LES NEUF ROIS DE BOMA
Dans la contrée du Congo inférieur on trouve suitout les Musorongos, les Kakongos, les Mayombas, les Basoundis, les Babouindis et les Bakongos.
Plus haut on voit les Bataques et les Wanfoumous.
Au Congo-Central habitent les Bayanzis, les Mongos, les Balobos, les Bakotes, les Wangatas, les Gombes, les Bangalas, les Mongouandis, les Bapotos et les Basokos.
Dans le district d'Uele vivent les Oubangis, les Banzas, les Gobous, les Danziris, les Boubous, les Sakaras, les Azandas, les Bandjas, les Ababokas, les Monboutous et les Makrakas ou anthropophages.
A l'Est nous nommerons les Bakoumous, les Batetelas, les
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Mairyemas, les Baloubous et les Bassilangas, et enfin an Sud- Ouest les Baloundas, les Bakoubas, les Basangues et les Kiokos.
TYPES I.IKUANGULA.
La langue parlée au Congo est un mélange de dialectes, parmi lesquels celui des Bantou prédomine ; toutefois ces dialectes, au nombre de quarante environ, ont une grande ressemblance entre eux. *
On n'a pas découvert de vestige de quelque écriture congolaise, bien que certains objets portent des figures, ayant peut-être quelque signification symbolique.
* Nous tenons à signaler l'ouvrage d'Albert Courboin : Le Bangala, Langue commerciale du Haut-Congo, en vente chez Challamcl. Rue Jacob, Paris ; Lebègue, Rue de la Madeleine, Bruxelles ; Forst, Place de Meir, Anvers. — Nous disons avec M1' Courboin: On ne p mrrait trop insister sur la nécessité absolue pour l'Européen de pouvoir lui-même, comprendre l'indigène et s'en faire entendre directement. - S'il est impossible au Blanc d'acquérir les notions suffisantes dans tous les dialectes congolais, on peut cependant exiger de lui qu'il en apprenne un, si cette connaissance lui permet de faire œuvre utile ; or il en existe un, c'est le Bangala ou mieux un ramassis d'un peu tous les dialectes parlés au Congo et bangalisc's.
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Climat et Santé.
EAUCOUP d'auteurs ont prétendu que le climat du Congo est mortel pour les blancs.
Ceci est manifestement exagéré; la vérité est que le climat en lui-même n'est pas la cause de la mortalité assez élevée qui règne parmi les colons ni de la courte période qu'ils peuvent passer au Congo.
La chaleur moyenne, qui est de 23° seulement dans les districts inférieurs, augmente à mesure qu'on s'approche du Centre-Africain et peut monter à 36° pendant le jour et à 20° pendant la nuit ; mais dans les parages montagneux le thermomètre descend d'un degré par 200 mètres d'altitude.
La chaleur la plus grande et la plus étouffante règne en février et en mars, la saison des fortes pluies ; mais du mois de juin au mois de septembre, le climat y est habituellement agréable et rafraîchissant et rappelle nos plus belles journées automnales.
La grande variabilité du climat dans nos contrées est la cause persistante de tous nos malaises, de toutes nos maladies, de presque tous les décès; tandis que, dans les contrées tropicales, la chaleur uniforme, flottant entre 23° et 30°, tient le corps dans une température égale, mais affaiblit et énerve à moins qu'on n'y oppose un régime sévère adapté à ces climats. Des pluies diluviennes, mais de courte durée, accompagnées de violents orages ou de tempêtes épouvantables, tombent dans ces contrées du mois d'octobre au mois de mai.
Le vent, qui souffle le plus souvent du sud-sud-ouest, est très violent ; des orages terribles accompagnés de grêle, y sont
assez communs et on y aperçoit souvent, ce qui n'est pas le cas dans nos contrées, des éclairs sans tonnerre, une sorte de température électrique, qui produit, la nuit surtout, des effets grandioses. Le brouillard est rare au Congo, et quand il se produit il apporte une rosée abondante.
Au Congo peu de maladies sont inhérentes au climat même, excepté les coups de soleil et l'anémie.
CONSTRUCTION DE LA NOUVELLE GARDE DE POLICE ET PRISON AU CAMP DES SOLDATS A POPOKABAKA, EN 1904.
La malaria ou fièvre paludéenne règne continuellement dans les districts inférieurs et est communiquée à l'homme surtout par les piqûres des moustiques ; elle s'attaque aux blancs, comme aux noirs, et elle en épargne peu ; si alors à cette maladie vient se joindre une fièvre bilieuse ou un mal des reins, il y a beaucoup à craindre que le malade ne succombe.
La dysenterie est une maladie propre à ces contrées et est surtout causée par l'eau impure, tandis que l'anémie, la maladie du foie et la faiblesse de l'estomac emportent aussi beaucoup de victimes. Il nous faut ici dire un mot encore des maladies de la peau, qui régnent exclusivement chez les nègres et qui sont causées par l'incurie et la malpropreté des habitants ;
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ceux qui en sont atteints ont un aspect repoussant et traînent des années et des années une existence insupportable.
Un mal surtout, heureusement inconnu en Europe, règne terriblement au Congo : c'est le béri-béri ou maladie du sommeil, qui attaque surtout les noirs et parfois les blancs. En pleine santé on éprouve un besoin irrésistible de dormir ; ce sommeil devient de plus en plus exigeant et parfois au milieu de ses occupations on s'endort ; ceci est de plus en plus fréquent, on amaigrit à vue d'œil, la peau se boursoufle et bientôt la mort vient mettre un terme à un mal, qui fait chaque année des milliers de victimes et contamine parfois des districts entiers.
La lèpre est rare, tandis que la fièvre jaune, la peste et le choléra sont totalement inconnus.
Bref, là-bas comme ici, par des précautions intelligentes, une vie régulière et la tempérance bien entendue on peut prévenir une foule de maladies.
Pour finir nous croyons ne pouvoir mieux faire que de citer quelques conseils donnés par le célèbre explorateur Stanley, qui savait sans doute à quoi s'en tenir !
Préceptes d'Hygiène coloniale :