‹ Une exploration française au ZambèzeChapitre 14 sur 59 · CIE ET A · texte numérisé non relu

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| | ils dépensent la plus srande partie de leurs appointements en frais de | toilette; aristocrates par éducation, oisifs à cause du climat, ils | rêvent de grandes entreprises et. végèlent dans un pays fertile que la mollesse générale condamne à la stagnation. Les droits d'importa- E tions, plus élevés qu'à Zanzibar, gênent aussi le commerce. La situa- | tion presque insulaire de cette ville et son territoire extrêmement f resserré en font d’ailleurs une ville peu privilégiée. | Le gouverneur ne connaît pas aussi bien qu’il le devrait le reste du | pays et son administration laisse à désirer. Une trop grande partie | des ressources de la métropole sont employées à des embellissements | | dans la capitale, au lieu de l'être en dépenses productives. Le budget IL des provinces esl constamment en déficit et cependant le Portugal fait LU des sacrifices considérables pour cette colonie. Une commission des | À 14 travaux publics dirigée par un ingénieur, est venue visiter le pays 1 | et reconnaître les travaux les plus urgents; les commissaires Ont coïn- | | mencé par exiger des traitements très élevés à raison du climat, qui | | | est considéré comme très meurtrier. Mais la commission n'a pu mener # 1 bien une seule entreprise, ni signaler des travaux vraiment utiles | | et en proportion avec les ressources dont on disposait. On a entrepris | à Mozambique un hôpital monumental, inutile à une population de | 3 où 4,000 blancs, plus utile encore à la population noire; On à | dépensé les fonds pour construire le gros œuvre, et maintenant les bâtiments non terminés sont momentanément abandonnés. Mieux eût valu, dans l’intérêt de la santé publique, amener de l’eau potable que | de construire un hôpital. Dans toute la colonie d’ailleurs la COMMIS- | sion des travaux publics signale son activité par des travaux du | même genre. À Quélimane, on élève un mur de quai inutile au COm- F4 merce, comme à la salubrité, mais dont on compte faire une Pro” | menade, alors que toutes les rues plantées d'arbres sont elles-mêmes hi de vastes et belles promenades. La commission a eu encore l'idée 4 malheureuse, dans un pays où le terrain est de peu de valeur, de ; F | construire une caserne en pierre, à plusieurs étages, à l'usage des sol- | | dats nègres, habitués à vivre dans des cases. Briques, pierres, 4 ; ciments, tuiles, charpentes, sont envoyés d'Europe el coûtent un prix : fou. Du reste, ces bâtiments imaginés par la commission sont aussi LI | | incommodes que malsains. Un camp entouré d’un simple fossé et de LA | solides palissades, contenant des baraques bien construites dans le PE | REP

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genre des habitations du pays, aurait donné à peu de frais aux soldats un abri, l'air, l'ombre. et il aurait suffi d'y amener l’eau pour y réunir toutes les conditions d'hygiène.

Le commerce de Mozambique s'exerce sur les mêmes articles que celui de Zanzibar : le giroflier toutefois n’existe pas ici, mais le pays produit du café, des perles, des coquilles, des cauris qui servent de monnaie sur la côte occidentale, de l’écaille de ortue, du caoutchouc, etc. Ce sont des maisons de Marseille qui tiennent ici la

première place.

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