‹ Une exploration française au ZambèzeChapitre 11 sur 59 · ZANZIBAR · texte numérisé non relu

ZANZIBAR

Aussitôt amarrés dans le port, nous recevons la visite du médecin de service, Réveillés de grand matin par le coup de canon que l’on tire à terre en face de nous pour appeler les Arabes à la prière, Nous sommes bientôt descendus dans des canots conduits par des noirs, et passant entre de nombreux navires, nous arrivons au quai en face de l'escalier. Une enseigne nous indique l'hôtel de l'Afrique centrale. Nous entrons dans d'énormes pièces de cinq mètres de hauteur, les murs sont aussi épais que ceux d’un château fort ; les portes énormes et massives, en bois de teck sculpté, sont revêtues de garnitures en bronze travaillé. L'aspect cst étrange et absolument nouveau pour nous. Les pièces ef les cours intérieures sont garnies de bancs en pierre où des indigènes de l’aspect le plus varié dorment, fument ou causent. De crandes salles bien aérées occupent le premier étage: des chambres s’ouvrent sur des terrasses et des balcons intérieurs: l'établissement offre un confort qu'on ne s'attendait guère à trouver sur cette côte. Le quai qui s'étend devant l'hôtel est formé de blocs de madrépores et de chaux, sorte d’aggloméré très solide. Ce mur s’avance dans la mer presque jusqu à la limite des basses eaux, ce qui permet aux navires en rade d'opérer à tout moment leur débarquement. Une ligne de réverbères court le long du quai. Une conduite d’eau de bonne qualité alimente abondamment de nombreuses fontaines. Depuis que la ville est ainsi pourvue, les fièvres ont beaucoup diminué. Sur le quai, .des escouades de nègres enchaînés par le cou, douze ensemble,

travaillent à monter de petits fours à chaux volants, dans lesquels,

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