, se défendre par des paroles, même un peu éloignées de la vérité, cela vaut mieux que de recourir d'abord à son épée ou à son bâton, comme certains héros de l'Iliade. C'est là un progrès moral ou social tout au moins. En présence de certaines peintures homériques qui choquent notre goût moderne, en face de certains traits de caractère qui, soudain, nous gâtent en quelque sorte la figure idéale que caressait notre imagination, prenons garde de réfléchir avant de nous étonner. Voyons d'abord si cette faute de goût ne serait pas l'œuvre de quelque rhapsode, cousant entre elles, de son mieux, des œuvres antérieures ou brodant, tant bien que mal, de pâles
variations sur un thème classique apprécié de ses auditeurs. Puis, si nous croyons devoir, malgré tout, attribuer ce ])assage à un poète primitif et original (comme c'est ici le cas), sachons oublier pour un instant les acquisitions morales que trois mille ans ont apportées à notre esprit.
J'ai lu quelque part un mot profond qui résume ma pensée : « L'admiration doit être historique ». Parfois, nous nous demandons, dans notre enfance, quelles qualités cminentes peuvent bien distinguer tel tableau noirci d'un vieux maître. Les qualités brillantes de certaines peintures modernes nous frappent davantage alors et nous semblent bien plus près de la perfection. Ces peintures sont peut-être meilleures en effet, mais moins admirables certainement. Le progrès de nos connaissances nous conduit à une appréciation plus juste. Apprendre plus, c'est comprendre davantage, et l'étude du passé nous amène à reconnaître des beautés, là même où quelque esprit superficiel n'aurait vu qu'une gaucherie déplaisante. Ces œuvres, qui pourraient sembler mal venues, ont exprimé d'une manière excellente les aspirations de leur époque ou réalisé de leur temps quelque progrès durable. Qu'elles vous enseignent à faire de même... « L'admiration doit être historique... », a dit un penseur contemporain et encore... a le résultat ne vaut que pour le temps ; l'effort vaut pour l'éternité ».
Revenons au débarquement d'Ulysse. La description du paysage que Pallas montre au héros sur les bords de la baie de Wathy est fort nette et fort exacte : « — Mais, allons, je veux te taire voir le sol d'Ithaque, afin que tu sois persuadé... Voici le port de Phorkys, vieillard marin. Ici à l'extrémité du port, c'est l'olivier aux longues feuilles, et tout auprès, la grotte délicieuse et sombre consacrée aux Nymphes qu'on appelle Naïades. C'est là cette caverne vaste et ombragée où souvent tu sacrifiais aux Nymphes des hécatombes sans tache. Voilà le Nériton, ce mont revêtu de forêts. »
Je remets à un autre moment la visite de la grotte des Nymphes, et je continue mon chemin vers le mont Aétos. Le fond du golfe de Molo est couvert de verdure et rappelle un peu les paysages de Corfou. Puis la route remonte vers le col qui sépare l'Aétos de l'IIagios-Stéphanos et domine le port de Pissacto. Quand on veut arriver à Wathy par Céphalonie, on s'embarque à Samc et l'on traverse le canal d'Ithaque qui sépare les deux îles pour venir aborder à Pissaéto. De là, on monte sur le col où nous sommes et l'on se rend à la capitale d'Ithaque par la route que nous venons de suivre en sens inverse. Nous laissons là la voiture qui va nous attendre. Un jeune chevrier nous conduira vers le sommet de l'Aétos où l'on voit les débris antiques que nous voulons visiter. Notre guide est fort bien découplé et grimpe allègrement sur les roches pointues, bien que quelques chiffons lui tiennent lieu de chaussures. Il n'y a pas à vrai dire de sentier au flanc de la montagne. On monte, au hasard, entre les rochers; parfois les pluies ont transformé certaines de ces masses calcaires, lentement solubles, en véritables dentelles de pierre.
Ces deux cents mètres d'une ascension un peu dure nous amènent au pied de murs cyclopéens, qui marquent en effet la présence d'une antique forteresse. Deux citernes sont creusées très soigneusement dans le roc vif. La base d'une tour est encore distincte au sud-ouest. Le point le plus élevé est au nord-ouest et paraît avoir été le centre de la construction.
Beaucoup de voyageurs reconnaissent en ce lieu le palais d'Ulysse. A l'appui de celte opinion on peut mettre en avant tout d'abord le nom populaire de ces ruines. Mais quiconque a visité la tour de Léandre, dans le Bosphore, la prison de Socrate à Athènes, ou le tombeau de Léonidas à Sparte, peut se convaincre qu'il ne faut pas attacher à ces dénominations une trop grande importance. De plus, on cite une phrase de Cicéron : « Ut Ithacam illam, in asperrimis saxis tanquam nidulum affixam, sapien-
tissimus vir immortalitati anteponeret. » {De Orntore, 44.) La demeure d'Ulysse aurait donc été placée comme un nid d'aigles dans d'âpres rochers. Je le crois pour moi, et nous chercherons à justifier plus tard cette affirmation de Cicéron. Mais l'île entière est une suite de sommets. On y trouve donc plus d'un emplacement qui répond à la description du grand orateur latin.
Enfin, et j'avoue que la force de cet argument m'échappe, quelques-uns rapprochent le nom de la montagne d'Aétos (aigle) des présages que Jupiter envoya sur l'assemblée des prétendants sous la forme de deux aigles qui les remplirent de terreur.
Nous verrons que des probabilités plus grandes font reconnaître au nord de l'île l'emplacement de la ville homérique. On pourrait enfin concilier tout le monde en admettant que les rois d'Ithaque avaient une forteresse sur ce sommet détaché qui réunit les deux massifs montagneux principaux de l'île, l'Hagios-Stéphanos et l'Anoï, entaillés profondément par le golfe de Molo.
Si l'on tient beaucoup à trouver sur l'Aétos un souvenir de l'Odyssée, on peut y voir la colline d'Hermès.
« J'étais déjà à quelque distance de la ville, dit, à Télémaque, le pasteur Eumée, à l'endroit où s'élève la colline de Mercure, quand je vis un rapide navire entrer dans notre port. » (XVI, 471-473.)
La désignation est bien vague dans le poème pour permettre une conclusion certaine. Toute hauteur située au sud de la ville et d'où l'on aperçoit le canal d'Ithaque pourrait prétendre à ce nom. Il est vrai que l'Aétos est la mieux isolée et la plus importante sur la côte occidentale.
Quoi qu'il en soit, la vue dont on jouit du château d'Ulysse est fort imposante. En se tournant vers le nord, on a devant soi la côte occidentale de l'île, une ligne presque droite dominée par des pentes escarpées et verdoyantes que la belle route de Stavros parcourt en zigzags. Au fond se détache, avec des tons dorés, le
célèbre promontoire de Lcucade, d'où Sapho se précipita dans les flots. A l'ouest, ce sont les montagnes de Céphalonic, encadrant le canal bleu d'Ithaque, qui prend presque l'apparence d'un lac de Suisse.
A la hauteur de l'Aétos, se détache, sur le flanc de cette île, l'Acropole de la Samé homérique, nom qui s'appliquait sans doute alors à l'île tout entière. Au nord-est se dresse le Nériton qui a perdu aujourd'hui sa parure de forêts; plus loin, les côtes découpées de l'Acarnanie, dont la teinte sombre justifie l'épithète d'Homère : c'est bien là le « continent noir ». (Oof., XXI, 109.) Plus au sud, les pentes escarpées de l'Hagios-Stéphanos arrêtent les regards.
Schliemann, qui partageait l'opinion que nous venons de combattre, a entrepris des fouilles au flanc de la montagne. Nous visitons ces excavations pierreuses. Mais cette fois, le résultat a donné tort à l'heureux chercheur. Lui aussi semble avoir attaché trop d'importance au nom de ces ruines. Ses illusions aveuglaient parfois ce grand amateur, si énergique et si méritant d'ailleurs, mais à qui les savants de profession n'ont guère ouvert leurs rangs jusqu'à sa mort. Il ne semble pas qu'il nous ait réellement donné les restes des Atrides. Comme on l'a dit spirituellement, volontiers, il eût annoncé au monde qu'il avait retrouvé l'arc d'Apollon et ses flèches d'or : les rayons du soleil ne se laissent pas enfermer dans des vitrines.
Pendant notre absence, mes hôtes de l'île ont travaillé pour moi. « Les étrangers et les pauvres sont les envoyés de Jupiter », dit l'aimable Nausicaa. [Od., VI, 207.) On a conservé à Ithaque ces belles traditions d'hospitalité. D'abord, mon jeune ami du collège de Tunis vient me soumettre des chambres assez propres à une extrémité du port. Le démarque en a découvert de plus belles encore à l'autre bout. Enfin, noire agent consulaire nous conduit dans une charmante maison neuve, peinte en jaune, avec
une coquette terrasse couverte de verdure. C'était l'habitation d'un prêtre mort récemment et dont les héritiers vivent maintenant en Roumanie. Il est singulier que la plupart des habitants d'Ithaque gagnent ainsi leur vie par le commerce sur le Danube, à une grande distance de leur patrie.
Les chambres sont fort belles, avec des meubles somptueux, et le lit de fer à colonnettes dorées est d'une taille imposante. Je n'en ai pas vu de si magnifique sur le sol de la Grèce; perfection rare, il possède même un sommier. La maison est d'ailleurs tout près de cette bonne auberge du Parnasse où je continuerai à prendre mes repas. Ils sont préparés par le guide, qui fait des merveilles.
Il est étonnant qu'en dehors d'un très petit nombre de villes, on ne puisse trouver en Grèce une hôtellerie, non pas confortable, mais seulement proprement tenue. On parle d'une compagnie suisse qui comblerait bientôt cette lacune. Ce serait un avantage pour le pays, à qui les voyageurs apporteraient plus fréquemment leur argent. Il y aurait là un appoint pour le budget grec qui n'a pas le droit de les dédaigner. On ne voit guère à Ithaque que des Anglais qui viennent dans leur yacht et vivent à leur bord, et souvent des Allemands qui s'arrangent des insectes nocturnes. Pour ce fait, ils sont peu considérés dans le pays et aussi parce qu'ils font les promenades à pied, ce que les cochers ne leur pardonnent pas. « Miseri », disent-ils, mettant un accent dédaigneux sur ce mot italien qui veut dire à la fois pauvre et avare. Pour moi, je trouve plutôt méritoire cet enthousiasme pour les souvenirs classiques qui fait braver l'insomnie et la fatigue ; j'ai souvent observé en Allemagne ce culte de l'esprit grec, dans des âmes bien différentes. C'est pourquoi la littérature allemande est plus grecque que la nôtre, toute imprégnée d'esprit romain.
La pluie tombe à flots cette après-midi, et me donne des loisirs pour achever mon installation. Je vais en profiter pour
esquisser à grands traits la topographie d'Ithaque. On sait que c'est une longue et étroite arête rocheuse qui s'étend du nord au sud. Commençons par ce dernier côté.
La partie sud de l'île est dominée par un plateau élevé, Marathia, où l'on peut reconnaître les pâturages d'Eumée.
De ce plateau, descend au sud vers la mer une gorge étroite qui se termine au Porto Andri. C'est là que Télémaque dut débarquer en revenant de son voyage dans le Péloponnèse. A ce même plateau, dont la partie nord forme le rocher Korax et domine la fontaine Aréthuse, fait suite le massif de l'Hagios- Stéphanos, auquel on donne souvent aujourd'hui le nom homérique de Néion. C'est à tort, à mon avis, comme nous le verrons.
Dans sa partie nord, cette masse rocheuse s'échancre en une vallée qui laisse à l'ouest les plus hauts escarpements. C'est la vallée de Wathy. Ensuite, en remontant toujours vers le nord, nous trouvons le golfe de Molo qui couperait presque l'île en deux parties, si le mont Aétos, que j'ai gravi ce matin, ne venait l'unir au massif principal du Nériton homérique. Celui-ci se nomme aujourd'hui l'Anogè (Anoï, avec la prononciation moderne). Son flanc ouest abrite le village de Levké.
Plus au nord, on rencontre une sorte de selle qu'occupe le village de Stavros. De là se détachent, à l'ouest, la vallée de Polis, que devait dominer la capitale d'Ulysse ; à l'est, une autre vallée qui se termine dans une baie.
Après cette selle, on trouve encore au couchant une montagne importante, l'Exogè (Exoï). C'est pour moi le Néion; il porte sur son flanc oriental le lieu nommé l'Ecole d'Homère, qui fut sans doute la métairie de Laërte.
Enfin, au levant, une arête de rochers se prolonge en cap vers le nord et termine l'île. Entre ces dernières hauteurs pénètre la baie nommée Aphales ou Affalis, où je crois reconnaître le port Réithron.
Ces détails sont faciles à suivre sur une carte d'échelle suffisante, comme celle qui termine ce volume.
Le trait saillant de cette configuration, ce qui rend les paysages d'Ithaque si pittoresques, ce sont les découpures infinies des baies, >.t{A£V£ç Trâvopjxoi. (Of/. , XIII, 195.) En leur faveur, on oublie ce que les pentes des rochers peuvent avoir d'un peu aride et sauvage ; l'impression finale reste attachante et majestueuse.