DE
op res
des endroits est considérable. et les villages où les exploitations sont le mieux dirigées semblent l'être surtout orâce à l'influence des femmes. La signora Luisa (on réserve l'appellation de dona pour les blanches et les mulâtresses) est de taille élevée: elle porte un corsage de soie noire garni de perles de même couleur, et une orande jupe bleu foncé attachée au-dessous des seins; elle a la tête nue. Ce costume lui sied assez bien. Les indigènes savent presque toujoùrs donner à leurs vêtements un certain caractère d'originalité ; au contraire. nos domestiques, qui veulent s'habiller comme les blancs, ne parviennent qu à ressembler à des singes. La maison possède quelques lits de sangle; on Îles carnit de draps blancs, mais 1ls sont dépourvus de matelas; néanmoins, nous nous r'eposons des fatigues du voyage et surtout des insomnies causées par les moustiques. Notre court séjour au Guenga est une de nos bonnes haltes, et pour mon compte j'en suis sorti tout ragaillardi. Le repos eût été complet sans les aboïiements furieux des chiens. Ces animaux sont le tourment des voyageurs. Veut-on dissimuler sa présence, ils aboient:; veut-on dormir, ils aboient encore. Dès qu’un chien aboie au loin, tous ceux du VOIsinage lui répondent; mais au moindre danger le chien est le premier x s'enfuir. Si on rencontre une source, le chien vous y précède el s'y vautre. Les noirs paraissent aimer beaucoup les chiens; ils en ont dans tous les villages. C’est une espèce petite et commune ; NOUS avons pourtant rencontré de orands danois. Autour de la maison, Il y à des plantations de coton pour l'usage domestique. L'espèce arrive à 9 mètres de hauteur, la fleur est jaune, le coton, à courte sole, parait assez résistant. Les noirs le filent à l’aide d’un fuseau seulement, sans rouet: ils obtiennent un fil solide qu'ils tissent avec des métiers rudimentaires. A notre retour, en descendant le Zambèze, nous avons retrouvé cette maison dans le deuil : Machado était mort subitement. D'après la coutume du pays, le corps avait été enterré dans la maison, qu'on avait fermée el abandonnée avec tout ce qu’elle contenait. La veuve et les serviteurs étaient en train de bâtir une nouvelle demoure.. Comme costumes de deuil, ils portaient des étoffes noires el quelques ornements en paille tressée : les femmes ont une petite couronne dans les cheveux, les hommes on des colliers ou des bracelets. Deux jours après notre départ de Guenga, nous arrivons à Bandar, à l'entrée de la Lupata.
LA LUPATA
La Lupata dans laquelle nous entirons est une d0r2e d'environ D
kilomètres de longueur par laquelle le Zambèze traverse une ligne de colin. S abrupti S d'environ OÙUU mètres d'élévation > le fleuve. l'eSSETr( par les rochers, n’a plus qu'une largeur de 300 mètres, son courant devient très rapide et la navigation dangereuse; en cas d'accident il serait très difficile de se sauver à la nage. Les noirs deviennent
inquiets; 11S nous demandent de nous conformer à la coutume el
de retirer nos chapeaux pour ne pas offenser les esprits ;
; NOUS refusons, et bravant les esprits nous recommandons aux bateliers d’être tou fl à leur affaire. Un quart d’heure après, nous sommes sortis de l’endroit hi Le plus dangereux : nos noirs ne nous gardent pas rancune de notre dl témérité et rient comme des fous; on les croirait heureux d’avoir pu f lire là nique aux esprits de la Lupata. Même aux basses eaux aucun | rocher ne s'aperçoit dans le fond du fleuve qui paraît partout d’une h très grande profondeur. fl
Les eaux. qui s'élèvent de 8 à 10 mûtres pendant les crues an- 4
nuelles de l'été ont déposé, sur les flancs des collines, des bancs de
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sable longitudinaux, qui leur donnent partois l'aspect et la régularité
des berges d'un canal. Ces bancs de sable barren l'embouchure de
peuls cours d'eau latéraux et forment des marais derrière ces barrages naturels. Le défilé de
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la Lupata est une des grandes curiosités de
| A An :+ ) Q Ve É FER ETS ; F F x : \8b LOU" VOyYage ; son a pecl est saisissant et la beauté de la végétation LR
lait des berges un véritable parc. Entre les rochers qui s'élèvent à DIC, fuient d étroites vallées. encombrées de verdure
asiles des bêtes
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