MOUPEA. — INDIENS ET NOIRS
A Moupéa se trouve une, grande exploitation organisée par M. Pavra
Reposo pour la culture du pavot à Opium. C’est [à que se rendaient nos amis de l’Assyria, les Indiens que nous avons retrouvés échoués dans le Quaqua. Les engagements des ouvriers pour la culture du pavot se [ont à des conditions avantageuses pour les cooliés. Ils ont un conrat de trois ans, on doi leur donner quinze loupies par mois, en viron trente-trois francs. la nourriture, le logement et les soins médicaux, : c’est-à-dire la distribution au hasard du contenu d’une boîte de, pharmacie. C’est le patron ou un contremaitre qui fait cette distribution : mais apprenant que J'étais chimiste. on me pria un matin de m’en charger. Les affections les plus [réquentes sont les maladies de poitrine, les coliques, la dyssenterie, et des plaies aux jambes. Pour les premières, on recommande de fuir le froid de la nuit et l'humidité; on traite les coliques par les pilules purgatives ou de l'huile de ricin. la dyssenterie. par le laudanum. Jes plaies par l'application de pommades mercurielles. essaie de persuader au droguiste de ne pas appliquer de telles pommades sans raisons sérieuses, et comme il ne sait pas plus que moi distinguer les cas, je l'engage à soigner les plaies en les lavant souvent à l'extrait de Saturne où à l'huile phéniquée. Malheureusement mes connaissances médicales ne me permettent pas de sortir des généralités ; mais, du moins ce jour-là, la dose des produits mercuriels. a été considérablement diminuée, les plaies ont été lavées el recouvertes de linges propres. Dans d’autres établissements le service médical se fait. plus simplement : il y a une bouteille ‘de médicaments pour la dyssenterie (opium et bismuth}, une d'huile de "CIN pour purgations, une d'huile
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