JAUX
aient une très igentes.
is frappé de la r les choses, de e clergé de Tripousse quelque ons boréales, je ue j'émets ici.
et trois quarts
lusieurs femmes nrées. Je suis leur têta sans s son panier 2 ses de je ne sais la grosseur des accéléré, malgré
ain au dessus del
et l’autre sur la légère comme si t les deux mains s du cou devant aux de verroterie aule, revienuent nise, que le vent | toujours avec li oite, eb tantôt 8 ncontres.
a nuit, M. Huait de côté qui lu e résultat de l y la veille. d'a
devint sérieuse
mais une dose de quinine avec le repos le remurent bientôt à son état normal
Jeudi, 3 mai.—Ce matin le P. Hilaire me pressa si vivement que je dûs encore consentir à adresser la parole à uue association de dames pieuses qu’il dirige et qui portent le nom de Fidèles amantes de Jésus. Elles sont au nombre d'une centaine, partagées à peu près per moitié entre les blanches et les noires. Je leur parlai de l’initation de Jésus, et nulle part je n'ai rencontré auditoire plus attentif et rendant plus manifestement leurs impressions intérieures par leur contenance et l'expression de leurs figr ‘1, Qu'il est beau, qu'il est touchant ce spectacle de notre saiuce religion qu’on ne peut rencontrer pulle part ailleurs! Sucerdos alter Christus, le prêtre est un nouveau Christ, a dit St-Augustin, et de fait le regard fixe de ces figures si variées de couleur et de confurmation, les sentiments de douleur, de dévouement, d3 compassion qui parfois leur attirent des larmes et les tiennent attachées aux lèvres du prédicateur, disent assez que ce n'est pas un homuie qu'elles entendent là, mais bien que c’est un autre Christ qu’elles écoutent.
Devant cette attitude si respectueuse, cette attention si soutenue, et cette émotion si manifeste, je n'ai pu me défendre de cette pensée que St Augustin traduisait à son ami Alype : Pendant que nous nous livrons avec orgueil à nos thèses philosophiques, que, par notre science, nous nous élevons au dessus du vulgaire, les ignorants et les simples nous ravissent le Ciel, et serviront à nous confondre! Oui! Combien de ces nègres, de ces âmes saintes, qui vivent si humblement, si pauvrement, qui semblent des déshérités de la grande famille humaine, combien dis-je viendront dans le Ciel passer devant les grands et les heureux du monde, pour occuper des trônes au dessus d'eux, que leur charité simple et pure leur aura assurés !
Tous les jours je fais quelques petites chasses dans le jar-
din, et à chaque fois je recueille quelque pièce nouvelle ronr moi. Mais aujor rd’hui ce n'est pas seulement dans le jardin que j'ai pu glaner, le P. Siméon mit à ma disposition une case contenant les insectes les plus remarquables de l’île, surtout de ceux qui se distinguent par leur taille et leur apparence, tels que de superbes longicornes à riches livrées, comme le Trochyderes succinctus, Linné, à téguments lisses et brillants, d'un brun canelle avec une ceinture blanche au milieu des élytres; le Lagyocheirus araneiformis, Lin., à livrée brune marbrée de blan: hâtre, avec 2 grandes taches brun-foncé au côté des élytres ; le Psapharochrus lotor, White, brun canelle avec ses tubercules prothoraciques et ses côtes sur les élytres etc. etc. Et parmi les Elatérides, outre des Pyrophores déjà mentionnés, 2 superbes Chalcolepidius sulcutus, Fabr., dont l’un mesurait plus de 14 pouce, tous deux à forte teinte bleu-indigo, Ajoutons encore parmi les Lameïllicornes une Antichira splendens, Fabr., qui porte si bien son nom, d’un rouge canelle sur les côtés passant an veit au milieu, poli, brillant, à reflets métallics ; puis un magnifique Areoda, d’un vert rougeôtre, à reflets métallics, à côtes ondulées, peu prononcées, à dessous tout couvert d’une épaisse pubesceuce blanchâtre, etc., etc.
Avec 6es superbes pièces d'insectes se trouvait aussi ce myriapode géant, dont les étrangers s’exagèrent souvent la néfaste puissance, C’est la Scolopendre piquante, Scolopendra morsicans, Linné, hideuse bestiole ne mesurant pas moins de 84 pouces de longieur et portant 21 paires de pattes en y comprenant les 2 de l’extrémité., Üet animal est-il réellement venimeux ? Oui, sans aucun doute. Mais peut-il causer la mort ? Généralement non. Il en est de cette scolopendre comme du scorpion, leurs piqûres, dans les circonstances ordinaires, ne œusent qu'une enflure à la partie attaquée, mais sur iles enfants ou des personnes faibles, elle peut quelquefois devenir fatale.
Les journaux ont rapporté le cas d’un musicien français
uvelle ronr ns le jardin )n une case , surtout de sarence, tels comme le et brillants, milieu des livrée brune oncé au côté canelle avec tres etc., etc.
mentionnés, uv mesurait digo. Ajouu splendens, nelle sur les ts métallics ; à reflets métout couvert
vait aussi ce
souvent la Scolopendra pas moins de pattes en y il réellement -il causer la undre comine ordinaires, ne nais sur iles uefuis devenir
icien français
qui faisait danser dans un bal au Mexique. Etant soiti sur la véranda durant la soirée, il voulut se désaltérer dans un pot qu'on avait placé sur un pilier, et se fit couler dans la bouche la redoutable scolopendre qui s'était glissée dans le pot. L’animal lui enfonça ses mandibules dans l’une des glandes du fond de la bouche, et telle était sa ténacité dans sa prise, qu’un médecin là présent, fut oblige de la désarticuler pour la retirer. Quelqrie rapide que fût l'opération, elle permit au venin de jasser dans le sang et le malheureux succomba quelques quarts d'heures après.
La cuisine dominicaine est bien propre, je pense, à rappeler la mortification qui convient à des religieux et que tout le monile peut pratiquer avec de grands avantages, mais ce régime pour des gens du nord, habitués à faire journellement usage de viandes, et très souvent plusieurs fois par jour, devient intolérable dans le début,
Voici d'ordinaire comment sont réglés les repas,
Le déjeûner ne compte pas, c'est une tasse de café avec un morceau de pain. Et nos petites côtelettes froides, notre tête-fromagée, nos tranches de jambon du Canada ? Adieu, au revoir,
Pour le dîner, je l’omets, car no:s le prenons toujours au réfectoire gras. Vient ensuite le soujer, dont le menu est d'uorlinaire comme suit : soupe maigre, œufs en omelette avec pois verts ou oseille, laitue, fromage, sardine à l’huile, bananes, oranges et vin à la glace.
On peut fort bien s'accommoder d’un tel régime lorsqu'on est habitué au climat, mais pour nous, avec l’abondante transpiration qui nous suivait partout, il nous atterrait, si bien que vers les 10 heures du matin et les 4 heures de l’après midi, nous avions perdu toute énergie et ne songions plus qu’au repos. Mais les bons pères qui veulent bien s’astreindre à la mortificatiou sans obliger les autres à les imiter, donnèrent des ordres
ee nee es
dès notre arrivée pour qu’on nous serve une légère collation à 10 heures et une autre à 4 heures de l’après midi. Ce sont là de petites misères dont une bonne santé d'ordinaire ne tient pas compte, mais avec un estomac délabré comme se trouve M. Huart, ces adoucissements au régime lui étaient absolument nécessaires. ,
Vendredi 4 mai.—Conduit par le P. Siméon, je vais dans la matinée faire visite à un monsieur Casabon, photographe qui s'occupe aussi un peu d'histoire naturelle. Il nous montre plusieurs pièces bien intéressantes en fait d'insectes, de coquilles, de minéraux, de plantes, etc., mais toutes ces pièces sont généralement mal préparées et mal conservées, la poussière couvrant les insectes et plusieurs attestant l’inhabilité ou le manjue de soin des mains qui les avaient manipulés. Ce qu’il avait de plus parfait, était une collection de colibris ou oïseaux-mouches de l’île, se partageant, je crois, en 18 espèces différentes.
M. Huart se sentant encore tourmenté par la fièvre était resté à la maison.
Dans l'après midi je vais faire une petite excursion au pied de la colline de Laventille. J'étais désolé de ne pouvoir rien rencontrer, lorsque sur le tronc de l’un de ces gros arbres dont l'écorce est toute couverte d'aiguillons comme le sont chez nous les rosiers, j’aperçus à travers ces épines un superbe ch1rançon d’un blanc de neige sans aucune tache. Oraignant qu'il ne m'échappe en se laissant choir sur le sol, je tends au dessous mon filet, et le saisis de mes doigts sans aucune résistance, Je reconnus que c'était la © d’un Lissorhinus, Schœner, dont je possédais déjà le 3’ me venant du Brézil, d’une espèce que je crois nouvelle,
Les nègres, .et encore plus les coolis, considèrent, je pense, la couleur de leur peau comme un vêtement, car pour eux, se dépouiller du peu de guenilles qu'ils portent au moindre
UX
e collation à
Ce sont là e ne tient pas e trouve M.
; absolument
, je vais dans otographe qui nous montre ectes, de coes ces pièces Jées, la pousinhabilité ou it manipulés.
on de colibris en 18 espèces
a fièvre était
excursion au le ne pouvoir s gros arbres e le sont chez superbe ch1raignant qu’il ds au dessous sistance, Je ner, dont je espèce que je
ent, je pense, pour eux, se au moindre
prétexte, est affaire toute ordinaire et qui ne doit surprendre personne. Comme je revenais par la grande route qui fuit suite à une rue de la ville, je vois un coolis qui prend un bain. Mais où, me demanderez-vous, là où il n’y a ni ruisseau, ni rivière ? En pleine rue, vous répondrai-je. Au moyen de quelques poignées d'herbes et de quelques petits cailloux, qu’il jette dans le mince filet d’eau qui coule dans l'égout près du trottoir, il fait une espèce de chaussée qui retient à peu près 8 à 9 pouces d’eau, c’en est assez ponr lui servir de baignoire, et sans aucun souci des passants de la rue, il se livre tranquillement à ses ablutions.
Plus loin c'est une femme qui, probablement pour faire la chasse aux puces, écarte ses vêtements avec le même sans gêne. Je dois remarquer cependant qu’elle portait la modeste couche qui lui couvrait le bas du corps.
À propos de puces, il en est une ici autrement redoutable que celle que nous possédons. C’est la puce pénétrante, Pulex penetrans, Lin, la chique comme on la désigne ici. Ce sont surtout les nègres qui ont à en souffrir, car allant pieds nus, ils offrent à l’insecte l’occasion de déposer ses œufs à son endroit de prédilertion, sous les ongles des orteils. Les larves qui éclosent de ces œufs mettent bientôt tous les doigts des pieds en pourriture, et très souvent c’est la perte d’une phalange ou deux de chaque doigt qui en est la suite,
Il paratt qu’à la Jamaïque et à Cuba on a encore plus à se plaindre des attaques de cette puce qu’à Trinidad,
Il arrive aussi parfois qu’elle s'attaque à d’antres parties du corps qu'aux pieds. Un curé m'a raconté qu'ayant reçu à son insu la visite du redoutable insecte sur une nain, quelques jours plus tard il se fit extraire par le médecin pas moins de 27 petites larves qui le faisaient graudement souffrir et tenaient tout le membre en tuméfaction.
Cette puce, ne dépose pas ses œufs isolément, comme le
le font la plupart des autres insectes, mais c’est une capsule d'œufs, n’en contenant pas moins de 20 à 30, qu’elle glisse ainsi sous la peau. De là les ravages extraordinaires de ces légions de vers.
Chiques, scorpions, myriapodes, serpents ; quelles agréables bêtes on possède ici !
Nouvelle alerte à propos de scorpion. On se rappelle mon aventure d’orteil à Roseau. Cette fois-ci ce n'était pas une feuille sèche, mais un être bien vivant et très agile encore. J’allais prendre quelque effet dans ma chambre, lorsque je crois apercevoir un scorpion qui se glisse sous ma malle. Je m’arme de mes pincettes à insectes, et j'enlève la malle. L'animal avec une rapidité qui me permet à peine de le distinguer, va se cacher dans une fente sous la tringle de la cloison de division des chambres. Il faut en finir avec cet intrus, me dis-je. Je le déloge, et, à ma grande surprise, au lieu d’un scorpion, je ne trouve qu’un gentil petit lézard d’une agilité extrême, comme on en voit ici partout sur les clôtures, les murs etc. J'en avais vu plus d’une fois grimper sur l'écorce lisse et quasi vitreuse d’un palmier dans la cour intérieure qui envoyait ses feuilles, sous certains vents, sur la galerie du 2e étage et jusque dans la porte de ma chambre. C’est sans doute la route que ce gentil et innocent reptile aurait prise pour venir me faire visite. Des scorpions, je n’en ai pas encore vu un seul ici ; des lézards, on en voit partout ; des serpents, j'en ai ” ‘jà tué 7 ou 8, aucun d'eux cependant dangereux, car je n’aimerais guère la rencontre d’un monsieur serpent de la taille de celui qui portait la peau que le P. Mannès a emportée en Europe, 22 pieds, Je ne me figure aucun agrément dans une telle visite.
Les exercices du mois de Marie ont lieu tous les soirs à 7h., età chaque fois l’église se remplit de fidèles, tant pour prendre part aux prières que pour entendre le sermon qu'on y donne et qui est suivi de la bénédiction du Saint-Sacrement,
ne capsule elle glisse ires de ces
es agréables
\ppelle mon it pas une gile encore.
que je crois Je m'arme animal avec guer, Va 8e division des s-je. Je le rpion, je ne ême, comme J'en avais asi vitreuse ses feuilles, usque dans que ce gentil visite. Des ézards, on en aucun d'eux ncontre d’un la peau que , Je ne me
s les soirs à s, tant pour mon qu'on y acrement,
Samedi, 5 mai.—Comme un Père m'avait dit qu'il y avait plusieurs pieds de vanille dans le jardin, je vais les reconnaîtie et les étudier. J'en trouve en effet plusieurs grimpant et s’attachant au tronc des cocotiers. On sait que la Vanille, Vanilla, appartient à la famille des Orchidées ; comme un grand nombre de ses congénères, elle vit souvent en parasite sur le tronc des arbres et particulièrement des palmiers. Originant du sol par la germination d’une graine, la tige rencontrant un tronc de palmier s’y crampone si étroitement que très souvent on ne peut l’en séparer qu’en la brisant, Mais il n’y a pas que la tige qui s’attache ainsi, les feuilles mêmes, simples, épaisses, coriaces, adhèrent semblablement à l’épiderme du support, La tige, de la grosseur d’une bonne ficelle, envoie alternativement ses feuilles de chaque côté, lesquelles s’étalent si régulièrement qu’on les dirait uniquement destinées à faire une broderie sur le tronc de l'arbre, et cela souvent jusqu’à 10 et 12 pieds de hauteur, Il n’est pas rare de rencontrer des tiges qui, par un accident quelconque, ont été sevrées du sol et n’en continuent pas moins leur végétation, tant par leurs crampons qui tirent des sucs du support, que par l'air ambiant qu'elles absorbent, Semblable au mollusque acéphale qui se nourrit par imbibition de l’eau de la mer, privé de bouche pour ingurgiter des aliments, la Vanille, échappée du sol, ne reçoit plus rien de ses racines et continue tout de même sa végétation sous l’action de l'air et de l'humidité.
J'en trouve un pied grimpant sur le mur du jardin qui porte des fleurs à son extrémité; ces fleurs roses, de bonne taille, sont irrégulières comme toutes celles de la famille, et sont douées du parfum délicieux qui leur est propre, mais à un bien plus faible degré que les gousses qui renferment les graines, On sait que la Vanille est cultivée pour son parfum, et ce sont particulièrement ses gousses qui possèdent ce parfum à un degré plus concentré. Ces gousses, de la forme à peu près de celles de nos haricots ordinaires, quoique un peu plus grêles,