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phéniquée pour les plaies, et pour tous les cas difficiles, un verre d'alcool dont le malade ressent toujours un bien-être immédiat. En cénéral, les noirs et les Indiens guérissent facilement de plaies affreuses; des hommes travaillent sans se plaindre avec des blessures, des ulcères aux jambes qui affecteraient très gravement les plus stoiques des Européens. Les médecins du lieu attribuent la facile cicatrisation des blessures à l’abstention des boissons alcooliques. Ces pauvres cens sont très durs et supportent sans broncher de douloureuses opérations. Ils ont des médecins et une thérapeutique : en passant devant certains arbres, chaque nègre fait une petite provision d'écorces. Bien avant nous ils employaient les ventouses qu'ils appliquent aux conlusions. J'ai souvent vu, le patient étant couché sur le ventre, le médecin entamer un peu la peau par de légères coupures parallèles, appliquer au-dessus une pelite corne de oazelle, aspirer fortement pat l'ouverture
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étroite et, pour reprendre respiration, ou lorsque le vide est assez complet, fermer l'embouchure avec une boulette de cire. Après un certain
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temps la corne se remplit de sang; à chaque opération on en extrait
environ trente grammes, Il parait aussi qu'au lieu de couper le cordon
ombilical des nouveaux nés on l'arrache; il en résulte que presque
tous les négrillons ont une hernie ombilicale, et le nombril très proémi-
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nent. Cette infirmité finit par disparaitre vers l’âge de huit ans.
Beaucoup d'enfants sont affectés de la maladie appelée le carreau
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et qu'ils doivent peut-être à la orossièreté de la nourriture. En général les familles sont peu nombreuses; et la plus grande portion de l'Afrique tropicale, quoique d’une fertilité admirable, n’est pas très peuplée. Les gucrres sans fin entre tribus sort une Cause de dépopulation, non seulement par morts d'hommes, mais en raison aussi de l'enlèvement des femmes et des enfants. Une quantité considérable de jeunes femmes est sacriliée aux plaisirs des chefs el ne donnent que quelques rares rejctons.
La nourriture accordee par contrai aux coolies se compose, par jour, de:
6)0 grammes de riz;
250 de farine de blé:
125 — de haricots de deux espèces $ (611) sucre brut cassonade ;
60 — : de beurre,
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30 — poudre de Curry.
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Le riz est consommé bouilli, ou avec un peu de poisson sec, ou en ragoût au curry; la farine de blé sert à faire des gâteaux frits dans la graisse ; la seule boisson du coolie est l'eau ou le thé léger sans sucre. Le coolie habite une chaumière autour de laquelle il élève des poules et cultive quelques produits. Le travail des Indiens est plus régulier que celui des nègres, dont l'humeur capricieuse S’accommode mal d’un long séjour sur les plantations. Les gages Payés aux noirs sont de deux brasses de coton (Æ mètres) pour sept Jours de travail. Ce coton qui est de petite largeur vaut environ 0 fr. 30 c. le mètre ; c’est donc 1 fr. 20 c. de salaire par semaine. La nourriture du noir coûte 0 fr. 20 °c. à Ofr. 2% c. par Jour (dépense réglée par l'acte de concession du monopole de la culture du pavot à opium); c’est peu, aussi les propriétaires ont-ils la plus grande peine à trouver des travailleurs. Mais ils pensent, à tort selon nous, qu'une augmentation du prix de la main-d'œuvre ne décidelait pas les noirs à travailler davantage. Nous voyons cependant les noirs de la colonie de Mozambique, considérés ici comme rebelles au travail, aller s'engager pour travailler à la Réunion, à Maurice, à Madagascar, à Natal. pays où la main-d'œuvre est à un prix élevé. Les Zoulous et les noirs de toutes les tribus environnantes, même des Matebelés vivant vers le Zambèze, qui se refusent. dit-on, à travailler dans leur pays, supportent les fatigues et les dangers d’un voyage à Kimberley, à travers le désert. ainsi que les dangers du travail dans les mines de diamants, pour pouvoir rapporter chez eux une petite somme qui leur permettra, en faisant un cadeau au beau-père, de s'assurer une femme et de se procurer quelques bestiaux. Dans les mines nous avons vu le nègre donner un travail à peu près égal à celui d’un mauvais ouvrier blanc; mais, si le nègre est misérable et ignorant, il est toujours plein de bonne volonté. Les noirs ne consentent à aucun prix à travailler longtemps ; lorsqu'ils ont réuni une certaine somme, au bout de six mois où un an, ils veulent retourner dans leurs villages, et très peu reviennent à leur chantier. Dans les plantations d’opium, où le prix payé est faible, un nègre Wavaille environ une semaine sur dix. Après une semaine de travail, il présente un remplaçant. On comprend la difficulté d'organiser une exploitation dans ces conditions. Dans certaines parties de la colonie anglaise du Cap de Bonne-Espérance, tout noir doit avoir un contrat
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