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Mathias. Des troupes de Chambly, se randant à 8, ; Charles passèrent par cette paroissé, L'obseurité de Ja nuit, une pluie glaciale qui tombait par torrente ét surtout le mauvais état des chemins forcèrent le commandant à s'arrêter à cette dernière place et à loger sés soldats jusqu'aü jour. M. Gugy qui les sécompägnait, etitra chez M. Sou:ras avec un parti considérable d'officiers et soldats. L premier soin de celui-ci en rentrant fut de recommander d'observer le bon ordre'ét il pria le colonel de le faire observer strictement.
Ensuite il n’épargna aucun trouble pour maintenir lé soldat dans les bornes de son devoir, tellement qu'il fit punir sévèrement un soldat qui s'était po üne légère infraction aux ordres. Enfin sans aprotection bienveillante de M. Gugy, dans cette triste circonstance nous aurions eu à déplorer les excs scandaleux commis dans le voisinage par une soldatesque effrénée. Sa conduite honorable et ses soins aséidus lui méritèrent dans le temps les remérciments de la famille. Au retour de St. Charles un officier croyant avoir aroït de se plaindre des häbitants du village voulait les punir et menaçaït de mettre le feu ; quelqu'un pria M. Gugy d'intervenir, ge qu’il fit sur le champ, et en dit assez pour faire changer d'opinion à ce monsieur et tout fat scrupuleusement respecté. Ayant été témoin oculaire de tous ces faits je puis les certifier commé vrais. J’ajouterai que dans toutes les circonstances où j'ai renrontré M. Gugy il paraissait remplir la
noble mission de médiateur
(Signé) L. LEBLANU.
Henry Ville, 10 juin 1845.
Mr. Gugy fera l'usage qu'il lui conviendra du
présent certificat.
(Signé) L. LEBLANC.
PROVINCE DU CANADA, District de Montréal
Fréderick Singer, de ia paroisse St. Philippe, après serment prêté sur les Saints Evangiles, dépose et dit :
Que lors de la dernière rébellion qui a eu lieu en cette Province en mil huit cent tr-nte-huit, il est à sa connaissance personnelle que, B. C. A. Guy, Ecuyer, de la cité de Montréal, est venu en la Paroisse de St. Philippe dans le dit district de Montréal, vers la fin de novembre de la dite année, et a requis le dit déposant de se rendre à Napierville aux fins de prendre du dit déposanx desinformations sur les personnes de la paioisse St. Philippe qui avaient été arrêtées et appréhendées par le nommé James McDonell de Laprairie, comme étant compromises dans la dite rébellion et au nombre de vingt-huit. Que ledit déposant s'étant rendu au dit lieu de Napierviiie, il a été trouvé là le dit M. Gugy qui présidait l'enquête qui avait lieu au sujet des dites personnes qui étaient alors déten'es dans la prison commune de ce district; M. Gugy dit alors au dit déposant : Est-il possible que nous allons souffrir tous nos psuvres habitants Canadiens de demeurer ainsi en prison, donnez moi les noms de ceux que vous pensez n'être pas coupables et je vais les faire sortir immédiatement de prison. Que le dit déposant donna alors les noms des vingt-huit personnes de St. Philippe qui avaient été aizsi arrêtées, et le lendemain elles furent toutes mises en liberté. Il est aussi à ma coznaissance qu'après cela toutes les nersonnes qui ont pu être recommandées au dit M. Gugy et qui étaient en prison ont été aussi mises en liberté.! Il est aussi à ma connaissance ainsi qu'à la connaissance du Lieut. J. Brisset, Ec., de St Edouard, que M. Gugy dans la vue de rendre à la liberté ceux
uine devaient souffrir de sa perte, a été chez le olonel Languedoc de St. Edouard et sur information de ce dernier a fait encore rendre la liberté à dix-huit ou vingt personnes de cette paroisse qui
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