‹ Une exploration française au ZambèzeChapitre 2 sur 59 · PE A RES RER ARS RER · texte numérisé non relu

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Les concessions qu'il s'agissait d'explorer comprenaient une immense étendue de terre cultivable, les forêts et les mines de la vallée dn Zambèze. Le conseil d'administration fut d’avis que, seules, de riches mines d’or permettaient de lancer une pareille affaire et que les résultats lents d’une exploitation agricole ne pouvaient être pris comme base d’un appel au crédit.

Nous avions donc, comme objet principal de nos recherches, l'étude des divers gisements d’or anciennement connus; accessoirement nous devions nous rendre compte des autres richesses minérales ainsi que des diverses ressources du pays.

Les études faites au cours de notre long voyage nous ont démontré que les gisements d'or, autrefois d’une très grande importance, avaient été épuisés à la surface par les premiers exploitants, et qu’une exploration plus profonde, demandant plus de temps et d'argent, était indispensable. Il fallut reconnaître, d'autre part, que les difficultés de communication étaient considérables et que, dans certains cas, elles prohibaient complètement l'emploi des machines. C'était une désillusion pour ceux qui avaient pensé que nous allions trouver des gisements riches et faciles à exploiter; aussi aucune suite ne fut-elle donnée en France à cette affaire.

Les concessions ont été reprises par des capitalistes anglais qui, plus confiants dans les ressources du pays, n’ont pas hésité à s'engager dans l'affaire malgré les lenteurs inséparables d’une exploitation commerciale et agricole, comptant que leurs vastes concessions minières ne peuvent manquer de prendre de l'importance avec le développement général de la colonie.

Quoique l’entreprise française ait avorté, il nous semble que les observations, que nous avons pu faire au cours de notre voyage dans un pays à peine exploré jusqu'à ce jour, conservent leur intérêt. C’est ce qui nous a déterminé a entreprendre cette publication où le lecteur trouvera, à défaut d'une habileté littéraire, à laquelle nous ne saurions prétendre, un scrupuleux respect de la vérité.

becs. 2

ZAMBEZE

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