DORÉ LE
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partie est achetée par une maison américaine qui les expédie à New- York. Un atelier de construction et de réparation de machines, dirigé par un Mauricien, existe à Helleville.
À Madagascar comme à Zanzibar, les marchandises se vendent par frasileah qui pèse 55 livres anglaises, environ 25 kilogrammes. Le caoutchouc coagulé par l’acide sulfurique est apporté à Nossi-bé en grosses boules contenant des cavités remplies d’eau. Ce produit est vendu couramment environ 105 francs la frasileah. L’orseille, envoyée exclusivement en France, est payée 8 fr. 25; la gomme copal, environ 100 francs. Les cauris, petits coquillages de très peu de valeur maintenant, se vendent pour le commerce de la côte occidentale au prix de 16 pour 1/4 d’ana, soit de 256 pour une roupie d'argent qui équivaut nominalement à 2 fr. 60, en réalité à environ À fr. 70. Sur la côte d'Afrique le caoutchouc est meilleur et recueilli avec plus de soins, mais le procédé est long et dégoûtant : la sève est étalée et frottée sur la poitrine ; lorsqu'elle à pris de la consistance par l’évaporation, on enlève la pellicule solidifiée que l’on roule en petites balles.
Les arbres à caoutchouc poussent surtout dans les parties basses avoisinant la mer, Leur nombre diminue de plus en plus, mais quantité de plantes dédaignées jusqu'ici pourront les remplacer lorsqu'on les travaillera par des procédés perfectionnés. Souvent, 11 nous est arrivé à Zanzibar de briser certaines plantes, de recueillir aux fractures des gouttes de sève et de nous amuser à les rouler dans les doigts pour en faire des boulettes de caoutchouc. Quant à Nossi-bé, il est à prévoir que cette petite colonie se développera et que nos établissements de commerce sauront, aussi bien que les maisons étrangères, développer nos relations avec Madagascar. En tous cas, ce point de la côte mérite d’être connu, et l'accroissement de nos possessions en augmentera certainement l'importance.
En quittant Nossi-bé, nous traversons à nouveau le canal de Mozambique. Pour contrôler la marche du navire, nous traînons un loch enregistreur, tube en cuivre muni d’une hélice entraînée dans ün mouvement de rotation avec une vitesse variable selon la rapidité du navire. Une aiguille actionnée par l’hélice indique sur un cadran le nombre de tours de l’hélice et l’espace parcouru par le navire. On a donné à cet appareil la forme d’un poisson, si bien qu'un requin sy