‹ Une exploration française au ZambèzeChapitre 3 sur 59 · DE PORT-SAID A ADEN · texte numérisé non relu

DE PORT-SAID A ADEN

Partis de Marseille le 6 mars, nous arrivons à Port-Saïd après une belle traversée de quatre jours. La journée est triste, le ciel couvert. La côte d'Égypte nous apparaît basse, sablonneuse, entièrement dépourvue de végétation. Avec son entrée de port indiquée par un beau phare polygonal d’une teinte blanche, ses digues. composées d’énormes blocs artificiels, jetés les uns sur les autres, et qui s'étendent au loin en mer, les mâts de ses navires ancrés dans les bassins, à l'entrée du canal, Port-Saïd nous donne tout de suite l’idée d’une ville importante. Notre paquebot arrive à quai. Immédiatement des chalands chargés de charbon s’approchent de nous, et les ouvriers égyptiens commencent à remplir nos soutes. Comme ce travail exIgera un certain temps, le capitaine nous accorde un peu de liberté, dont nous nous empressons de profiter pour visiter la ville.

À Port-Saïd nous retrouvons presque la France. Une poste française est installée à côté de la poste égyptienne. Des Français sont établis en grand nombre dans cette ville, qui fait un commerce considérable des produits nécessaires pour le ravitaillement des navires. A côté des Levantins, les Européens ont ouvert des magasins de produits variés : {abacs, alcools, parfums, objets d'Europe et d’Asie. La plupart de ces marchandises ne sont soumises qu’à des droits de douanes

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