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car généralement, briques, tuiles et ciment sont importés de Marseille, Quant à la pierre, elle n'existe pas dans le Delta; nous n'avons vu en fait de matériaux de construction que les grès de Senna, ou de la Lupata; les calcaires aussi semblent extrêmement rares.
Les côtes dela mer fournissent des madrépores qui donnent de la chaux grasse; dans l'intérieur, un Français, Chastaing, a découvert près de Têté des couches de calcaires produites par des sources fhermales. Cette découverte a rendu un immense service au pays, mais n'en a pas rendu d'autre à Chastaing que de le faire mettre en prison: car le gouverneur de Têté avait voulu connaître de Chastaing l'endroit de sa découverte et, mécontent de ses réponses évasives, prétexta un manque de respect de sa part pour l'incarcérer. Quoi qu'il en soit, les droits de Chastaing à l'honneur de cette découverte sont de notoriété publique. Vers Machinga nous avons rencontré, en examinant des veines de pyrite de cuivre, des couches puissantes de beau marbre blanc, mais ces dépôts n'auront de valeur que dans un temps très éloigné. Cette absence de bons matériaux de construction est {très regrettable; on ne peut se procurer sul place que des bois durs et résistants de petit échantillon, des briques de mauvaise qualité, et des tuiles dont la fabrication, autrefois très répandue, semble disparaître x la suite de l’importation des tuiles plates de Marseille. Mais le pays a été si peu exploré, qu'on ne doit pas désespérer d'y rencontrer plus tard des matériaux et des calcaires.
Avant de quitter Quélimane, nous allons visiter la briqueterie de M. Laité. Nous faisons le voyage dans un palanquin très léger, porté par quatre nègres. Dans les chemins faciles, les porteurs courent d’un pas rapide; lorsque l’un d’eux a l'épaule trop meurtrie par le brancard qu’il porte, il le frappe à l’aide d’un petit bâtonnet de plusieurs coups en cadence. Les autres porteurs saisissent le mouvement, et subitement
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pas des porteurs esi particulier et ne fait éprouver aucun mouvement au palanquin {machilla). La terre employée à la briqueterie est sablon-
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neuse et mélangée d’une grande quantité de paillettes de mica blanc ; pétrie elle devient légèrement plastique. Le moulage se fait à la main, » l’aide de moules en bois mal faits et en mauvais état. Le procédé est le même que pour la fabrication des briques communes du nord
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de Ta France et de la Belgique. Le moulage se fait par trois briqués à la fois. La surface libre des briques au moulage n’est ni nivelée, mi sablée. Les briques. ne sont pas mises en haies: là plupart sont très détériorées par la pluie. Les fours ne donnent niunel caisshn tot, sante. En résumé si le résultat est mauvais, cela tient à la méthode de travail; les mêmes opérations, ‘bien faites, donneraient de bons produits sans qu'il soit nécessaire d'importer des machines dont le travail est toujours aléatoire dans cette: industrie. La solidité des débris et des morceaux de tuiles de fabrication ancienne démontre que l'argile du pays bien travaillée peut donner d'excellents produits.
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