‹ Une exploration française au ZambèzeChapitre 4 sur 59 · RER * ET · texte numérisé non relu

RER * ET

minimes, ce qui permet de les vendre à très bas prix; aussi, bien des voyageurs retournant en Europe s’approvisionnent fortement d’eau de Cologne et d’autres articles de fantaisie.

L'aspect des maisons donne à Port-Saïd l'air d'une ville américaine de l'Ouest. Les rues grandes et longues, se coupant à angles droits, sont bordées de maïsons à un seul étage, avec de grandes vérandas et ornées d’enseignes immenses. Les divers quartiers abondent en cafés-concerts de tout genre, avec chanteuses, chanteurs et instrumentistes, et en maisons de jeux grandes ouvertes, où le premier venu peut perdre son argent par les moyens les plus variés.

Les indigènes sont cantonnés dans un faubourg situé à une petite distance. Pourtant sur un coin du marché aux fruits, nous apercevons une école en plein vent. Les enfants sont là pêle-mêle, filles et garçons, tous avec leurs livres. Assis sur leurs talons, les jambes croisées, ils récitent en chœur des versets du Coran, se tenant deux à deux, face à face, ayant chacun la main sur l'épaule de son vis-à-vis, et se balançant continuellement d'avant en arrière. Au milieu du groupe, un maître armé d’un bâton de palmier rappelle

fréquemment à l’ordre la petite troupe. Nous donnons quelques sous aux enfants les plus rapprochés, mais ils les remettent immédiatement à leur maître. Une poignée d’arachides grillées que nous leur faisons passer, est rapidement grignotée par la bande. Les petites filles ne sont pas voilées, elles ont les ongles et les paumes des mains colorés en Jaune foncé. |

Vers deux heures, notre paquebot ayant refait ses approvisionne-

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ments, le signal du départ est donné et, avec un pilote à bord, nous

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nous engageons dans le canal. En quittant Port-Saïd, nous entrons

presque immédiatement dans le lac Manzaleh. Les berges sont ici peu

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