‹ Une famille de grands luthiers italiens, Les GuarneriusChapitre 2 sur 7 · PIERRE II GUARNERIUS · texte numérisé non relu

PIERRE II GUARNERIUS

Pietro Guarnerius (Pierre II), fils de Joseph Ier et petit-fils d'André, ie chef de la dynastie, naquit à Crémone le 14 avril 169o. De celui-là on ne sait absolument rien, sinon qu'il fut établi à Venise, et le peu que j'en connais se résume en ces lignes que j'emprunte au second ouvrage d'Antoine Vidal, la Lutherie (1) :

Il travailla à Venise de 1725 à' 1760 (d'autres disent « à 1740 »). Il n'existe aucun autre détail connu sur la vie de Pietro G-uarneri, qui est souvent confondu avec son oncle Pierre, fils d'André. On connaît cependant de lui des instruments très authentiques qui le placent au premier rang des luthiers italiens de la helle époque. M. L. Depret, amateur distingué, possède un violoncelle de ce maître qui est un des plus beaux types qui se puissent voir : facture magistrale, fournitures splendides ; les éclisses et le fond sont faits d'un érable à ondes vigoureuses, qu'un vernis admirable rose à fund d'or ambré fait absolument sortir du cadre. Dans le fond, à la place usitée, est

(1) Il est très utile de remarquer que dans cet ouvrage, publié une douzaine d'années après le premier (188;)), Vidal a complété et rectifié, d'après des documents italiens précis qu'il n'avait pas connus d'abord, un grand nombre de renseignements donnés par lui dans le précédent (Les Instruments à archet). C'est donc surtout à ce second ouvrage qu'il faut avoir recours pour l'exactitude et la précision de certains faits.

colJée une étiquette de 10 cent, sur 8 cent., imprimée en grandes lettres romaines, entourée d'une vignette légère genre G. Bergonzi et ainsi libellée :

Petrus Guarnerius filius

Joseph Cremonensis

fecit anno 4739

Venetiis

On voit que cet artiste ne laissa pas dégénérer le bon renom de la famille. Il est probable qu'avant d'aller s'établir à Venise, Pietro appri la connaissance de son art à Crémone, où il fut vraisemblablement élève de son père. Mais, je l'ai dit* on ne sait absolument rien de son existence, et on ignore l'époque de sa mort.

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