‹ Une excursion au Congo belgeChapitre 31 sur 58 · PIEGE A GIBIER · texte numérisé non relu

PIEGE A GIBIER

villages environnants se réunissent sans délai ; bientôt ils se glissent doucement les uns après les autres, par les hautes herbes, tâchant de contourner les animaux et de les enfermer ainsi dans un mur vivant, qui se resserre de plus en plus. Alors tous se précipitent à l'improviste sur les éléphants et les attaquent avec des lances très lourdes à pointe de fer, et grâce à l'intrépidité et à l'habileté des chasseurs, l'énorme gibier, réussit très rarement à se sauver du cercle meurtrier, ce qui n'empêche pas que souvent, un ou même plusieurs des assaillants perdent la vie, écrasés par les lourdes pattes de ces géants.

Lorsqu'il s'agit de s'emparer d'un hippopotame, dont on a trouvé la piste, les indigènes naviguent en pirogues vers le lieu indiqué ; chaque embarcation porte deux hommes, dont l'un, se tenant à l'avant, est armé d'un solide harpon à pointe recourbée; à cet instrument est attachée une longue corde à flotteur et qui mesure au moins trente à cinquante mètres.

Quand on aperçoit l'animal on s'en approche autant que possible ; un des chasseurs lui lance le harpon dans le corps ; ce harpon est entraîné par la victime au fond de l'eau, et déroule la corde ; le flotteur indique l'endroit où l'animal se trouve et où il devra bientôt monter à la surface pour respirer. Alors les chasseurs s'approchent encore et lui lancent un second harpon et ainsi de suite jusqu'à ce que l'hippopotame, vaincu, devienne la proie des chasseurs.

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