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branches du Zambèze: elles ne communiquent avec lui que par des canaux sans importance et seulement navigables pour des pirogues, Les rives du Luabo et du Mulambé sont basses et n’émergent que de quelques mètres au-dessus de la mer. Le lit tortueux de ces rivières a été exploré à une distance de 20 milles dans les terres : dans les parties explorées, la profondeur est d'environ i mètres.
La principale branche du Zambèze est le Luabo. Les marées de printenips s'élèvent de 4 à 5 mètres, mais il y a-généralement très peu d'eau sur la barre, et les passages changent constamment par suile de la rapidité du courant à certaines époques el de la nature sablonneuse et peu cohérente du terrain; cependant de petits navires arrivent maintenant à Ynhamissengo, et les barques et canots du Zambèze peuvent, sans rompre charge, apporter leurs produits aux magasins de la ville. Mais le Zambèze charrie une quantité de sable fin si considérable que ses embouchures sont constamment modifiées. En navieuant sur le fleuve, on voit sous l'effet du courant des îles couvertes de végétation fondre devant soi; les berges de sable, rongées à la base, cèdent subitement à l'effort de l’eau et les débris sableux, transportés dans quelque endroit abrité du courant, seront dans quelques années couverts par la forêt. La quantité immense de sable que charrie le Zambèze est due surtout aux nombreux affluents de la rive droite. Ces
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affluents sont très larges, d’une faible profondeur, et leur lit est entièrement formé de sable quartzeux et feldspathique en grains extrêmement fins. En hiver ces rivières sont à sec et il est nécessaire de creuser dans le sable pour trouver l’eau. La nature friable des roches (grès peu compacts et granits facilement décomposables) qui dominent dans les régions parcourues par ces rivières paraît être la cause de l'abondance des sables en certaines régions du Zambèze; le même phénomène s’observe dans des rivières de la vallée du Mississipi, surtout sur la rivière la Platte. On comprend combien, par suite de l’extrônie mobilité du cours et des rives du Zambèze, est précaire la navigation dans le chenal d’Ynhamissengo.
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Quélimane, située sur une ancienne branche du fleuve, est à ce point de vue dans une meilleure situation : On pourra probablement,
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avec une faible dépense, la mettre en communication permanente avec le Zambèze, et aider ainsi puissamment au développement de la colonie. Les difficultés de l'entrée du fleuve ont, d'un autre côté,
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