‹ Une exploration française au ZambèzeChapitre 17 sur 59 · LE RES · texte numérisé non relu

LE RES

est trompé. Avertis par la secousse, nous tirons la corde qui heureusement n'a pas été coupée ; mais le loch est hors d'usage, une ailette a été brisée, et les dents du vorace animal ont faussé le tube de cuivre. L'accident est, paraît-il, fréquent. Celui qui vient de nous arriver, nous donne l’idée de pêcher ; nous jetons à la mer une longue ligne armée d'un hameçon, amorcée avec de la viande et une cuillère polie dont l'éclat doit attirer le poisson. L’hamecçon est fixé à la ligne de chanvre par quelques mètres d’un petit câble métallique. Notre ligne traine pendant une journée derrière le navire et nous avions perdu presque tout espoir quand, le soir du second jour, nous remarquons les soubresauts de la corde. Avec beaucoup de peine, nous amenons sur le pont une belle dorade d'environ 1,50 de longueur. C'est, nous dit le capitaine, une pêche exceptionnelle, car sur les steamers le bruit de la machine et de lhélice éloigne les poissons. Le lendemain, nous voyons pour la première fois des poissons volants : ils partent en bande comme des volées de moineaux, à droite et à gauche du navire, volent entre les vagues el plongent à quelques centaines de mètres. Le matelot de quart en a recueilli un tombé la nuit sur le pont; il ressemble à un hareng, mais les nageoires pecto-

rales très développées dépassent le bout de la queue,

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